Le président Kagame sacrifie les Tutsi pour s'attaquer aux opposants hutuJoseph Matata a recueilli des confidences selon lesquelles l'assassinat des rescapés tutsi du génocide sont organisés par les services de renseignements militaires (DMI) pour trouver des prétextes de s'en prendre aux opposants politiques hutu. |
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CENTRE DE LUTTE CONTRE L’IMPUNITE 1080 BRUXELLES
COMMUNIQUE n° 120/2010 L’extermination programmée des rescapés Tutsis pour avoir un prétexte d’éliminer certains opposants politiques du Rwanda. Introduction : Tous les prétextes sont bons pour la junte militaire du général Paul KAGAME pour se débarrasser des ses opposants réels ou supposés. Des rescapés Tutsis appellent au secours et demandent au Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR)* de lancer un cri d’alarme pour demander la mise en place d’une Commission internationale indépendante pour enquêter sérieusement sur l’assassinat des rescapés Tutsis depuis 1996. Cette commission devrait découvrir non seulement les assassins mais aussi le ou les commanditaires ainsi que les bénéficiaires de la mort des rescapés Tutsis sacrifiés chaque fois qu’il y a une crise politique majeure au Rwanda. Les quelques rescapés Tutsis qui ont contacté le coordinateur du Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR) sont convaincus que les rescapés tutsis sont assassinés régulièrement au Rwanda par des commandos attachés à la DMI[1] (Directorate of Military Intelligence) qui font partie des forces spéciales inclus dans les Forces Rwandaises de Défense (nouvelle appellation de l’Armée Patriotique Rwandaise, une milice du président Kagame). Ils racontent leur calvaire durant 15 ans du règne Kagame comme suit : « Nous avons constaté la recrudescence des assassinats de rescapés Tutsis chaque fois que le régime du FPR rencontrent des problèmes politiques majeurs liés à l’absence des droits humais et des libertés publiques ainsi qu’à la contestation populaire. Nous sommes sûrs que des enquêteurs internationaux indépendants pourraient découvrir « A qui profite l’assassinat des rescapés Tutsis » d’autant plus que nous ne croyons pas qu’il s’agit de nos voisins Hutus vivant sous la terreur quotidienne. Selon les statistiques annoncées par l’association des rescapés Tutsis, IBUKA, mardi le 12/01/2010, quatre (4) rescapés Tutsis ont été déjà tués en janvier 2010 tandis qu’elle aurait recensé 26 rescapés Tutsis assassinés pour toute l’année 2009». Les rescapés Tutsis se sentent sacrifiés par KAGAME et pris en otage par IBUKA : Après avoir fait leurs propres analyses, les rescapés Tutsis dénoncent ce qui suit : 1) « Les assassinats de rescapés Tutsis ont déjà servi de prétexte au président Kagame pour attaquer les camps de réfugiés Hutus établis à l’Est de l’ex-Zaïre (actuel RDC) fin 1996. Plusieurs assassinats de rescapés Tutsis avaient été enregistrés en mai et juin 1996 après le départ forcé des troupes onusiennes de la MINUAR II. Lorsque Kagame veut s’attaquer à des Hutus considérés à tort ou à raison comme des opposants politiques, quelques tutsis sont assassinés dans leurs régions d’origine pour justifier les représailles et les arrestations arbitraires et parfois les tueries massives contre des Hutus innocents ». 2) Depuis que le Parti Social IMBERAKURI est opérationnel et que son président, Maître Bernard NTAGANDA, ose dénoncer l’injustice et la terreur qui frappe toutes les couches de la population, le régime de Kagame l’accuse de tous les crimes : idéologie génocidaire, divisionnisme, etc. Depuis que Madame INGABIRE Umuhoza Victoire, présidente des Forces Démocratiques Unies (FDU) a annoncé qu’elle viendra participer aux élections présidentielles de 2010, les assassinats de rescapés Tutsis se sont intensifiés tout en offrant un beau prétexte d’emprisonner des Hutus que nous croyons tout à fait innocents. 3) Ces rescapés ont réussi à identifier un des rescapés tutsis qui ont été manipulés et utilisés par la DMI pour lancer la grenade au Mémorial du génocide à Gisozi dans la ville de KIGALI dans la soirée du jeudi 10 avril 2008. Il a réussi à fuir le Rwanda. Voici un extrait de la dépêche envoyée par Arthur Asiimwe de l’Agence REUTERS le lendemain vendredi 11/04/2008 : "Un individu est entré dans le musée et a lancé une grenade sur les policiers en faction. L'un d'eux a été tué sur le coup", a précisé Marcel Higiro, porte-parole de la police. "Il doit s'agir de l'un de ces extrémistes qui continuent de nourrir une idéologie génocidaire" a-t-il ajouté. Le musée du génocide de Gisozi est une étape obligée pour les hôtes de marque étrangers du Rwanda. Il y a quelques semaines, le président américain George W. Bush, y avait fait étape dans le cadre d'une tournée-éclair en Afrique ». Chaque attaque simulée est attribuée aux « présumés » génocidaires Hutus. 