Aloysie Inyumba remporté le prix de courage politique

Aloysie Inyumba, la ministre du Genre et de la promotion de la famille, a remporté le Prix "Amelia Earhart", du nom de la première femme à voler en solo à travers l'océan Atlantique. Inyumba est récompensée en reconnaissance de son courage politique et de sa  détermination à promouvoir la paix dans son pays. Elle recevra ce prix avec deux autres femmes : Virisila Buadromo de Fidji et de Chi Yvonne Leina du Cameroun.
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Entre deux mondes de Michel Kayoya

L'abbé Michel Kayoya a été assassiné à Gitega le 15 mai 1972 au milieu de l'hécatombe qui ravagea le pays à l'époque et qui visait l'élite hutu du Burundi. D'aucuns n'hésitent pas à qualifier ces massacres de génocide.

VIENT DE PARAITRE :

« Entre deux mondes » de Michel Kayoya

[Réédition par Editrice Missionaria Italiana (EMI), septembre 2008]

ISBN 978-88-307-1662-9

302 pages

Prix : 10€

Contact : musabyimanag@yahoo.fr

Michel Kayoya est né le 8 décembre 1934 à Kibumbu dans l'actuelle commune de Kayokwe en province de Mwaro. Ordonné prêtre de l'archidiocèse de Gitega le 8 juillet 1963, il fut d'abord vicaire paroissial et aumônier de l'École Moyenne Pédagogique de Rusengo à l'Est du pays, où il fonda le "Centre Culturel du Buyogoma" pour la promotion de l'élite. Son initiative ne survécut malheureusement pas à son départ subit, car à peine l'avait-il lancée qu'il dut partir à Lille en France, pour une année de formation à l'École Missionnaire pour l'Action Catholique et l'Action Sociale (EMACAS), chargée de la formation de cadres pour la promotion sociale.

A son retour au Burundi, il prit en charge l'animation des Mouvements d'Action Catholique et des Coopératives jusqu'en 1967, année où il fut nommé Recteur du Séminaire de Mugera dont il assuma la charge jusqu'au mois de juillet 1970. De Mugera, il fut prêté au jeune diocèse de Muyinga en qualité d'Économe Général, avec mission particulière d'en redresser la situation financière alors très critique. Michel Kayoya s'acquitta de cette tâche avec brio mais non sans susciter de jalousies.

A la même époque, Michel Kayoya se fit le promoteur d'un organe d'animation et de concertation du Clergé qui aujourd’hui encore fonctionne sous le nom de l'Union du Clergé Incardiné, en sigle UCI. Ayant noté ses talents dès les premiers jours de leur charge commune, les membres élus du Bureau central de cet organe le chargèrent presque à l'unanimité de la direction des finances. Le préposé ne tarda pas à démontrer que son charisme allait bien au-delà du domaine matériel de la simple gestion comptable. Après avoir remis la comptabilité sur les rails dans le jeune diocèse de Muyinga, il entreprit d'y étendre une initiative d'ordre spirituel lancée déjà en 1965 à Gitega: la formation de jeunes filles burundaises à une vie religieuse solidaire de la condition des masses paysannes de leur pays. Seulement, à peine avait amorcé cette action que les jalousies qui couvaient à son endroit se déchaînèrent avec une force d'intrigue. L'évêque du lieu résilia unilatéralement son contrat et l'éloigna du diocèse.

Il quitta donc ce diocèse en avril 1972 et regagna Gitega, d'où il allait être assassiné le 15 mai 1972 au milieu de l'hécatombe qui ravagea le pays à l'époque. Les massacres sélectifs organisés par le gouvernement d'alors contre l'élite hutu et que d'aucuns n'hésitent pas à qualifier de génocide, l'emportèrent lui aussi, mettant brutalement fin à la créativité et à l'esprit d'initiative d'un des grands hommes que le Burundi ait jamais connus.

Extrait de la préface et de la présentation de l’auteur par

Joachim NTAHONDEREYE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Commentaires / réactions

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Nshimirimana Déogratias from Belgique (Wednesday, 22-04-09 12:05)

A la lecture de cet extrait, je constate que Michel Kayoya était un intellectuel doué d'un sens élévé de modestie et de justice sociale. Pour moi, le Burundi a perdu un bonhomme rare!

 

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