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		<title>Musabyimana.be: Informations et documentation sur le Rwanda</title>
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		<description>Musabyimana.be propose ses travaux de recherche et publications sur le Rwanda, mais aussi l'actualité du Rwanda</description>
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			<title>Musabyimana.be: Informations et documentation sur le Rwanda</title>
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		<lastBuildDate>Mon, 13 May 2013 11:51:00 +0200</lastBuildDate>
		
		
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			<title>Rwanda : Paul Kagame, un homme extra-ordinaire ? (Réaction de H. Strizek)</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/rwanda-paul-kagame-un-homme-extra-ordinaire-reaction-de-h-strizek/index.html</link>
			<description>Comme d’habitude Gaspard Musabyimana nous fourni avec son article du 12/05/2013 intitulé „Paul...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Comme d’habitude Gaspard Musabyimana nous fourni avec son <a href="http://www.musabyimana.net/lire/article/rwanda-paul-kagame-un-homme-extra-ordinaire/index.html" title="Opens external link in new window" target="_top" class="external-link-new-window" >article</a> du 12/05/2013 intitulé&nbsp;<i>„Paul Kagame : L’homme dont le parcours, les performances et les réalisations sont autant «extraordinaires, fabuleux» que inquiétants“</i>&nbsp;une analyse pertinente. Je voudrais juste ajouter un élément complémentaire. De par sa personnalité Kagame ne fait pas partie «&nbsp;des grands conquérants&nbsp;» de l’histoire. Il n’a jamais disposé d’un pouvoir réel. Il est seulement le résultat d’une mauvaise appréciation des intérêts stratégiques par certains milieux occidentaux incarnés par – pour simplifier certainement - les clans Clinton-Albright-Blair.</p>
<p class="bodytext">J’ai eu l’occasion d’assister en 1999 à une conférence que Kagame a donnée&nbsp; devant un auditoire d’environ 30 personnes. Ce personnage ne m’a pas impressionné du tout. J’ai seulement constaté qu’il ment courageusement. A ma question de savoir s’il veut tenir parole à la promesse donnée à François Misser d’entamer une investigation concernant l’attentat du 6 avril 1994 il m’a répondu par l’affirmative. Il m’a dit que je ne serais pas bien informé de ce qu’il avait déjà entrepris et que ce serait avant tout une affaire des Nations Unies. (A la sortie j’ai évité de «&nbsp;serrer la main du diable&nbsp;».)&nbsp;</p>
<p class="bodytext">Ses guerres ont été conçues par les spécialistes à Washington. Sans le soutien stratégique crucial du Pentagone – fourni via Kampala – Kagame n’aurait pas pu conquérir ni le Rwanda ni le Zaïre.</p>
<p class="bodytext">Par ailleurs on sous-estime souvent le rôle que le Tribunal d’Arusha a joué pour le protéger contre tout opposant susceptible de mettre en cause son pouvoir. Malheureusement il n’y avait pas mal de «&nbsp;fellow travellers&nbsp;» blancs et noirs - comme on appelait souvent les «&nbsp;sous-marins&nbsp;» soviétiques sur la scène internationale pendant la guerre froide -&nbsp; qui ont facilité cette tâche. Je ne veux citer que quelques exemples «&nbsp;de Blancs de service&nbsp;». Me viennent à l’esprit&nbsp;: Roger Winter, Jean Carbonare, Alison Des Forges, William Schabas, Louise Arbour &nbsp;et même Carla del Ponte avant son «&nbsp;limogeage&nbsp;» par Washington en 2003. Du côté africain je voudrais juste mentionner à titre non-exhaustif Kofi Annan, Hassan Jallow &nbsp;et les juges William Sekulé et Navanethem Pillay malgré le fait d’avoir cautionné le «&nbsp;Mapping exercise&nbsp;» plus tard. (Elle était déjà juge au TPIR pendant la conquête du Zaïre par le APR et s’est tue sur les &nbsp;massacres des réfugiés Hutu.)</p>
<p class="bodytext">Tous ces amis de Kagame «&nbsp;pilotés&nbsp;» jusqu’à présent par Bill Clinton ont garanti que ce tribunal le protège bien contre l’opposition démocratique. S’il le fallait les gouvernements occidentaux – parmi eux le mien - étaient également prêts à intimider toute velléité d’opposition en tirant à la demande de Kagame quelques Rwandais devant leurs tribunaux.</p>
<p class="bodytext">En conclusion&nbsp;: Je suis tout à fait d’accord avec Gaspard Musabyimana que Kagame est dangereux. Mais il ne faut pas lui attribuer des capacités dont il ne dispose pas. Ce n’est pas par hasard que j’ai mis sur la couverture de mon livre intitulé «&nbsp;Clinton au Lac Kivu&nbsp;» la fameuse photo d’un Clinton souriant &nbsp;«&nbsp;serrant la main du diable&nbsp;».</p>
<p class="bodytext">Helmut Strizek<br />Bonn, 13/05.2013</p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Mon, 13 May 2013 11:51:00 +0200</pubDate>
			
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			<title>Rwanda : Paul Kagame, un homme extra-ordinaire ?</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/rwanda-paul-kagame-un-homme-extra-ordinaire/index.html</link>
			<description>Paul Kagame : L’homme dont le parcours, les performances et les réalisations sont autant...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Il y a peu, je lisais <a href="http://www.inyenyerinews.org/amahanga-2/uburyo-kagame-yajijishijemo-abaturage-akabanyaga-ubutegetsi-kugeza-abashyize-mu-gapfunsi/" target="_blank" >un article</a> en kinyarwanda publié sur un site internet qui m’a fait réfléchir aussi sur l’étonnant parcours et la rapide ascension d’un certain Paul Kagame sorti du néant pour devenir à moins de deux décennies l’un des hommes les plus puissants et les plus riches du monde.</p>
<p class="bodytext">Comment en effet ne pas s’étonner devant le parcours de ce garçon aux épaules plutôt frêles qui jusqu’en 1982 n’était qu’un simple enfant de rue dans une des capitales des pays de l’Afrique de l’Est et qui vivait la vie des autres descendants d’aristocrates ayant fui la démocratie et la République Rwandaise entre 1959 et 1961&nbsp;? A moins de quatre ans, on le retrouvera en 1986 comme officier supérieur et Chef des Renseignements militaires d’un des pays les plus puissants et les plus riches de la région.</p>
<p class="bodytext">Quatre ans plus tard en 1990, on entendra encore parler de lui mais cette fois-&nbsp;ci&nbsp;comme étant à la tête d’un groupe armé qui venait de se lancer dans l’aventure de conquête militaire du Rwanda. Ce sera chose faite quatre ans plus tard encore puisque dès juillet 1994, Paul Kagame sera le véritable homme fort du Rwanda qu’il venait de conquérir militairement même s’il restera en retrait comme «&nbsp;seulement et officiellement » vice-président et ministre de la Défense. </p>
<p class="bodytext">En 1997, il sera, après <b>Alexandre Le Grand</b> et <b>Napoléon Bonaparte</b>, l’un des grands conquérants de l’Histoire. En effet, après une courte campagne militaire de seulement 6 mois, son armée s’emparera d’un territoire 80 fois plus grand que le Rwanda et son ancien aide de camp du nom de <b>James Kabarebe</b> s’installera comme «&nbsp;proconsul&nbsp;» Chef d’Etat-Major dans une mégapole située à 2000 km de Kigali dans une capitale dont la population est supérieure à celle de tout le Rwanda.</p>
<p class="bodytext">En 2000, Paul Kagame se proclamera «&nbsp;Chef d’Etat&nbsp;» jetant ainsi le masque et au passage, rappelant à l’ordre les «&nbsp;<b>Hutu de service</b>&nbsp;» qui lui avaient servi de couverture. Un certain<b> Pasteur Bizimungu</b> en gardera les séquelles jusqu’à sa mort. </p>
<p class="bodytext">Ceux qui avaient cru se servir du même <b>Paul Kagame</b> (sa branche armée, car ils croyaient que les Forces Armées Rwandaises n’étaient qu’une armée de leur ennemi Habyarimana et que donc si elle était battue, c’est seulement Habyarimana qui en pâtirait&nbsp;!) pour régler leurs comptes avec Habyarimana et ensuite user de la «&nbsp;démocratie et de la majorité populaire&nbsp;» pour mettre le même Kagame à sa place, ont désenchanté. </p>
<p class="bodytext">En 2003, Paul Kagame battra encore le record en se faisant élire avec un score qui en ces temps là était irréalisable même en Afrique. Il a obtenu plus de 95% des voix, mais il en veut toujours aux 5 % qui &nbsp;ne lui ont pas donné leurs suffrages et le leur fait payer.</p>
<p class="bodytext">En 2010, il sera encore réélu avec un même score stalinien, non sans avoir jeté en prison la seule opposante qui était rentrée d’exil pour se présenter contre lui&nbsp;: nous voulons nommer Madame <b>Victoire Ingabire</b>, présidente du parti FDU-Inkingi.</p>
<p class="bodytext">Comment en effet ne pas dire que son parcours est extraordinaire quand on constate maintenant que Paul Kagame est&nbsp;:</p>
<p class="bodytext">- L’un des hommes les plus riches du monde d’après les magazines spécialisés. Il possède des parts dans toutes les entreprises privées ou paraétatiques œuvrant au Rwanda. Il loue ses jets privés à l’Etat rwandais pour ses propres déplacements et ceux de sa famille. </p>
<p class="bodytext">- L’un des hommes les plus décorés et les plus «&nbsp;diplômés&nbsp;» honoris causa d’Afrique si pas du Monde. Ceci peut peut-être s’expliquer par sa frustration et donc son désir de revanche pour ne pas avoir pu terminer même ses études secondaires.</p>
<p class="bodytext">Mais aussi l’homme Paul Kagame devrait inquiéter jusqu’à ceux qui l’ont créé ou qui l’utilisent&nbsp;:</p>
<p class="bodytext">- C’est Paul Kagame qui porte une lourde responsabilité sur les événements survenus en avril 1994 après l’assassinat du président Juvénal Habyarimana, assassinat dont il est le commanditaire.</p>
<p class="bodytext">- Avec des milliers de <b>réfugiés hutu massacrés</b> par l’armée de Paul Kagame dans les forêts du Congo, massacres qu’un rapport des Nations Unies «&nbsp;<b>Mapping Report</b>&nbsp;» dit qu’ils peuvent être qualifiés de «&nbsp;génocide&nbsp;» si une instance judiciaire en conclut, l’homme fort du Rwanda aura à jamais un contentieux avec une grande partie de ses sujets&nbsp;;</p>
<p class="bodytext">- Avec des millions de Congolais assassinés ou violés ou qui ont péri comme «&nbsp;dégâts collatéraux&nbsp;» lors de la conquête de la RDC par les armées de Kagame, cet homme aura à jamais un contentieux avec le peuple congolais et aura porté un grand préjudice au peuple rwandais qui est par nature pacifique et surtout avait toujours vécu en bons termes avec le peuple congolais.</p>
<p class="bodytext">Bref, Paul Kagame est le plus grand monstre que l’Afrique centrale pouvait produire en ce début du 21°siècle, hélas! au détriment du peuple rwandais et des peuples voisins.</p>
<p class="bodytext">Gaspard Musabyimana<br />12/05/2013</p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Sun, 12 May 2013 20:26:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Rwanda : Les témoins contre Victoire Ingabire se ravisent</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/rwanda-les-temoins-contre-victoire-ingabire-se-ravisent/index.html</link>