4) Ces rescapés Tutsis dénoncent également un recensement de tous les rescapés tutsis, morts ou vifs qui sont ou qui furent enrôlés comme militaires ou cadres politiques du Front Patriotique Rwandais (FPR). Ces rescapés ont reçu des révélations selon lesquelles le Président Paul KAGAME souhaite s’en débarrasser et les présenter comme les principaux responsables des massacres attribués aux militaires du FPR. Ces rescapés Tutsis seraient encore une fois sacrifiés et envoyés au Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) ou à la justice espagnole pour payer et couvrir les massacres de civils Hutus tués par les militaires du FPR rapatriés d’Uganda. Kagame espère ainsi renouveler son coup de bluff lorsqu’il s’excusa pour le massacre des évêques et des religieux catholiques tués le 5/06/1994 au monastère de GAKURAZO, non loin de Kabgayi. Le FPR a menti, comme d’habitude, en affirmant que les trois évêques et tout le staff des prêtres diocésains de Kabgayi ont été tués par des jeunes rescapés Tutsis dont les familles venaient d’être décimées pendant le génocide d’avril 1994. Or cette décapitation de l’Eglise catholique du Rwanda a été ordonnée par Paul KAGAME soit environ 4 jours après la capture des religieux à Kabgayi le 2/06/1994. D’après le Lieutenant Abdul RUZIBIZA, les militaires du FPR n’auraient jamais osé tuer des personnalités aussi importantes sans l’ordre formel de leur chef suprême Paul Kagame. 5) Ces rescapés Tutsis dénoncent les manifestations attribuées à IBUKA mais qui sont en réalité commanditées par SIMBURUDARI Théodore, président d’IBUKA. Cet homme est inféodé au pouvoir du président Paul Kagame. Tous les anciens responsables d’IBUKA, qui ont manifesté leur indépendance vis-à-vis du FPR, ont dû s’exiler depuis 1998. Nous pouvons citer la fuite des principaux chefs et membres de l’Association de rescapés tutsi du génocide IBUKA : Monsieur Anastase Mulumba : Secrétaire général d’IBUKA ; le Docteur Josué Kayijaho : V/Président, Monsieur Etienne Masozera, Secrétaire exécutif, Niyibizi Osée : Directeur du Fonds d’Aide aux Rescapés du génocide (FARG). D’autres responsables d’autres associations de veuves tutsies ont continué de s’exiler dès qu’elles se sont éloignées de la politique générale d’une répression aveugle contre toutes les cibles du pouvoir. Ces rescapés racontent comment tout rescapé Tutsi qui refuse de venir à ces manifestations forcées et orchestrées par le régime FPR est menacé de toutes sortes de représailles. Ils estiment que l’association IBUKA a été détournée en partie de ses objectifs nobles pour devenir une caisse de résonance du pouvoir. Un instrument pour exercer un chantage permanent auprès du TPIR et des tribunaux ordinaires et Gacaca. 6) Ces rescapés Tutsis dénoncent également le détournement des tribunaux GACACA par les structures de la DMI. D’après leur constat, les « juges Gacaca », qui sévissent dans les Gacaca et qui sont chargés de monter de faux procès dans lesquels des Hutus innocents sont calomniés et condamnés arbitrairement à de lourdes peines, sont souvent des anciens exilés Tutsis rentrés des pays limitrophes ou des pays occidentaux. CONCLUSION : En guise de conclusion, les rescapés tutsis craignent que la recrudescence des assassinats qui visent les rescapés Tutsis est une stratégie du président Paul KAGAME qui risque de s’en servir pour éliminer physiquement ou neutraliser les principaux opposants que sont Maître Bernard NTAGANDA, Madame Victoire INGABIRE, Monsieur Frank HABINEZA, etc… Le président Kagame emprisonne déjà ses opposants par le système Gacaca : Ces rescapés Tutsis rappellent comment les anciens candidats aux élections présidentielles furent combattus et persécutés par le pouvoir. Ceux qui n’ont pas été emprisonnés directement comme l’ancien président de la République Pasteur BIZIMUNGU condamné à 15 ans de prison, ont vu leurs proches parents condamnés par les juridictions GACACA. Comme cela vient d’arriver