Rwanda : Les sbires de Paul Kagamé doivent être jugés.La justice peut tarder, mais elle finit toujours par s’imposer à tous les citoyens. Sans exception ! Ainsi les criminels du FPR finiront-ils par être jugés. |
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On dit souvent que la justice peut tarder, mais finit toujours par s’ imposer à tous les citoyens. Sans exception ! Il aura fallu attendre 15 ans pour que la Justice espagnole s’attaque à la scandaleuse impunité des anciens guérilleros tutsi, devenus des hommes politiques et d’Etat et leurs commanditaires, tous assassins des populations rwandaises et des expatriés présents au Rwanda. Les criminels vont un jour devoir payer de leurs crimes abominables. Les quarantes présumés devront être inculpés pour comparaître dans un procès qui fera date. Il manquera cependant le Président Paul Kagamé qui les a décorés et leur accordés des promotions alors qu’il était au courant de leurs crimes. Il se targue même de leur avoir donné des ordres de tuer, d’assassiner et d’exécuter sans vergogne. Le dictateur est donc lui aussi prêt á être jugé, s’il est un jour capturé par Interpol ou il se met lui-même á la disposition de la justice. Les membres du Front patriotique rwandais (FPR), ancienne organisation politico-militaire et actuel parti politique qui règne, depuis juillet 1994, en maître sur le Rwanda, leurs protecteurs et leurs complices, devront répondre des « massacres méthodiques et systématiques », des nettoyages ethniques, des assassinats des leaders de l’ ancienne opposition et de l’ancienne mouvance présidentielle. Ils devront aussi répondre des meurtres commis sur des religieux et des humanitaires étrangers et rwandais, des exécutions et des « morts naturels » dans les geôles du pouvoir, de plusieurs journalistes et prisonniers sans dossiers et d’autres crimes dûment détaillés dans les rapports d’ enquêtes onusiennes classés dans les tiroirs. La « Commission Vérité et Réconciliation », si elle a lieu, devra aussi détailler certains crimes non encore élucidés. Il est vrai que l’ouverture du procès sera difficile. Il faudra, par exemple , que le TPIR accepte de se saisir des enquêtes déjà disponibles de la justice françaises et de la justice espagnole. Il va aussi falloir de l’ expérience de tribunaux pour contrer la panoplie possible des recours que présenteront les avocats de la défense qui soutiendront les arguments selon lesquels les criminels ont commis ces crimes pendant « la guerre de libération ». Leur but sera bien entendu, de retarder et d’ empêcher le procès. Il faut s’ attendre aux manœuvres dilatoires . En tout état de cause, il s’ agira du plus important procès d’ où jaillira la lumière sur les crimes jusque là couverts de caution morale par des Rwandais eux-mêmes, par certains objecteurs de conscience, et par certaines puissances régionales et mondiales qui ont parrainé une organisation criminelle et au chevet d’ un pouvoir violent. Il s’agira aussi d’ un procès pour violation des droits de l’ homme contre des dirigeants qui croient avoir tout mis en œuvre pour « arrêter le génocide ». Le procès sera atypique, car il sera suivi avec beaucoup d’attention par tous les citoyens, par les familles des « victimes reconnues » et des « victimes sans voix et sans droit » et les organisations humanitaires. Le procès mettra un terme aux accusations de négationnisme ou de révisionnisme. Etant donné la gravité des crimes et le poids des preuves pesant contre les accusés, l’issue du procès n’en fera aucun doute. Les peines seront exemplaires. Il est nécessaire que le procès ait lieu pour que justice soit faite et que les rwandais puissent tourner cette page tragique de leur histoire, en espérant qu’elle ne se répétera plus jamais. Alphonse Bazigira Journaliste politique Le 08/04/2008
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Aloysie Inyumba, la ministre du Genre et de la promotion de la famille, a remporté le Prix "Amelia Earhart", du nom de la première femme à voler en solo à travers l'océan Atlantique. Inyumba est récompensée en reconnaissance de son courage politique et de sa détermination à promouvoir la paix dans son pays. Elle recevra ce prix avec deux autres femmes : Virisila Buadromo de Fidji et de Chi Yvonne Leina du Cameroun.