			<description>Revirement dans le procès de Victoire Ingabire: des témoins de l'accusation déclarent que le CDF...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><span style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-TRANSFORM: none; BACKGROUND-COLOR: rgb(255,255,255); TEXT-INDENT: 0px; LETTER-SPACING: normal; DISPLAY: inline !important; FONT: 13px Verdana, Arial, Courier; WHITE-SPACE: normal; FLOAT: none; COLOR: rgb(69,69,69); WORD-SPACING: 0px; -webkit-text-size-adjust: auto; -webkit-text-stroke-width: 0px">Au 8ème jour de son procès en appel, la cour suprême a entendu les témoins de l'accusation à savoir le Lieutenant-colonel Tharcisse Nditurende, le Lt colonel Habiyaremye Noël, le Capitaine Karuta Jean Marie Vianney et le Major Uwumuremyi Vital. Ils ont tous critiqué le dossier de l'accusation spécialement en ce qui a trait à la formation d'une organisation armée.</span><br /><br /><span style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-TRANSFORM: none; BACKGROUND-COLOR: rgb(255,255,255); TEXT-INDENT: 0px; LETTER-SPACING: normal; DISPLAY: inline !important; FONT: 13px Verdana, Arial, Courier; WHITE-SPACE: normal; FLOAT: none; COLOR: rgb(69,69,69); WORD-SPACING: 0px; -webkit-text-size-adjust: auto; -webkit-text-stroke-width: 0px">Ces témoins avaient plaidé coupable devant la Haute cour d'avoir formé une organisation militaire, le CDF qui devait être une branche armée des FDU-INKINGI. Ils affirment qu'ils n'ont jamais été membres de cette organisation, par ce qu'elle n'a jamais existé. La Haute Cour s'était basé sur ces aveux pour condamner Madame Victoire Ingabire.</span><br /><br /><span style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-TRANSFORM: none; BACKGROUND-COLOR: rgb(255,255,255); TEXT-INDENT: 0px; LETTER-SPACING: normal; DISPLAY: inline !important; FONT: 13px Verdana, Arial, Courier; WHITE-SPACE: normal; FLOAT: none; COLOR: rgb(69,69,69); WORD-SPACING: 0px; -webkit-text-size-adjust: auto; -webkit-text-stroke-width: 0px">S'agissant des pourparlers que ces témoins auraient eu avec Madame Ingabire, Tharcisse Nditurende a déclaré qu'ils ont contacté Madame Ingabire pour voir si elle pouvait leur être d'une quelconque utilité, mais qu'elle n'a jamais répondu positivement, surtout qu'elle était plus préoccupée par son souci de rentrer au Rwanda et d'y faire la politique. Et d'ajouter qu'il a tout de suite réalisé qu'il ne pouvait rien espérer de quelqu'un qui voulait rentrer au Rwanda.</span><br /><br /><span style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-TRANSFORM: none; BACKGROUND-COLOR: rgb(255,255,255); TEXT-INDENT: 0px; LETTER-SPACING: normal; DISPLAY: inline !important; FONT: 13px Verdana, Arial, Courier; WHITE-SPACE: normal; FLOAT: none; COLOR: rgb(69,69,69); WORD-SPACING: 0px; -webkit-text-size-adjust: auto; -webkit-text-stroke-width: 0px">Nditurende a déclaré que l'aide dont ils avaient besoin ne consistait pas à former une branche armée des FDU, mais à un soutien financier afin de pouvoir résister aux attaques de leurs confrères des FDLR et de l'armée congolaise.</span><br /><br /><span style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-TRANSFORM: none; BACKGROUND-COLOR: rgb(255,255,255); TEXT-INDENT: 0px; LETTER-SPACING: normal; DISPLAY: inline !important; FONT: 13px Verdana, Arial, Courier; WHITE-SPACE: normal; FLOAT: none; COLOR: rgb(69,69,69); WORD-SPACING: 0px; -webkit-text-size-adjust: auto; -webkit-text-stroke-width: 0px">Revenant sur les mails, Tharcisse Nditurende a déclaré à la Cour Suprême que durant sa détention, le ministère Public l'avait forcé à révéler son mot de passe de telle sorte qu'il pouvait accéder librement à son compte mail. Or, ceci ne pouvait être possible qu'avec l'autorisation du procureur général comme l'a bien souligné la défense de Madame Ingabire.</span><br /><br /><span style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-TRANSFORM: none; BACKGROUND-COLOR: rgb(255,255,255); TEXT-INDENT: 0px; LETTER-SPACING: normal; DISPLAY: inline !important; FONT: 13px Verdana, Arial, Courier; WHITE-SPACE: normal; FLOAT: none; COLOR: rgb(69,69,69); WORD-SPACING: 0px; -webkit-text-size-adjust: auto; -webkit-text-stroke-width: 0px">La défense de Madame Ingabire avait mis en doute l'authenticité de ces mails, étant donné que les enquêteurs avaient accès au compte mail des co- accusés, et qu'ils pouvaient les fabriquer. Elle avait aussi relevé les nombreuses contradictions dans leurs contenus.</span><br /><br /><span style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-TRANSFORM: none; BACKGROUND-COLOR: rgb(255,255,255); TEXT-INDENT: 0px; LETTER-SPACING: normal; DISPLAY: inline !important; FONT: 13px Verdana, Arial, Courier; WHITE-SPACE: normal; FLOAT: none; COLOR: rgb(69,69,69); WORD-SPACING: 0px; -webkit-text-size-adjust: auto; -webkit-text-stroke-width: 0px">Le major Uwumuremyi Vital a quant lui demandé, à l'instar de Madame Ingabire, que la cour tienne compte de l'accord conclu entre le Rwanda et la RDC sous l'égide de l'ONU, qui stipule entre autre que les ex –combattants des FDLR qui déposeraient les armes ou seraient rapatriés suite aux opérations UMOJA WETU ne seraient pas poursuivis pour des faits commis en RDC, à l'exception des crimes de génocide, des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité et qui faisaient déjà l'objet d'un mandat d'arrêt émis par le Rwanda ou par la communauté internationale .</span><br /><br /><span style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-TRANSFORM: none; BACKGROUND-COLOR: rgb(255,255,255); TEXT-INDENT: 0px; LETTER-SPACING: normal; DISPLAY: inline !important; FONT: 13px Verdana, Arial, Courier; WHITE-SPACE: normal; FLOAT: none; COLOR: rgb(69,69,69); WORD-SPACING: 0px; -webkit-text-size-adjust: auto; -webkit-text-stroke-width: 0px">Tous ces ex combattants des FDLR ont clôturé leurs auditions en demandant à la cour de leur rendre justice et de diminuer les peines qui leur sont infligées par la Haute Cour en violation de la loi tel que plaidé par leurs conseils.</span><br /><br /><span style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-TRANSFORM: none; BACKGROUND-COLOR: rgb(255,255,255); TEXT-INDENT: 0px; LETTER-SPACING: normal; DISPLAY: inline !important; FONT: 13px Verdana, Arial, Courier; WHITE-SPACE: normal; FLOAT: none; COLOR: rgb(69,69,69); WORD-SPACING: 0px; -webkit-text-size-adjust: auto; -webkit-text-stroke-width: 0px">FDU-INKINGI</span><br /><span style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-TRANSFORM: none; BACKGROUND-COLOR: rgb(255,255,255); TEXT-INDENT: 0px; LETTER-SPACING: normal; DISPLAY: inline !important; FONT: 13px Verdana, Arial, Courier; WHITE-SPACE: normal; FLOAT: none; COLOR: rgb(69,69,69); WORD-SPACING: 0px; -webkit-text-size-adjust: auto; -webkit-text-stroke-width: 0px">Twagirimana Boniface</span><br /><span style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-TRANSFORM: none; BACKGROUND-COLOR: rgb(255,255,255); TEXT-INDENT: 0px; LETTER-SPACING: normal; DISPLAY: inline !important; FONT: 13px Verdana, Arial, Courier; WHITE-SPACE: normal; FLOAT: none; COLOR: rgb(69,69,69); WORD-SPACING: 0px; -webkit-text-size-adjust: auto; -webkit-text-stroke-width: 0px">Vice-président intérimaire</span></p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 16:02:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Vient de paraître : Ruanda. Ma vie d'administrateur de territoire</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/vient-de-paraitre-ruanda-ma-vie-dadministrateur-de-territoire/index.html</link>
			<description>Louis Jaspers, Ma vie d'administrateur de territoire. Tome I : 1952-1956: Les années heureuses,...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">L’œuvre de la Belgique et ses réalisateurs, les anciens coloniaux, sont depuis quelques temps mis au pilori et l’objet d’attaques injustes fomentées, par ignorance et incompréhension pour certains, surtout par calcul politique et pour trouver un bouc émissaire à l’insuffisance et à la gabegie qui l’ont suivie.</p>
<p class="bodytext">J’ai voulu réagir, tant que cela m’est encore possible, en racontant tout simplement, sans aucun esprit de polémique, ma vie et mon travail au Ruanda d’abord, au Burundi ensuite, jusqu’à l’indépendance.</p>
<p class="bodytext">Outre à mes proches, ce travail est fait à l’intention de ceux qui veulent savoir, des chercheurs mais surtout les Africains qui m’en ont fait la demande.</p>
<p class="bodytext">Les récits du livre retracent les différentes étapes de cette action d’administrateur territorial dans nos territoires sous tutelle. Je souhaite ainsi porter témoignage de ce que fut notre travail et notre engagement. Complètement orienté vers le progrès et le bien-être des populations qui nous étaient confiées. Le tout basé sur ma documentation personnelle et journaux de brousse&nbsp;: ceux-ci m’ont permis de préciser les dates et lieux des événements ainsi évoqués.</p>
<p class="bodytext"><i>Louis Jaspers est né le 20-2-1928. Etudes secondaires à l’Athénée royal à Maaseik. Université Coloniale à Antwerpen de 1946 à 1950. Carrière coloniale&nbsp;: Administrateur Territorial Kibungo au Ruanda&nbsp;: Kibungo (1952)&nbsp;; Kibuye (1953)&nbsp;; Nyanza (1956)&nbsp;; Attaché colonial à l’Est africain britannique (Kampala-1960)&nbsp;; Congo (1967). Diplomate de carrière&nbsp;: Conseiller Économique à Paris (1971)&nbsp;; Conseiller Politique à Kinshasa (1974)&nbsp;; Consul Général à Strasbourg (1976)&nbsp;; Ambassadeur à Dar es Salaam (Tanzanie - 1980)&nbsp;; à Islamabad (Pakistan - 1985)&nbsp;; Consul honoraire à Perpignan (1991 à octobre 2004).&nbsp;</i></p>
<p class="bodytext"><a href="http://www.editions-scribe.com/" title="Opens external link in new window" target="_top" class="external-link-new-window" >Editions Scribe</a></p>
<p class="bodytext">Livre trouvable à la <a href="http://www.uopc.eu/index.php" title="Opens external link in new window" target="_top" class="external-link-new-window" >librairie UOPC</a>/Bruxelles; <a href="http://bar-taverne-umubano.com/" title="Opens external link in new window" target="_top" class="external-link-new-window" >Taverne Umubano</a>/Bruxelles; Magasin Style Africa (Blvd Léopold&nbsp;II 142, 1080 Bruxelles).</p>
<p class="bodytext">Prix : 20€&nbsp;</p>
<h1>Quelques extraits du livre</h1>
<p class="bodytext"><b>La princesse et sa dévouée servante</b></p>
<p class="bodytext">&quot;Une vieille servante, hutu, avait porté plainte pour escroquerie et abus d’autorité contre la Princesse, sœur du Roi. Étant donné la qualité et la personnalité très réputée de celle-ci, seul le Juge du tribunal de territoire de Nyanza, lieu de sa résidence, pouvait juger le litige. Seulement voilà, le juge, connaissant l’estime que je lui portais, m’explique franchement, qu’il n’ose et ne peut trancher dans ce litige entre la princesse royale et la vieille servante. Il est soumis aux pressions, craint les représailles du clan royal me dit-il et me demande donc de tirer l’affaire à moi et de présider le tribunal dans cette affaire.</p>
<p class="bodytext">Je lui demande de m’expliquer brièvement le litige qui oppose les deux parties, bien inégales il faut bien le reconnaître. Il me répond qu’il s’agit d’une contestation, assez confuse, au sujet du droit de propriété sur un lopin de terre. Litige courant et simple me précise-t-il mais c’est la personnalité et le poids politique de la défenderesse qui l’incite à se dessaisir.</p>
<p class="bodytext">J’estime ne pas pouvoir refuser sa requête car je comprends parfaitement son souci «&nbsp;de bonne justice&nbsp;». Je le félicite même pour son souci d’indépendance et d’équité dans cette affaire. Pour ma part, je suis convaincu que, vu mes bonnes relations avec le Mwami et mon autorité, je puis instruire l’affaire et prononcer un jugement en toute indépendance. Grave erreur&nbsp;; j’aurais pourtant du savoir, connaissant bien ce milieu et ses intrigues, qu’il y avait anguille sous roche.</p>
<p class="bodytext">Je fais donc inscrire l’affaire au rôle du tribunal et fixe la date d’audience, rapidement après pour couper court, et à toute intervention, et toute pression sur les témoins par le clan de la défenderesse.</p>
<p class="bodytext">Je connaissais bien cette princesse, une des sœurs du Mwami. Elle avait eu un mandat politique je crois et jouissait de la réputation de femme très volontaire et autoritaire qui ne reculait devant aucune intrigue, au contraire, elle s’y complaisait. C’était une belle femme, de grande stature et toujours très soignée. Elle avait la démarche ondulante et très gracieuse des femmes tutsi de haute lignée. On m’avait rapporté qu’elle avait des ennuis d’argent et, procédurière influente, elle portait volontiers ses litiges au tribunal. Ma femme l’avait un jour invité à prendre le thé à notre maison et, comme cela se faisait à Nyanza en pareille circonstance, j’y avais fait une brève apparition. Elle l’avait d’ailleurs mise à profit pour me demander de lui donner un lift pour se rendre à l’ibgami, la résidence de son frère, le roi. Ce que je fis volontiers bien que je susse à l’époque qu’elle en avait été écartée.</p>