pour la mère de Victoire INGABIRE. En effet, Domitille MUKANTAGANZWA, secrétaire exécutive du SNJG (Service National des Juridictions Gacaca), a déclaré au quotidien du FPR, The New Times du jeudi 28/01/2010, que la vieille Thérèse DUSABE, mère biologique de Victoire Ingabire, a été condamnée à 30 ans de prison pour génocide par un tribunal Gacaca de BUTAMWA à l’aide d’un détenu de la prison de Kigali nommé Sebastian MUHIZINA. Cette condamnation sort pour embêter Victoire. Rappelons que la sœur de M. Jean Népomuscène NAYINZIRA, ancien président du PDC (Parti Démocrate Centriste) et candidat aux élections présidentielles d’août 2003, Madame Stéphanie NDAYAMBAJE, une septuagénaire pensionnée et ancienne Chef du Personnel au Centre Hospitalier de Kigali, a été condamnée arbitrairement à 30 ans de prison en 2007 par le Gacaca. Parce qu’elle est la sœur de l’ancien candidat présidentiel opposant à Kagame. Rappelons également la condamnation arbitraire du Docteur NIYITEGEKA Théoneste par le Gacaca. Mardi le 5 février 2008, le Dr NIYITEGEKA Théoneste a été condamné à 15 ans de prison comme l’ancien président Pasteur BIZIMUNGU. Il a été incarcéré dans la prison de Gitarama. Ancien candidat à la présidence de la République lors des élections de 2003 contre KAGAME, le Dr.Niyitegeka Théoneste avait été acquitté par la juridiction Gacaca de Gihuma (Gitarama) en première instance en date du 30/10/2007. Mais il devait être neutralisé. Recommandations : La Grande Bretagne, les USA et leurs alliés occidentaux doivent éviter que le Rwanda ne devienne comme l’immense pays du NIGERIA où une poignée de 20 généraux tiennent en otages des dizaines de millions de nigérianes et nigérians. Ce pays, ancienne colonie britannique dévasté par SHELL Petroleum, vit des mascarades électorales. Le président Paul KAGAME devrait arrêter de sacrifier les rescapés Tutsis du génocide qu’il a lui-même déclenché en commanditant l’attentat terroriste aérien du 6 avril 1994 qui a tué le président burundais Cyprien NTARYAMIRA et son homologue du Rwanda, Juvénal HABYARIMANA, tous deux présidents Hutus en exercice dans leurs deux pays. Pour le Centre, MATATA Joseph, Coordinateur du CLIIR. CLIIR* : Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda est une association de défense des droits humains basée en Belgique, créée le 18 août 1995. Ses membres sont des militants des droits humains de longue date. Certains ont été actifs au sein d’associations rwandaises de défense des droits humains et ont participé à l’enquête CLADHO/Kanyarwanda sur le génocide de 1994. Lorsqu’ils ont commencé à enquêter sur les crimes du régime rwandais actuel, ils ont subi des menaces et ont été contraints de s’exiler à l’étranger où ils poursuivent leur engagement en faveur des droits humains.
[1] La DMI (Directorate of Military Intelligence) est une véritable « machine à tuer », une sorte de GESTAPO Tutsi créée et dirigée par le président rwandais et président du FPR (Front Patriotique Rwandais), le Général Paul KAGAME. La DMI a impunément assassiné, torturé, emprisonné et fait disparaître des milliers d’opposants politiques (réels ou supposés), des anciens dignitaires et intellectuels Hutu ainsi que de simples citoyens rwandais Hutu et Tutsi depuis plus de 12 ans.
Catégories Témoignages, ibuka bose
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Commentaires / réactions
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ngarambe kalisa (Saturday, 06-02-10 05:07)
mureke mbabwire murakameza kuvuga kubwicanyi bwa fpr ntimuhagurikire kubugeza mubucamanza kandi aba rescape bakiriho bashobora kubabwira uko byabagndekeye njee ndi mu barusimbuse kabiri mumasshyamba ya zaire kandi hari n,umugore biciye umwana mumasoye hamwe nuwari bourgoumestre ibutare nubwo uwo mugore ari mu rwanda ntiyabura kubivuga nyabuneka nimwihutishe abo bantu doreko nashoboye no kumenya izina ry,uwari ayoboye icyo gitero aho za equateur
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Après la fuite du général Kayumba Nyamwasa la semaine dernière, Kigali l'a accusé d’être derrière les grenades ayant explosé récemment dans la capitale rwandaise. Pourtant le porte-parole de la police avait annoncé une semaine auparavant et avec certitude que les responsables des attaques à la grenade étaient des Interahamwe et trois suspects avaient même été arrêtés et avoués leurs forfaits ! Une grotesque mise en scène?