<p class="bodytext">Des visites de cette nature impressionnaient toujours nos domestiques et faisaient l’objet de longues discussions avec leurs collègues du voisinage.</p>
<p class="bodytext">Le tribunal du Territoire de Nyanza était une bâtisse très simple comportant&nbsp; outre le simple local du greffe, une salle d’audience ouverte, assez spacieuse pourvue de bancs en bois pour le public et au fond, sous la photo du Mwami, une grande table derrière laquelle étaient placées trois ou quatre chaises à l’intention du juge, du greffier et éventuellement de deux assesseurs. Ni luxe ni faste, en fait dénuement total.</p>
<p class="bodytext">Le jour de l’audience, les deux parties se présentèrent devant moi&nbsp;; la plaignante, une pauvre vieille hutukazi (femme hutu), était accompagnée d’un seul parent tandis que la défenderesse était entourée de quelques courtisans, ses témoins.</p>
<p class="bodytext">Les Africains ont la plaidoirie naturelle, ils adorent les palabres et même cette brave vieille femme inculte n’éprouvait aucune difficulté à attaquer la princesse, à défendre ses intérêts et à expliquer avec force détails, d’abord ses liens et prestations à la Cour ensuite comment elle s’était laissée entraîner dans la combine qu’elle venait dénoncer.</p>
<p class="bodytext">Juge de droit je pouvais me faire assister par deux assesseurs mais décidai de ne pas le faire car, tutsi eux-mêmes, je craignais qu’ils ne puissent avoir l’impartialité indispensable dans ce délicat litige.<br />J’avais fait prêter le serment traditionnel aux deux opposants&nbsp;:&nbsp;Non pas notre «&nbsp;Je jure de dire la vérité&nbsp;…&nbsp;» mais&nbsp;: «&nbsp;Que le Mwami me punisse si je ment&nbsp;».</p>
<p class="bodytext">Les plus convaincus, ou les plus menteurs, y ajoutaient généralement le geste, de la main droite, d’avoir la tête coupée s’ils mentaient. Non pas que ce serment ait une quelconque influence sur la véracité des déclarations. En effet, je le savais par expérience, pour les indigènes «&nbsp;la vérité&nbsp;» n’était pas un concept abstrait mais tout simplement ce qui servait leurs intérêts et ceux de leur clan. Un auxiliaire de la justice m’a d’ailleurs un jour indiqué que ce que nous appelions «&nbsp;faux serment&nbsp;» était en vérité un témoignage obtenu aisément pour cinq francs soit la valeur d’un salaire d’un jour.</p>
<p class="bodytext">La version de la plaignante me parut tout à fait plausible&nbsp;: elle avait été pendant de longues années servante à la Cour et s’était beaucoup occupée de la jeune princesse. Devenue vieille, elle avait reçu un petit lopin de terre sur lequel famille et amis lui avaient construit une pauvre petite hutte. Seulement avec le temps le lopin de terre, qu’elle cultivait un peu, avait acquis de la valeur. Un jour la princesse vint la trouver et lui expliqua que des voisins convoitaient son terrain et qu’elle le perdrait certainement. Seulement par reconnaissance la princesse ne pouvait admettre cette spoliation et venait donc lui proposer la procédure de conservation de son bien&nbsp;: ensemble elles iraient au tribunal déclarer que la princesse achetait le terrain et y feraient enregistrer cette vente. Devant le greffier, la somme convenue serait remise par l’acquéreur à la vendeuse. Ensuite, une fois dehors, celle-ci la restituerait. Ainsi plus personne ne penserait à lui enlever son bien. La pauvre servante, effrayée, accepta et ainsi fut fait. Mais voilà, à peine «&nbsp;la vente&nbsp;» enregistrée, la nouvelle propriétaire fit expulser, sans autres formes, la vieille hutukazi.</p>
<p class="bodytext">La défenderesse, très sûre d’elle-même, niait et s’en tint à sa version&nbsp;: il y avait eu vente en bonne et due forme, enregistrée au greffe, comme cela se pratiquait, et par conséquent son titre de propriétaire était inattaquable. Le greffier qui avait inscrit la vente confirma les dires de la défenderesse.</p>
<p class="bodytext">Mon opinion était faite, car ce stratagème n’était pas nouveau pour moi&nbsp;; je croyais donc la plaignante mais elle n’avait rien pour étayer et encore moins pour prouver sa version. L’opinion intime du juge, fût-il le blanc tout puissant, ne pouvait prévaloir sur des preuves écrites et dûment enregistrées.</p>
<p class="bodytext">A ce moment, je me rendis compte pourquoi le juge Rutagenda avait préféré me céder l’affaire.</p>
<p class="bodytext">Eh bien, contre ma conviction mais dans les règles, j’ai du rendre un jugement déboutant la plaignante et accordant définitivement le bien à la Princesse.</p>
<p class="bodytext">J’ai eu bien du chagrin d’avoir été ainsi utilisé et avoir contribué à une injustice mais j’avais aussi appris quelque chose&nbsp;: quant on a des responsabilités et vit dans un monde d’intrigues il faut rester vigilant, sans dramatiser, et maintenir sa capacité de réagir à tout instant. Il faut aussi accepter «&nbsp;la Faiblesse Humaine&nbsp;»&nbsp;comme un fait pour pouvoir rester serein. </p>
<p class="bodytext">Pour corriger l’injustice à l’égard de la vieille servante, je lui ai fait attribuer en propriété, un autre bout de terrain dit «&nbsp;Inkungu&nbsp;», propriété du domaine public dont, en ma qualité d’administrateur, j’étais le gestionnaire.&nbsp;«&nbsp;Inkungu&nbsp;» désigne une propriété en déshérence dans une chefferie ou sous-chefferie. Coutumièrement ces propriétés sont à la disposition du chef qui en exploite une part et met l’autre part à la disposition de nouveaux arrivants. En réalité il ne s’agit pas de propriétés personnelles mais de biens dont on bénéficie de l’usufruit. </p>
<p class="bodytext">Je n’ai pas oublié cette triste affaire et l’ai raconté à mon petit-fils Thomas lorsque celui-ci, lycéen à Barcelone, devait faire une rédaction intitulée&nbsp;: «&nbsp;La Justice est-elle toujours Juste&nbsp;?&nbsp;»&quot; [Extrait pp278-284].</p>
<p class="bodytext"><b>Table des matières</b></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974876" >Curriculum Vitae de Louis Jaspers 7</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974877" >Introduction&nbsp;: Présentation du journal de brousse 11</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974878" >Premier départ en Afrique 15</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974879" >Mon premier Poste en Afrique&nbsp;: Kibungu_ 26</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974880" >Contrôle des Marchés 49</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974881" >Vater werden ist nicht schwer, Vater sein dagegen sehr! 57</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974882" >La question délicate et controversée de la rémunération_ 64</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974883" >Ma Première Construction_ 67</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974884" >Arrestation d’un meurtrier aux abords du lac Mohasi 80</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974885" >Autopsie d’un cadavre en décomposition_ 87</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974886" >Autopsie pour une mort par noyade&nbsp;! 94</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974887" >Formation d’un neuvième territoire&nbsp;: Kibuye 97</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974888" >Constructions en Territoire de Kibuye 126</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974889" >Le progrès et la nomination ou révocation des autorités traditionnelles 139</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974890" >Le Poste de Musaho en Territoire de Kibuye 141</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974891" >Fin de mon premier terme, départ en congé 144</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974892" >Mariage et retour au Ruanda 147</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974893" >Le Ruanda nous attend, ma belle épouse et moi&nbsp;! 149</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974894" >Territoire de Kibuye&nbsp;: ma belle maison&nbsp;! 154</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974895" >Séjour mouvementé au gîte de la Ndaba 160</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974896" >Tensions raciales&nbsp;: Blancs contre Noirs&nbsp;? 169</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974897" >Notre première Noël au Ruanda 172</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974898" >Fête de la Saint Sylvestre au Cercle «&nbsp;La Fraternelle&nbsp;»_ 179</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974899" >Relations avec les autorités ruandaises&nbsp;: Les sous-Chefs 183</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974900" >Contrôle des chefs 189</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974901" >La coutume et son évolution_ 192</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974902" >Importance du sport favori&nbsp;: le foot 200</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974903" >Rencontre avec un Umurozi et son arrestation_ 202</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974904" >Superstitions, sorcellerie et force de l’autosuggestion_ 207</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974905" >La prison modèle de Kibuye 221</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974906" >Révolte à la prison_ 230</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974907" >Justice européenne, droit coutumier et coutumes 240</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974908" >Pièce de théâtre par les détenus de la prison_ 245</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974909" >Justice européenne versus traditions et coutumes au Ruanda 251</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974910" >Création du Foyer social interracial de Kibuye 264</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974911" >Perception de l’impôt de capitation et l’exonération_ 268</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974912" >L’île de Nyamishaba, centre avicole 271</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974913" >Fête de Mariage à Kibuye 273</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974914" >La Princesse et sa dévouée servante 278</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974915" >Coutume cruelle et force des préjugés au Ruanda 286</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974916" >La première inspection du Mwami Mutara III 299</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974917" >La première visite officielle en Belgique du Mwami du Ruanda 302</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974918" >Le Mwami du Ruanda à Anvers (Le Matin 5-5-1949) 318</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974919" >Au Revoir Kibuye 320</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974920" >Contrôle des Juridictions Indigènes 325</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974921" >1953&nbsp;: Concours de trois candidats au poste de Juge de chefferie du Rusenyi 329</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974922" >Juge Expert en imitation de signature&nbsp;! 332</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974923" >Rencontre d’une vieille connaissance&nbsp;! 333</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974924" >Réveil de la conscience politique 334</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974925" >Dernier Signalement pour mon travail à Kibuye 336</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974926" >Réflexion finale 337</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974927" >Annexe1&nbsp;: Discours de Makuza 339</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974928" >Annexe 2&nbsp;: Histoires de Boys 342</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974929" >Index_ 363</a></p>
<p class="bodytext"><a href="typo3/#_Toc351974930" >&nbsp;367</a></p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			<category>Livres sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 10:54:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Rwanda : la réécriture de l’histoire en cours sera-t-elle irréversible ?</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/rwanda-la-reecriture-de-lhistoire-en-cours-sera-t-elle-irreversible/index.html</link>
			<description>En juillet 1994, des éléments tutsi de l’armée régulière ougandaise, après près de quatre années de...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">En juillet 1994, des éléments tutsi de l’armée régulière ougandaise, après près de quatre années de guerre, achèvent la conquête militaire de tout le Rwanda et installent un gouvernement à Kigali. D’emblée, le discours du nouveau régime est déroutant quand il doit indiquer sur quoi il fonde sa légitimité. Pour frapper les esprits et éblouir les moins avisés, le régime installé par les militaires conquérants n’hésita pas à gommer toute la période de guerre allant du 01 octobre 1990, date de sa première incursion sur le territoire rwandais venant d’Ouganda, jusqu’au 6 avril 1994, date de l’assassinat du président Juvénal Habyarimana, pour limiter leur guerre de conquête aux seules opérations militaires allant du 7 avril au 4 juillet 1994. Le régime entend ainsi signifier que si les militaires venus d’Ouganda ont pris le pouvoir au Rwanda c’était pour «&nbsp;arrêter le génocide&nbsp;». </p>
<p class="bodytext">Après les effets de surprise des premiers jours quant à la nature du nouveau régime, le monde s’habituera petit à petit à ces anciens «&nbsp;rebelles&nbsp;» atypiques qui refusent d’assumer la conquête militaire du pays marquée par plusieurs opérations et campagnes ayant totalisé 42 mois de guerre intense, se contentant d’une simple campagne militaire qui n’a duré que trois mois. C’est plus tard que l’on comprendra la stratégie politique du Front Patriotique Rwandais(FPR) la branche politique des conquérants.</p>
<p class="bodytext">Le FPR, après sa prise du pouvoir par les armes, se fixa une longue période de transition à la fin de laquelle il allait gouverner le pays de façon normale c’est-à-dire selon une constitution dont il allait se doter. Pendant neuf ans, le FPR expérimentera «&nbsp;in vivo&nbsp;» sur le peuple rwandais soumis à une situation d’&nbsp;«&nbsp;Etat de guerre&nbsp;» toute sorte de possibilités de gouverner le Rwanda. </p>
<p class="bodytext">Finalement en 2003, après la promulgation d’une constitution taillée sur mesure d’un homme Paul Kagame et qui lui accorde deux mandats de sept ans chacun, le régime prenait les airs d’un retour à la normale aux normes des états civilisés. Seulement, les neufs longues années de transition auront permis aux conquérants de mettre en chantier, puis d’entamer la transformation du Rwanda selon leur entendement sur tous les plans&nbsp;: socioculturel, historique, politique…Ainsi les Rwandais se réveilleront en 2003 dans un pays chamboulé administrativement. Non seulement la subdivision administrative a été modifiée, mais aussi toutes les appellations des lieux d’avant 1994 ont été changées. L’une des conséquences est que ceux qui sont nés et vécus au Rwanda avant 1994 n’ont plus de référence même dans les registre de l’Etat civil car ils ne savent pas retrouver leurs lieux de naissance dans la nouvelle appellation officielle des lieux. Bref, la majorité des Rwandais est déracinée et déboussolée dans leur propre pays sans jamais l’avoir quitté. Mais les autorités s’en moquent, elles qui sont pour la plupart nées et grandies dans les pays étrangers et qui ont adopté cette mesure justement dans ce même but. Ce n’est pas tout&nbsp;: le pouvoir annonça brutalement et sans aucune transition que l’anglais serait désormais la seule langue d’enseignement et d’usage dans l’administration, en remplacement du français désormais banni. Du coup, les Rwandais instruits à travers le français, de l’instituteur au haut fonctionnaire du ministère en passant par les cadres moyens du privé comme du public, se voyaient traités d’analphabètes dans leur pays à la suite d’un décret pris par un groupe de personnes venus de l’Ouganda voisin et formés en anglais et qui ne sont&nbsp; pas plus compétents que ceux qu’ils ont soumis par les armes mais simplement parce qu’ils sont au pouvoir et qu’ils ne maitrisent pas le français, langue officielle du pays conquis. </p>
<p class="bodytext">En 2010, Paul Kagamé venait d’achever son premier septennat. Le septennat (2003-2010) mais aussi la transition (1994-2003) tous les deux conduits par Paul Kagame auront permis de concevoir, d’expérimenter et d’évaluer un système politique inédit. Ce système entend installer un régime dont la légitimité est basée sur un événement chargé d’émotion : «&nbsp;le génocide&nbsp;», ce qui l’exonérerait de toute critique et encore moins de toute exigence au respect des principes démocratiques et au respect des droits de l’homme. Ceci acquis, le système entend réécrire l’histoire du Rwanda de façon à créer des références historiques justifiant sa propagande et ses actions politiques. Il semble que le premier septennat de Paul Kagamé s’est attelé à baser la légitimité du régime issu de la conquête militaire du FPR sur le mythe «&nbsp;d’avoir arrêté le génocide&nbsp;» et qu' il y soit arrivé. De même, le deuxième septennat qui a débuté en 2010 se doit «&nbsp;d’implémenter&nbsp;» la réécriture de l’histoire du Rwanda selon le FPR. </p>
<p class="bodytext">Les grandes lignes de cette «&nbsp;Histoire officielle&nbsp;» du Rwanda sont déjà tracées&nbsp;: «&nbsp;Avant 1959, les Rwandais vivaient en harmonie, le régime féodal, socle de la monarchie qui régnait sur le pays était acclamé par toutes les couches de la société rwandaise. Les ethnies hutu, tutsi, twa, n’existaient pas mais sont l’invention des Belges et des religieux catholiques. En 1959, ce n’est pas une révolution populaire qui a eu lieu, mais un début du génocide des Tutsi. Entre 1959 et 1994, le Rwanda n’avait pas d’existence, il ne s’y passait rien à part la préparation du génocide. En 1994, le FPR-Inkotanyi est apparu «&nbsp;ex-nihilo&nbsp;» &nbsp;pour arrêter le génocide.&nbsp;»</p>
<p class="bodytext">Voici en gros ce qui devra avoir été atteint à la fin du deuxième septennat de Paul Kagamé&nbsp; en 2017 dans le cadre de redessiner le Rwanda historiquement à l’image du FPR-Inkotanyi. La commémoration du 19<sup>è</sup> anniversaire du génocide qui a lieu en ce mois d’avril 2013 nous donne des indications claires sur les efforts qui sont mis dans cette réécriture de l’histoire. Sous la houlette du sénateur et historien Jean Damascène Bizimana, une vigoureuse campagne est rondement menée sur toutes les collines du Rwanda en ce mois d’avril déclaré «&nbsp;mois de deuil&nbsp;» et pendant lequel une partie de la population rwandaise accusée d’avoir commis le génocide doit faire profil bas. Une occasion pour le régime «&nbsp;d’enseigner&nbsp;» son histoire sans risque d’être contredit et d’impressionner l’opinion en exhibant des «&nbsp;témoins&nbsp;» préparés pour soit avouer avoir commis des actes de génocide depuis 1963 soit d’en avoir été victimes. Bien entendu, les témoins ainsi motivés ou&nbsp; préparés et sous pression, rivalisent de zèle pour servir de preuves aux thèses avancées par le régime dans la campagne de la réécriture de l’histoire du Rwanda en cours. </p>
<p class="bodytext">C’est ici que les «&nbsp;intellectuels&nbsp;» rwandais - s’il en reste - devraient prendre leur responsabilité pour dénoncer cette campagne de «&nbsp;génocide culturel&nbsp;» initiée et menée par l’ancien prêtre catholique défroqué, Jean Damascène Bizimana qui n’a rien à envier à la campagne dite «&nbsp;révolution culturelle «&nbsp; lancée au milieux des années 60 en Chine ou celle des Khmers Rouges au Cambodge dans les années 70 et dont on déplore actuellement, et donc après coup, les effets.</p>
<p class="bodytext">Zédoc Bigega<br />25/04/2013 <br /><br /></p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 25 Apr 2013 23:00:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Rwanda : Victoire Ingabire se défend devant la Cour Suprême</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/rwanda-victoire-ingabire-se-defend-devant-la-cour-supreme/index.html</link>
			<description>Madame Ingabire réclame justice à la cour suprême par ce qu'elle a été acquittée sur tous les chefs...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Ce mercredi vers 8h30, la cour a entendu les motivations de l'appel interjeté par Madame Victoire Ingabire, présidente des FDU INKINGI et prisonnière politique.&nbsp;<br />Madame Ingabire a d'abord rappelé les chefs d'accusation qui figuraient dans l'acte d'accusation du ministère public, à savoir : l'idéologie génocidaire, complicité dans des actes de terrorisme, actes subversifs, propagation de rumeurs, mise en place d'une rébellion armée et atteinte à la sécurité de l'Etat en place et certaines dispositions de sa constitution.<br />Madame Ingabire a dit qu'elle avait été étonnée de voir que la Haute Cour l'avait acquittée sur les chefs d'accusations du Ministère public, mais l'avait trouvée coupable de trahison et de négationnisme alors que le ministère public n'avait pas retenu ces chefs d'accusation. Par ailleurs que ce soit devant le ministère public, la police judiciaire ou devant le tribunal, elle n'avait jamais été questionnée sur ces faits précis.<br />Madame Ingabire a dès lors déclaré devant la cour que son appel était basé sur 3 éléments de question préliminaires :<br />1. La première question préliminaire a trait à l'accord entre la République démocratique du Congo et le Rwanda repris dans un communiqué daté du 9 novembre 2007 dans lequel le médiateur était l'ONU. Cet accord stipulait que les combattants des FDLR qui regagneraient le pays ne seraient pas poursuivis pour des faits ayant eu lieu en République démocratique du Congo, à l'exception de ceux qui faisaient déjà l'objet de mandat d'arrêt émis par le TPIR ou le Rwanda sur le crime du génocide des Tutsi les crime de guerre et crimes contre l'humanité. Madame Ingabire a déclaré que le ministère public a ignoré délibérément cet accord pour trouver des témoins à sa charge, en l'occurrence ses co-accusés. A son avis, ces co-accusés ont été instrumentalisés par l'accusation pour fabriquer des preuves à conviction pour des faits qu'elle n'a jamais commis. Malheureusement, la haute cour a fermé les yeux et n'a pas tenu compte de cet accord, ce qui constitue une grave entrave à la justice et au retour de la paix dans la sous-région.<br />2. Madame Ingabire a déclaré devant la cour suprême que durant les audiences devant la haute cour, il y a eu un sérieux problème relatif à des décisions de la justice hollandaise dont l'exécution au Rwanda n'a jamais été demandée. Ici madame Ingabire a relaté que dans le jugement, la haute cour a relaté de façon erronée l'article 91 de la loi n°51/2008 datée du 9 septembre 2008. Cette loi stipulait que la haute cour est saisie des plaintes de demande d'exécution des jugements rendus par des juridictions étrangères.<br />3. Madame Ingabire a aussi regretté que la haute cour n'ait pas respecté la décision du tribunal de Rotterdam dans une communication envoyée à la justice rwandaise. En effet, elle avait indiqué que les pièces A, D et E ne pouvaient être utilisées que pour le chef d'accusation de complicité dans des actes de terrorisme, spécialement dans l'accusation de financement d'une force rebelle. Cet accord a été bafoué par ce que ces pièces ont été utilisées dans un nouveau chef d'accusation de trahison dans le but de porter atteinte au pouvoir en place et certaines dispositions de la constitution en vigueur par voie de terrorisme et de rébellion armée. Madame Ingabire demande donc que la cour suprême acte que ces pièces ont été utilisés de façon frauduleuse et ce faisant mettant à mal des accords conclus.<br />Concernant l'accusation de négationnisme, Madame Ingabire a déclaré devant la cour suprême que le ministère public avait retenu l'accusation d'idéologie du génocide. La défense de madame Ingabire avait démontré durant les audiences, le caractère non rétroactif de cette loi. En effet, la loi n°18/2008 est postérieure aux faits dont elle est reprochée. C'est ce qui a conduit le ministère public à demander à la cour de modifier l'acte d'accusation en négationnisme. Mais, le ministère public et la cour ont fait fi des dispositions du code de procédure pénale en ses articles 2, 5,38 et 64, concernant la façon dont les actes d'accusations sont portés à la connaissance de l'accusé. Il est dès lors étonnant que la cour condamne quelqu'un sur base de faits dont elle n'a pas été saisie et sur lesquels l'accusé n'a pas été interrogé que ce soit devant le ministère public que ce soit devant la police.<br />S'agissant du négationnisme et de l'idéologie du génocide, Madame Ingabire a déclaré que certaines dispositions relatives à la loi sur l'idéologie du génocide, et le négationnisme sont contraires à la constitution, spécialement dans le flou qu'ils entretiennent. Ingabire a déclaré qu'elle avait saisi la cour suprême qui avait jugé qu'elle ne trouvait aucune anomalie à cette loi. Elle a ajouté que son but était d'épuiser tous les recours, avant de saisir la cour africaine des droits de l'homme .<br />Parmi les autres anomalies que madame Ingabire a prié la cour suprême de considérer figurent les contradictions des déclarations de l'accusation que ce soit les déclarations du ministère public durant les audiences devant la cour, que ce soient les déclarations des témoins de l'accusation et co-accusés. Ces éléments suffisent pour que la cour suprême l'acquitte des deux chefs d'accusations pour lesquels elle a été condamnée de façon injuste.<br />Le procès se poursuit demain avec auditions de la défense de Madame Ingabire qui s'efforcera également de motiver l'appel de leur cliente et les nombreuses anomalies dans le jugement de la haute cour.<br />FDU-Inkingi<br />Boniface TWAGIRIMANA<br />Vice-President interimaire<br />Kigali le 17 Avril 2013</p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Sun, 21 Apr 2013 02:25:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>RDC : Pour que la Brigade d'intervention ne soit pas une tentative vaine...</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/rdc-pour-que-la-brigade-dintervention-ne-soit-pas-une-tentative-vaine/index.html</link>
			<description>RDC : Pour que la Brigade d'intervention ne soit pas une tentative vaine, ou la paix une conquête...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><b><a href="http://congo-revolution.blogspot.be/" title="Opens external link in new window" target="_top" class="external-link-new-window" >Lettre ouverte à Monsieur Ban Ki Moon,&nbsp; Secrétaire Général de l’Organisation des Nations-Unies</a></b></p>
<p class="bodytext"><b>New-York, Etats-Unis d’Amérique.</b></p>
<p class="bodytext">Monsieur le Secrétaire Général,</p>
<p class="bodytext">C’est avec un grand soulagement que nous avons accueilli la nouvelle de la création, par la <b>résolution 2098 du Conseil de sécurité</b> de l’ONU, sur votre recommandation, d’une Brigade d’intervention au sein de la MONUSCO, avec un mandat explicite de «&nbsp;neutraliser tous les groupes armés&nbsp;» actifs dans l’Est de notre pays. C’est depuis le début de l’année dernière, et l’apparition du sinistre M23 que nous avions écrit et manifesté pour demander la transformation du mandat de la MONUSCO afin qu’elle devienne véritablement une force d’imposition de la paix, au lieu de prétendre «&nbsp;maintenir&nbsp;» une paix inexistante.</p>
<p class="bodytext">La création de la <b>Brigade d’intervention</b> nous redonne espoir en l’avènement de la paix dans notre pays et spécialement dans la province du Nord-Kivu, après deux décennies de guerres cycliques et de violences inouïes. Nous nous réjouissons aussi de ce que le Conseil de sécurité ait tenu à rappeler la responsabilité première du gouvernement congolais à assurer la paix et la sécurité du pays, et à défendre son indépendance et sa souveraineté.</p>
<p class="bodytext">Monsieur le Secrétaire Général,</p>
<p class="bodytext">Notre réjouissance est malgré tout emprunte de prudence et d’inquiétude, au regard de certains éléments qui risquent de compromettre, soit la réalisation effective et rapide de la mission d’imposition de la paix assignée à la Brigade d’intervention, soit la pérennité de la paix qu’elle aura pu imposer.</p>
<p class="bodytext">C’est sur ces éléments que nous souhaiterions attirer votre attention, et à travers vous, celle de l’ensemble de la communauté internationale et des autorités congolaises. Notre unique leitmotiv, c’est que nous avons subi les guerres et les violences répétitives dans notre propre chair, et que nous ne voulons ni de trêve, ni de demi-solutions&nbsp;: nous voulons d’une paix véritable, solide et durable pour enfin nous développer et nous épanouir.</p>
<p class="bodytext">Une telle paix ne peut s’accommoder ni de nouvelles primes à des criminels impénitents de quelque bord qu’ils soient&nbsp;; ni de l’impunité ou des arrangements occultes. Une telle paix ne peut pas non plus s’accommoder d’un voile pudique sur les problèmes réels de gouvernance, d’atteintes à la constitution et à la démocratie, d’injustices sociales, de corruption, de légèreté et d’incompétence que nos dirigeants actuels entretiennent délibérément.</p>
<p class="bodytext">Monsieur le Secrétaire Général,</p>
<p class="bodytext">La République Démocratique du Congo a tout le potentiel pour devenir une grande nation, démocratique, paisible et prospère, et le moment est propice pour tourner définitivement la longue page des guerres répétitives, des violences, et des atteintes à la démocratie. En dépit de leurs lacunes, la résolution 2098 et l’accord-cadre d’Addis-Abeba offrent une chance réelle d’évolution positive dans cette direction. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>
<p class="bodytext">Si, au-delà des textes et des déclarations d’intention, la communauté internationale est réellement résolue à contribuer à l’avènement d’une paix véritable et durable, gage du développement de la <b>RD Congo</b> et de l’épanouissement de son peuple – ce dont la sous-région, l’Afrique et le monde ne manqueront pas de tirer meilleur bénéfice qu’actuellement –, nous l’exhortons, à travers vous, à : &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>
<p class="bodytext">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<i>Mettre à la disposition de la Brigade d’intervention</i>, non seulement des moyens financiers et matériels suffisants et adéquats (notamment les drones et les hélicoptères), mais aussi leurs troupes aguerries et possédant avec la RDC plus d’affinités. L’une des raisons de l’échec de la <b>MONUSCO</b> durant la décennie de sa présence nous semble être le manque de motivation suffisante de la part des pays pourvoyeurs de l’essentiel des troupes. Outres les Etats de l’Afrique australe qui ont déjà proposé leurs troupes à la Brigade d’intervention, les pays occidentaux comme&nbsp;<i>les Etats-Unis d’Amérique, la France, la Belgique, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Norvège, la Suède et le Canada</i>&nbsp;devraient eux aussi mettre à contribution leurs armées plus expérimentées, mieux entraînées et mieux équipées pour plus d’efficacité de la Brigade d’intervention. C’est une question de cohérence et de responsabilité et cohérence de leur engagement politique et diplomatique en RDC et en Afrique des Grands-Lacs. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>
<p class="bodytext">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<i>S’assurer que la Brigade d’intervention est déployée dans les meilleurs délais, et qu’elle accomplit sa mission le plus rapidement possible&nbsp;</i>: les trente jours annoncés pour l’opérationnalisation de cette Brigade ne devraient pas être dépassés, au risque de permettre aux groupes armés visés d’élaborer des stratégies pour se soustraire à la traque sans disparaître vraiment. Par ailleurs, les dix ans de la MONUSCO, c’est déjà trop. Nous apprécions que dans ce contexte particulier, la communauté internationale nous aide établir les bases d’une paix durable et d’une stabilité certaine, mais cela ne peut en aucun cas justifier une présence et une assistance permanentes. Les actions de la communauté internationale ne seront légitimes que pour autant qu’elles visent à nous aider à prendre nos responsabilités, à nous conduire souverainement en tant que Nation, à atteindre notre résilience.&nbsp;</p>
<p class="bodytext">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<i>Ne pas s’écarter de la résolution 2098 qui vise tous les groupes armés locaux et étrangers&nbsp;</i>: la communauté internationale ne doit pas tomber dans les mêmes errements que ceux de notre gouvernement qui a trop souvent tendance à considérer certains groupes armés comme «&nbsp;plus importants&nbsp;», ou «&nbsp;plus tolérables&nbsp;», ou «&nbsp;plus fréquentables&nbsp;» que d’autres. Tous les groupes armés, y compris le <b>M23</b>, doivent être neutralisés sans condition ni différenciation comme stipulé dans la résolution 2098 (2013). La communauté internationale doit peser de tout son poids pour qu’aucune mesure autre que le désarmement volontaire et sans condition ne soit plus accordée à aucun groupe armé, quel qu’il soit&nbsp;: ni intégration au sein de l’armée nationale, ni accords occultes, ni amnistie collective, ni mutation en groupements politiques des groupes armés comme par le passé.</p>
<p class="bodytext">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<i>Maintenir la pression sur les autorités congolaises&nbsp;</i>pour que les réformes que toute la population attend, et qui sont le véritable gage de la cohésion nationale et de la paix durable, soient effectivement entreprises&nbsp;: réforme du secteur de sécurité&nbsp;; mise en œuvre accélérée de la décentralisation&nbsp;; réformes électorales&nbsp;; réforme de la justice et jugement de tous les crimes commis en RDC ces vingt dernières années&nbsp;; mise en place de toutes les institutions prévues dans la constitution du 18 février 2006&nbsp;; réformes électorales et tenue en cette année 2013 des élections provinciales, sénatoriales et locales&nbsp;; engagement concret dans la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance économique&nbsp;; réformes économiques et sociales&nbsp;; etc. Pour ce faire, nous attendons de la communauté internationale qu’elle encourage et soutienne ces réformes. Dans cette optique, pourquoi ne pas réduire les autres effectifs quasi inutiles de la MONUSCO ainsi que leur budget, et engager ces moyens dans le soutien aux réformes prioritaires comme celle du secteur de sécurité&nbsp;? Nous pensons qu’il est important d’encourager le gouvernement congolais à adopter et rendre public, dans les meilleurs délais,&nbsp;<i>une feuille de route pour la mise en œuvre de toutes ces réformes</i>, avec un chronogramme clair.</p>
<p class="bodytext">Monsieur le Secrétaire Général,</p>
<p class="bodytext">La résolution 2098 est un pas important de la communauté internationale dans l’accompagnement de notre pays vers le recouvrement de la paix et de la stabilité, mais beaucoup reste encore à faire. A commencer par la réalisation effective et rapide de tous les points énumérés dans cette résolution. Nous osons espérer que la mutation opérée dans la façon dont la communauté internationale perçoit la crise dans notre pays permettra une amélioration concrète de la situation. Notre souci est de nous défaire des chaînes qui empêchent depuis tant de décennies notre Nation de prendre son envol. Nous avons besoin, non pas d’une tutelle permanente, mais d’un soutien sincère des autres Nations du monde, pour réaliser ce rêve commun à notre génération.</p>
<p class="bodytext">Nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l’expression de notre considération hautement distinguée.</p>
<p class="bodytext"><i>Fait le 3 avril 2013, à Goma (province du Nord-Kivu).</i></p>
<p class="bodytext">Pour La LUCHA, les signataires&nbsp;:</p>
<p class="bodytext"><i>1. Fred Bauma Winga&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 6.Micheline Mwendike Kamate,</i></p>
<p class="bodytext"><i>2. Jean-Mobert N. N’senga&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 7.Luc Nkulula-wa-Mwamba</i></p>
<p class="bodytext"><i>3.Chantal Faida Mulenga-Byuma&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 8.Fidèle Niyirema</i></p>
<p class="bodytext"><i>4.François Lukaya N’yombo &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 9.Claudia Chuma</i></p>
<p class="bodytext"><i>5.Serge Kambale Sivyavuwa&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</i></p>
<p class="bodytext"><b>A lire aussi</b><i> :</i> <br /><a href="http://actudukivu.blogspot.be/2012/09/ils-etaient-une-cinquantaine-de-jeunes.html" title="Opens external link in new window" target="_top" class="external-link-new-window" >La jeunesse de Goma exige que la Monusco passe à l'action <br />pour pacifier le nord-Kivu</a><i>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</i></p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 05 Apr 2013 11:58:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Rwanda. Rapport parlementaire : entre délire de persécution et aveu de totalitarisme </title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/rwanda-rapport-parlementaire-entre-delire-de-persecution-et-aveu-de-totalitarisme/index.html</link>
			<description>Le 11 février 2013, sept parlementaires rwandais (quatre sénateurs et trois députés) ont publié un...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><span style="font-size: 12px;">Le 11 février 2013, sept parlementaires rwandais (quatre sénateurs et trois députés) ont publié un document de 197 en Kinyarwanda qu’ils ont intitulé en traduisant : «&nbsp;<a href="fileadmin/user_upload/documents/2013/RAPORO-DRC-1.pdf" title="Initiates file download" class="download" >Rapport sur l’injustice que subit le Rwanda consécutivement à l’insécurité qui règne à l’Est de la République Démocratique du Congo</a></span><b style="font-size: 12px;">&nbsp;</b><span style="font-size: 12px;">»</span><span style="font-size: 12px;">.&nbsp;</span></p>
<p class="bodytext"><span style="font-size: 12px;">A défaut d’être un véritable rapport parlementaire tels que nous les connaissons dans des pays civilisés et démocratiques, ce document constitue un chef d’œuvre en matière de pleurnicheries de la part d’un régime longtemps gâté par l’opinion et les puissances occidentales qui découvre soudain ses caprices (hélas meurtrières). Les sept parlementaires, conduits par l’ancien prêtre catholique défroqué <b>Jean Damascène Bizimana</b>, n’ont pas fait dans la dentelle pour s’attaquer au monde entier. Leur postulat était simple&nbsp;: toute personne physique ou morale qui à un moment ou un autre a osé dénoncer les crimes du régime de Paul Kagame ou qui a tout simplement émis un avis critique sur ce régime dictatorial qui sévit au Rwanda depuis 1994, doit être considérée comme un «&nbsp;ennemi du Rwanda&nbsp;». Ceci posé, il n’a pas été difficile à l’ex-prélat Jean Damascène Bizimana et son groupe de rédiger les 197 pages en démonstration de cette thèse.</span></p>
<p class="bodytext">Ainsi passent sous la moulinette de nos braves parlementaires&nbsp;: des enquêteurs des Nations Unies, des chercheurs et spécialistes de la région, des ONG, des organes de presse, des magistrats, des organisations de la Société civile tant rwandaises que congolaises, des religieux, des Etats et même des personnalités prises individuellement. Bref, tout ce monde en veut au «&nbsp;gentil Paul Kagame&nbsp;» et à son régime «&nbsp;exemplaire&nbsp;» au monde en matière de démocratie et de la défense des droits de l’homme sans parler de ses performances économiques «&nbsp;extraordinaires&nbsp;». On n’est pas loin du délire de persécution&nbsp;!</p>
<p class="bodytext"><b>Les enquêteurs des Nations Unies reçoivent les premières salves du régime</b></p>
<p class="bodytext">Avant de clouer au pilori le pauvre <b>Steve Hege</b>, le dernier chef du Groupe des experts qui a fait état du soutien de Kigali à la rébellion du <b>M23</b>, nos parlementaires ont pris soin de remonter jusqu’à Gersony et Roberton Garreton qui avaient révélé les crimes commis par l’armée de <b>Paul Kagame</b> dès 1994 alors même que les protecteurs de celui-ci ont réussi à enterrer leurs rapports. Le Mapping Report de 2010 est considéré comme «&nbsp;un chiffon de papiers&nbsp;» malgré la rigueur unanimement reconnue dont ont fait preuve ses rédacteurs et la précision des faits qui y sont rapportés. Ils embrayent en prêtant des intentions au belge Bernard Leloup qui vient à peine d’être nommé expert dans ce groupe et donc qui n’est pas parmi ceux qui ont rédigé le rapport accusateur de l’an dernier. Sa faute&nbsp;: avoir, il y a quelques années et en tant que spécialiste de l’Afrique centrale, émis des réserves sur la nature démocratique du régime de Kagame. La sanction n’a pas tardé&nbsp;: il est désormais personae non grata au Rwanda&nbsp;!</p>
<p class="bodytext"><b>Les chercheurs et autres spécialistes de la région y passent</b></p>
<p class="bodytext">Le belge Filip Reyntjens n’est pas épargné. Y passe aussi le français André Guichaoua pourtant l’un des «&nbsp;bourreaux médiatiques&nbsp;» des personnalités chassées par le FPR en 1994. Le père Serge Desouter est sans surprise dénoncé tout comme le professeur Bernard Lugan et l’allemand Halmut Strizek. Plus étonnant est l’attaque dirigée contre la française Madeleine Raffin qui pourtant s’est montrée très bienveillante envers le régime et qui même, dans <a href="http://www.editions-sources-du-nil.fr/Raffin.htm" title="Opens external link in new window" target="_top" class="external-link-new-window" >son dernier livre</a>&nbsp;ne se limite qu’aux témoignages de ce qu’elle a vécu sans jugement de valeur sur le régime.</p>
<p class="bodytext"><b>Les ONG, cette hantise des régimes dictatoriaux&nbsp;!</b></p>
<p class="bodytext">Comme pour ne pas contredire la règle, les ONG sont les plus vilipendées par le régime de Paul Kagame. Les plus connues comme Amnesty International ou Human Right Watch (HRW) sont purement et simplement accusées de complot contre le Rwanda. Les moins connues comme EURAC, International Crisis Group (ICG), sont accusés d’être sous influence des «&nbsp;génocidaires&nbsp;». On peut être sûr que les agents de ces ONG citées dans le rapport Bizimana peuvent oublier le rêve de remettre le pied au Rwanda de Paul Kagame. </p>
<p class="bodytext"><b>La presse en général et les journalistes n’ont pas été oubliés</b></p>
<p class="bodytext">En France, le quotidien «&nbsp;Marianne&nbsp;» et le périodique «&nbsp;Africa International&nbsp;» sont pris à partie. Un seul journal anglo-saxon, «&nbsp;The Guardian&nbsp;», est déclaré hostile à Paul Kagamé. Quant aux journalistes, les têtes à guillotiner sont celles du français <b>Pierre Péan</b>, les franco-camerounais Charles Onana et Marie-Roger Biloa, du français Stephen Smith, du belge Peter Verlinden ou encore du canadien Robin Philpot qui a aggravé son cas pour avoir un frère avocat, John Philpot, qui a défendu les ‘‘génocidaires’’ au TPIR.</p>
<p class="bodytext"><b>Des magistrats aussi en ont eu pour leurs grades</b></p>
<p class="bodytext">Bien entendu, les foudres sont tombées sur l’ancien juge anti-terroriste français <a href="http://www.olny.nl/RWANDA/Lu_Pour_Vous/Dossier_Special_Habyarimana/J_D_Bizimana_Bruguiere_Moquerie_Droit.html" target="_blank" >Jean-Louis Bruguière</a>. Il est voué aux gémonies pour avoir osé inculper des officiers du Front patriotique rwandais (FPR) au pouvoir au Rwanda. Le régime doit sûrement se réjouir de ce que, grâce à son activisme, la corruption, les menaces, la protection dont il jouit de la part des superpuissances anglo-saxonnes, le doute s’est installé quant à la responsabilité de Kagamé dans l’attentat du 06 avril 1994, alors qu’au départ tout était évident. Le confrère espagnol de Bruguière, le juge Fernando Merelles qui, lui aussi a émis des <a href="http://www.geraldfoci.net/acte-accusa-esp1.htm" target="_blank" >mandats d’arrêt contre 40 dignitaires du régime</a>, est considéré avec mépris.</p>
<p class="bodytext">Les associations de la Société civile tant rwandaise que congolaise sont clairement dénoncées dans ce complot ourdi contre le «&nbsp;petit gentil Rwanda&nbsp;» de Paul Kagame. Le pseudo-rapport cite pêle-mêle&nbsp;: AVICA, CLIIR en Belgique&nbsp;; Pro-Justicia Rwanda aux Pays-Bas&nbsp;; Ibukabose, COVIGLA et FEIDAR en France.</p>
<p class="bodytext">Les religieux catholiques sont très lourdement chargés par l’ex-abbé Jean Damascène Bizimana</p>
<p class="bodytext">On le savait extrémiste dès le moment où il avait profité de son séjour en France pour quitter les ordres et s’engager dans le mouvement ayant pour objectif la reconquête du Rwanda par les armes au milieu des années 80. Jean Damascène Bizimana, après avoir décroché un doctorat en Histoire, militera aux côtés d’un autre tutsi bien installé dans les milieux académiques de France, José Kagabo, pour vendre l’image de la rébellion du FPR et par après pour promouvoir le nouveau régime installé au Rwanda par elle en 1994. Tous les deux, ayant acquis la nationalité française, seront enfin récompensés par Kagame pour leurs bons et loyaux services rendus au FPR en les nommant «&nbsp;Sénateurs&nbsp;» au parlement rwandais où ils siègent tout en maintenant leurs contacts et leurs activités académiques en France. L’abbé défroqué Jean Damascène Bizimana se livre donc à une attaque rangée contre ses anciens coreligionnaires qui ont eu le courage de dénoncer les crimes du<b> FPR</b>. Il parvient même à minimiser le massacre délibéré ordonné par Paul Kagame le 5 juin 1994 des évêques du Rwanda à Gakurazo près de Kabgayi, crime qui est resté impuni et dont les exécutants tels Wilson Gumisiliza et Fred Ibingira ont été promus (pour ce fait de guerre&nbsp;?) au rang de «&nbsp;généraux&nbsp;». L’abbé défroqué Jean Damascene Bizimana a profité de l’occasion pour la publication de ce soi-disant rapport parlementaire pour régler ses comptes avec l’Eglise catholique qu’il a reniée&nbsp;?</p>
<p class="bodytext">Parmi les Etats mis en cause, comme on pouvait s’y attendre, la France vient en premier. Les parlementaires remuent la vielle affaire comme quoi la France avait soutenu le régime de Habyarimana alors en guerre contre le FPR de Paul Kagamé soutenu alors&nbsp;par l’Ouganda. Ils font facilement un raccourci pour conclure que les résolutions et les rapports qui dénoncent Kigali pour ses actions en RDC sont l’œuvre de la France. L’ex-abbé Jean Damascène Bizimana passe outre le fait qu’une certaine classe politique très puissante s’emploie en France même, à faire taire, avec des moyens colossaux, tous ceux qui tentent de faire prévaloir leur droit (les familles des victimes des crimes commis par l’armée du FPR)&nbsp; ou défendre leur honneur (des soldats de l’Armée française régulièrement bafoués dans la presse pro-FPR) chaque fois que le régime Kagame est mis en cause.</p>
<p class="bodytext">Finalement en lisant bien ce document de propagande politique présenté comme un rapport parlementaire, on comprendra que le régime n’est pas du genre à supporter une critique et même une idée divergente. Cette idée est simplement inconcevable dans le Rwanda de Paul Kagame de façon que des parlementaires se chargent de donner ce message au monde entier. Selon eux, les spécialistes de la région doivent être de la veine d’un Jean Pierre Chrétien, les véritables journalistes sont Jean <b>François Dupaquier</b>, <b>Maria Malagardis</b> de Libération, François Soudan de «&nbsp;Jeune A’Fric&nbsp;», ou l’ougandais Mwendwa. De même, seules les organisations comme Survie ou Collectifs des Parties Civiles d’Alain Gauthier et sa femme Daphrose devaient avoir le droit de mener leurs actions dans le monde.</p>
<p class="bodytext">Bref le fameux «&nbsp;Rapport Jean Damascène Bizimana&nbsp;» n’est qu’un manifeste du régime du FPR personnifié par le général Paul Kagame et dans lequel est livrée sa vision du monde&nbsp;: Aucune contradiction n’est tolérable. Hélas, cette vision est plutôt dantesque pour les Rwandais qui la subissent depuis deux décennies. Puisse le reste du monde s’en passer&nbsp;!</p>
<p class="bodytext">Ghislain Mikeno<br /><span style="font-size: 12px;">31/03/2013</span></p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Sun, 31 Mar 2013 19:56:00 +0200</pubDate>
			<enclosure url="http://www.musabyimana.be/uploads/media/RAPORO-DRC-1.pdf" length ="3188661" type="application/pdf" />
		</item>
		
		<item>
			<title>Est de la RDc : que cache l’éclatement du M23?</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/est-de-la-rdc-que-cache-leclatement-du-m23/index.html</link>
			<description>Guerre à l’Est de la RDC : le scénario de 2009 se répète et c’est toujours Kagame qui en est le...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">En mars 2012, une mutinerie&nbsp;de certains éléments tutsi des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FRDC) a éclatée et s’est vite transformée en une rébellion avec des revendications politiques. Ces mutins avaient été intégrés au sein des FRDC en 2009 après que la rébellion à laquelle ils appartenaient, le CDNP (Conseil national pour la Défense du peuple), ait signé un accord, dans la ville de Goma, avec le gouvernement congolais le 23 mars 2012. C’est pourquoi la nouvelle rébellion a pris le nom de M23 (pour le 23 mars, date de la signature de l’accord de 2009). Cet accord, concocté pour mettre fin à la rébellion conduite par le général «&nbsp;tutsi congolais&nbsp;» Laurent Nkunda, avait été possible après l’éclatement du CNDP et l’intervention de Paul Kagame qui a neutralisé une des deux factions, à savoir celle de Laurent Nkunda lui-même maintenu en «&nbsp;résidence surveillée&nbsp;» au Rwanda, et en ordonnant aussi à l’autre aile, celle de <b>Bosco Ntaganda</b>, de signer l’accord avec Kinshasa.</p>
<p class="bodytext">Aujourd’hui, après une année de cache-cache mais aussi de contrôle d’une partie du Nord-Kivu par la rébellion tutsi qui est même parvenue à occuper la capitale provinciale Goma pendant une semaine, un temps plus que suffisant pour piller jusqu’aux pavés de la chaussée, le «&nbsp;Deus ex-Machina&nbsp;» Paul Kagame vient encore de démontrer que toute solution, même partielle au Kivu, doit passer par lui. </p>
<p class="bodytext">Avec le lancement du <b>M23</b>, les voix s’étaient élevées pour dénoncer cette n<sup>ième</sup> agression de la RDC par le Rwanda sous couvert de rébellions internes. Le Groupe des Experts des Nations Unies a démontré, dans ses rapports, que le M23 est commandé de Kigali et qu’il recevait des appuis en hommes et en matériel du Rwanda. Certaines puissances occidentales, même parmi les inconditionnels soutiens au régime de Kagame, ont envoyé un signal fort au dictateur de Kigali en suspendant - certes symboliquement si l’on tient compte des montants dérisoires - leurs aides au budget direct de Kigali. Entretemps, le M23, après son forcing sur Goma, avait réussi à imposer à Kinshasa une négociation directe à Kampala sous la médiation de l’Ouganda, un autre pays accusé par le <b>Groupe des Experts de l’Onu</b> de soutenir la même rébellion. </p>
<p class="bodytext">A la veille de la signature d’un accord, le M23 se scinde en deux factions exactement comme en 2009. Après une semaine d’affrontements, la faction fidèle au chef politique <b>Jean Marie Runiga</b>, celle-là même qui, semble-t-il, était en réalité dirigée militairement par Bosco Ntaganda inculpé par la CPI et obligé de vivre en clandestinité, se replia au Rwanda dans la nuit de vendredi 15 et la journée du 16 mars 2013. Le gouvernement rwandais affirme que les militaires ont été désarmés mais ne précise&nbsp;pas le sort des officiers supérieurs qui commandaient ces militaires et parmi lesquels plusieurs sont recherchés par la CPI ou la justice congolaise. Ainsi la faction «&nbsp;victorieuse&nbsp;», celle qui a les faveurs de Kagame et dirigée par <b>Sultan Makenga</b>, s’apprête à signer un accord avec le gouvernement de Kinshasa qui, entre autres, prévoit l’intégration des rebelles du M23 dans les FRDC comme en 2009 quand les soldats du CNDP de Bosco Ntaganda furent intégrés au sein des FRDC après l’éloignement de <b>Laurent Nkunda</b>. Ainsi donc&nbsp;: «&nbsp;Bis Repetita…&nbsp;»&nbsp;! On revient à la case départ.</p>
<p class="bodytext">Après une campagne de communication digne de Hollywood, le général renégat Bosco Ntaganda, vient d’être découvert «&nbsp; comme par hasard&nbsp;» dans les enceintes de l’Ambassade des Etats-Unis à Kigali. Après moult <a href="http://www.lesoir.be/209588/article/actualite/monde/2013-03-17/rdc-kigali-dement-avoir-accueilli-rebelle-bosco-ntaganda" target="_blank" >démentis</a> , dans la matinée du 18 mars 20013, la valeureuse<b> Louise Mushikiwabo</b>, la ministre des Affaires Etrangères du Rwanda, a annoncé au monde qu’elle venait d’apprendre que Bosco Ntaganda se trouvait à Kigali et plus précisément <a href="https://twitter.com/LMushikiwabo/status/313681289670713345" target="_blank" >dans l’ambassade des USA</a>. &nbsp;</p>
<p class="bodytext">Ainsi donc, la boucle est (provisoirement) bouclée, comme en 2009 quand l’épisode Laurent Nkunda prit fin avec sa «&nbsp;neutralisation&nbsp;» par le même Kagame pour mettre à sa place Bosco Ntaganda. Contrairement à Laurent Nkunda, Ntaganda est définitivement mis hors-jeu car recherché par la CPI et la justice congolaise. Même s’il n’était pas livré à l’une de ces juridictions, il restera désormais dans l’ombre et ne servira plus Kagame. </p>
<p class="bodytext"><b>Les enjeux colossaux</b></p>
<p class="bodytext">Pour essayer de comprendre l’énergie et l’acharnement que met le régime de <b>Paul Kagame</b> pour déstabiliser l’Est de la RDC, il faut d’abord se rendre compte que les enjeux sont énormes et même vitaux pour le régime qui règne au Rwanda depuis 1994. Ces enjeux sont politiques, sociologiques, économiques et géostratégiques.</p>
<p class="bodytext"><i>Enjeux politiques</i>&nbsp;: Le régime du FPR incarné par Paul Kagame tire sa légitimité sur le fait qu’il aurait arrêté le génocide en 1994. Dès lors, il a eu les coudées franches et a reçu un chèque en blanc de la Communauté Internationale pour poursuivre militairement et juridiquement ceux qui sont supposés avoir l’intention de vouloir encore commettre un génocide contre les Tutsi. Partant de là, il a assimilé toute opposition armée à une excroissance des génocidaires de 1994 qui voudraient « achever le travail&nbsp;». Sachant qu’un mouvement politico-militaire, les <b>FDLR</b>, a reconnu avoir ses bases à l’Est de la RDC, Kagame aura toujours un prétexte en or pour y intervenir au motif d’attaque préventive ou de riposte. Kagame agitera cet épouvantail même quand ces FDLR auront perdu toute capacité de nuisance et même les maintiendra «&nbsp;artificiellement&nbsp;» en vie avec ses «&nbsp;Forces spéciales&nbsp;» déployées à l’Est de la RDC et au besoin il entreprendra des actions en leurs noms pour justifier ses interventions en RDC. Ainsi l’existence des FDLR sert grandement le régime de Kagame de façon que même si ce mouvement s’éteignait, Kagame ferait tout pour le recréer ou créer son supplétif dans le Kivu. Il y va de la survie d’un régime dictatorial où une oligarchie militaire fait la pluie et le beau temps au Rwanda. </p>
<p class="bodytext"><i>Enjeux sociologiques</i>&nbsp;: Le régime du FPR qui règne sur le Rwanda depuis 1994 est largement tributaire de tous les émigrés tutsi qui étaient éparpillés dans les pays de la région avant l’invasion du 01 octobre1990. Le FPR qui, au lancement de sa guerre de conquête, était essentiellement composés d’éléments<b> tutsi</b> de l’armée ougandaise et donc d’anciens réfugiés rwandais en Ouganda, a vite été rejoint par d’autres combattants venant des pays voisins du Rwanda. Presque chaque famille qui était réfugiée au Burundi peut se prévaloir d’avoir au moins un de ses fils qui a rejoint le FPR. Idem en Tanzanie, au Kenya. Au Zaïre, ce fut encore plus marqué. Non seulement les réfugiés tutsi arrivés dans les années 1959-1963 ont envoyé leur enfants sur le front, mais aussi les familles tutsi qui étaient installées depuis longtemps ont contribué à l’effort de guerre pour «&nbsp;libérer&nbsp;» le Rwanda de leur ancêtres. </p>
<p class="bodytext">Cette situation met Kagame et le cercle restreint qui dirige le pays dans une situation d’avoir une dette morale qui les oblige à toujours veiller aux Tutsi disséminés dans la région des Grands Lacs et qui, forcément, ne peuvent pas tous rentrer au Rwanda, mais qui ont contribué à la reconquête du pays. Le problème, c’est qu’il devrait intervenir non seulement au Congo mais aussi Burundi, en Ouganda, en Tanzanie, au Kenya, etc. si chaque fois que ceux qui ont fourni des bras au<b> FPR-Inkotanyi</b> devaient être défendus même dans des pays où ils vivent. C’est la déstabilisation de la région assurée et c’est à quoi on assiste depuis des années.</p>
<p class="bodytext"><i>Enjeux économiques</i>&nbsp;: ce sont les plus déterminants quant à l’obstination du régime de Paul Kagame à déstabiliser l’Est de la RDC. Depuis sa première invasion de 1996 et surtout son occupation de longue durée d’une partie de la RDC depuis 1998, Kagame a bâti l’économie du Rwanda sur les bases du pillage des richesses des la RDC. Les groupes armés à sa solde ont pour mission, et sous la supervision des ses «&nbsp;Special Forces&nbsp;» déployées en force au Kivu, au Manieme et au Katanga, de d’abord s’accaparer des réserves de minerais dans les zones sous leur contrôle ou qu’ils visent et de les acheminer au Rwanda, avant toute revendication politique. On l’a vu avec la prise de Goma en décembre 2012 par le M23 quand le dépôt des minerais qui attendaient à être évacués, fut un des premiers objectifs. Des camions bondés de <b>coltan</b>, d’or, &#133;, traversèrent la frontière entre Goma et Gisenyi nuitamment avant que la ville ne fut «&nbsp;officiellement&nbsp;» déclarée prise par le M23.&nbsp; </p>
<p class="bodytext">Comme pour rendre compte au monde de cet état de choses et couper l’herbe&nbsp;sous les pieds de ceux qui penseraient que le Rwanda n’a pas de minerais dans son sous sol, le gouvernement vient de rendre public un projet visant à doubler, d’ici un an, sa production de minerais rares comme le coltan et l’or. D’où viendront ces minéraux sachant que le sous-sol rwandais - jusqu’à ce jour - en est dépourvu ou en dispose à des quantités infinitésimales comme peuvent le vérifier les recherches scientifiques&nbsp;? Cerise sur le gâteau, le même gouvernement rwandais vient de déclarer qu’il compte désormais ne plus exporter des minéraux bruts, et <a href="http://www.agenceecofin.com/gestion-publique/0903-9455-rwanda-le-premier-ministre-annonce-un-changement-de-cap-dans-le-secteur-minier" target="_blank" >qu’il n’exportera que des minerais «&nbsp;finis»</a>, c'est-à-dire d’abord traités au Rwanda. Cette mesure vise évidemment à contourner les mesures qui imposent la traçabilité de ces minerais. Des tonnes de stocks pillés en RDC seront ainsi traités et recevront l’étiquette «&nbsp;Made in Rwanda&nbsp;» et le tour sera joué. Actuellement, l’économie du Rwanda est fondée sur cette hypothèse que le pillage du Congo sera permanent et c’est pourquoi les «&nbsp; anciens enfants-soldats&nbsp;» de l’ougandais Yoweri Kaguta Museveni qui l’avaient aidé à s’emparer de Kampala en 1986 et que lui-même a plus que aidé à s’emparer de Kigali en 1994, n’ont d’autre choix que de rester à l’Est de la RDC sous une forme ou une autre.</p>
<p class="bodytext"><i>Enfin les enjeux&nbsp;géostratégiques</i> expliquent pourquoi Paul Kagame ne se soucie pas des «&nbsp;quand dira-t-on&nbsp;» car il sait par avance que le Congo est voué à la balkanisation et que l’un des états qui en sortiront sera de son obédience comme lors du démembrement de la Yougoslavie puis de la Serbie. Le Kosovo est devenu indépendant sous le prétexte que les habitants de cette province de la Serbie historique étaient «&nbsp;albanophones&nbsp;». On se rappellera qu’en 1996, l’offensive pour démanteler les camps des réfugiés hutu de l’Est du Zaïre et par la suite chasser le maréchal Mobutu du pouvoir avait été présenté comme une initiative des «&nbsp;Banyamulenge, des Tutsi congolais&nbsp;», une tribu jusque là inconnue dans la région. Aujourd’hui, la propagande de Kagame ne parle plus de «&nbsp;Tutsi congolais&nbsp;» mais de «&nbsp;Congolais rwandophones&nbsp;». Allez comprendre&nbsp;! </p>
<p class="bodytext">L’épisode Ntaganda illustre clairement le jeu des USA dans la région et leur main agissante qu’est le Rwanda de Paul Kagame. Dès lors, l’on comprend pourquoi&nbsp; la conquête du Rwanda en 1994 par les éléments de l’armée ougandaise conduits par le même Paul Kagame devait impérativement se faire même au prix des millions de morts qui ne pèsent, hélas&nbsp;!, pas grand chose au vu des intérêts des superpuissances face à Paul Kagame et à sa clique, qui sont appelés à défendre (à leur corps défendant aussi ), les intérêts de ceux qui les ont, contre toute logique, faits «&nbsp;maîtres&nbsp;» de la Région des Grands- Lacs.</p>
<p class="bodytext">Mike Kinyonge<br />20/03/2013</p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 20 Mar 2013 11:59:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Actualité des Grands Lacs - Semaine du 9 au 15 mars 2013</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/actualite-des-grands-lacs-semaine-du-9-au-15-mars-2013/index.html</link>
			<description>En RDC, des divergences subsistent quant à un accord entre le gouvernement congolais et la branche...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><span style="font-size: 12px;">En RDC, des divergences subsistent quant à un accord entre le gouvernement congolais et la branche du M23 de </span><b style="font-size: 12px;">Sultani Makenga</b><span style="font-size: 12px;">, qui a intronisé le nouveau chef politique du mouvement, </span><b style="font-size: 12px;">Bertrand Bisimwa</b><span style="font-size: 12px;"> et entend arrêter </span><b style="font-size: 12px;">Bosco Ntaganda</b><span style="font-size: 12px;"> pour qu’il soit traduit à la </span><b style="font-size: 12px;">CPI</b><span style="font-size: 12px;">. Ce projet d’accord, qui comprenait entre autres une amnistie pour ceux qui ne font pas l’objet de poursuites nationales et internationales, une accélération du processus de décentralisation et de la gouvernance locale, n’est pas à ce stade accepté par Sultani Makenga qui se dit surpris que ce projet n’ait pas été soumis aux négociations de Kampala. Sur le plan diplomatique, l’Union Africaine se dit «&nbsp;préoccupée par la situation humanitaire&nbsp;» au Nord Kivu tandis qu’une analyste fait état de l’échec des multiples plans de stabilisation au Kivu. De leur côté, les présidents angolais, sud-africain et congolais se sont rencontrés à Luanda dans la foulée de l’accord-cadre signé à Addis-Abeba. Par ailleurs, une mission militaire, composée d’officiers sud-africains, mozambicains et tanzaniens, s’est rendue à Goma pour y repérer des sites permettant d’accueillir la brigade d’intervention. Enfin, le ministre belge des Affaires étrangères marque lui aussi ses inquiétudes par rapport à la reprise des violences dans l’est. Il appelle à</span><span style="font-size: 12px;">&nbsp; </span><span style="font-size: 12px;">l’urgence en ce qui concerne les négociations de Kampala, négociations</span><span style="font-size: 12px;">&nbsp; </span><span style="font-size: 12px;">qui ont très peu de chance d’aboutir vu les divisions du M23 et auxquelles la société civile du Nord Kivu veut mettre un terme, à la nomination d’un envoyé spécial, à la mise en œuvre rapide d’une force d’intervention et du processus de dialogue national. Du côté du Sénat belge, les sénateurs ont demandé au gouvernement d’affecter les montants de la coopération affectés au Rwanda et à l’Ouganda à l’aide aux populations déplacées en RDC «&nbsp;pour autant qu’il ne s’agisse pas d’une aide bénéficiant à la population&nbsp;».</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Sur le terrain, les affrontements violents entre les deux branches du <b>M23</b> se sont poursuivis jusqu’à la fin de cette semaine près de Goma dans le territoire de Rutshuru entraînant des déplacements de populations. Ailleurs au Nord Kivu, des combats ont eu lieu entre ADF – NALU et les FARDC, tandis qu’à Kitchanga, où la vie reprend peu à peu, le ministre de l’Intérieur promet des sanctions contre les auteurs des crimes après les affrontements de la semaine dernière. Par ailleurs, des réfugiés d’un des camps de Mugunga, dont certains seraient de feux réfugiés et habiteraient Goma et ses environs, protestent contre le manque d’assistance. On signalera aussi que le gouverneur de la province craint une catastrophe humanitaire dans la région et qu’à Beni, un dialogue communautaire sur la sécurité a eu lieu sans la présence des groupes armés. Au Sud Kivu, un major des FARDC a été abattu par son garde-corps qui se serait vengé de mauvais traitements à son égard. De son côté, le docteur Mukwege affirme que le redéploiement des groupes armés a entraîné des violences sexuelles massives et méthodiques dans la région.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">En Province Orientale, des hommes armés non identifiés occupent six villages du territoire d’Aru. Enfin, an Kasaï, des accrochages ethniques ont eu lieu entre des clans établis à cheval sur les deux provinces.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Dans le domaine politique, une plate-forme de l’opposition en appelle à la tenue du dialogue national pour régler les conflits à l’est et demande une enquête sur le retrait des FARDC de Goma. Par ailleurs, la police a empêché des partisans de l’<b>UDPS</b> de célébrer le retour d’<b>Etienne Tshisekedi </b>qui s’était rendu en Afrique du Sud. De son côté, le ministre des Postes a retiré à neuf média audio-visuels leur licence d’exploitation pour non-paiement de leurs redevances. Signalons enfin que le ministre du Plan a annoncé le début des opérations d’un recensement général de la population de la RDC.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Dans le domaine de la justice et des droits humains, la <b>MONUSCO</b> déplore que seuls deux soldats aient été arrêtés pour les 126 viols commis à Minova par les FARDC après leur retrait de Goma. Par ailleurs, on note une nette augmentation dans les décès dans les prisons congolaises surpeuplées. Enfin, le président de l’assemblée provinciale du Katanga estime qu’il convient d’amnistier les <b>Maï-Maï</b> qui auront déposé les armes «&nbsp;pour lutter contre l’insécurité&nbsp;» dans la province.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Dans le domaine social enfin, la RDC vient en dernière position dans l’indice de développement humain dans le classement établi par le PNUD.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Au Burundi, deux figures de l’opposition sont rentrées au pays, la police ayant tenté d’empêcher leurs supporters de manifester. Ce retour a lieu dans le cadre de l’ouverture d’un dialogue politique entre le pouvoir et l’opposition en vue des élections de 2015&nbsp;: les participants ont mis au point une feuille de route après trois jours de négociations. On signalera aussi que des affrontements ont eu lieu entre la police et les partisans d’une prophétesse d’obédience catholique dans le nord du pays.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Au Rwanda, le gouvernement veut mettre fin à l’exportation des produits miniers à l’état brut&nbsp;: il prévoit le triplement de ses exportations minières d’ici 2017 (<i>dont la plupart proviennent sans doute de la RDC voisine. NDA).</i></span></p>
<p class="bodytext"><span style="font-size:12.0pt; line-height:115%">EurAC<br /><br /><i>Toutes les dépêches ci-après en fichier attaché</i></span></p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Sun, 17 Mar 2013 10:46:00 +0100</pubDate>
			<enclosure url="http://www.musabyimana.be/uploads/media/Semaine_9-15.3.2013.doc" length ="147456" type="application/msword" />
		</item>
		
		<item>
			<title>Suspension de l'aide au Rwanda : décision tardive mais judicieuse UDICIEUSE</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/suspension-de-laide-au-rwanda-decision-tardive-mais-judicieuse/index.html</link>
			<description>Le 21 février 2013, Tony Blair et Howard G. Buffet ont publié dans The Foreign Policy un...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Le 21 février 2013, <b>Tony Blair</b> et <b>Howard G. Buffet</b> ont publié dans&nbsp;<i>The Foreign Policy</i>&nbsp;un article dans lequel ils dénoncent la suspension de l’aide au Rwanda par beaucoup de pays occidentaux après qu’un rapport d’experts des Nations-Unies ait révélé le soutien du régime de Kigali aux rebelles du <b>M23</b> en République Démocratique du Congo (RDC). Ils prétendent que la suspension de l’aide au Rwanda risque d’anéantir l’une des plus grandes histoires de succès d’Afrique et de déstabiliser davantage toute la région.</p>
<p class="bodytext">La thèse de Blair et Buffet comporte deux problèmes majeurs&nbsp;: Premièrement, le soi-disant succès économique du Rwanda est un mythe qui ne résiste pas à l’épreuve des faits.</p>
<p class="bodytext">Deuxièmement, c’est une grave erreur de vouloir compenser les pires violations des droits de la personne du régime de Kigali à l’intérieur et à l’extérieur du pays par des performances économiques.</p>
<p class="bodytext">Pour commencer, Blair et Buffet prétendent que la suspension de l’aide au Rwanda ne s’attaque pas aux vrais problèmes de la région des Grands lacs africains. Mais ils omettent de mentionner que l’Est du Congo jouissait de la paix et de la stabilité avant l’exode massive des réfugiés rwandais en 1994, suivie directement de la première agression par le Rwanda en 1996 et par la suite de la première «&nbsp;Guerre mondiale africaine&nbsp;» en 1998.</p>
<p class="bodytext">Plus de cinq millions de personnes ont péri à cause de l’intervention du Rwanda dans l’Est du Congo.</p>
<p class="bodytext">La crise humanitaire actuelle dans cette partie du monde a été exacerbée par l’insurrection du groupe de rebelles M23 créé, armé et commandé par le régime de Kigali.</p>
<p class="bodytext">En bref, le Rwanda est au cœur des problèmes du Congo, et l’on ne peut pas les résoudre sans d’abord se pencher sur le cas du Rwanda. Les problèmes du Congo sont des symptômes d’un syndrome qui ronge son plus petit voisin&nbsp;: Il faut d’abord guérir le voisin pour que le Congo commence à se rétablir.</p>
<p class="bodytext">Notons au passage que les activités criminelles du régime de Kigali ont largement dépassé la région des Grands Lacs africains. Elles ont même atteint la Grande Bretagne – pays de M. Tony Blair – où les services de renseignement ont dû avertir des ressortissants rwandais des risques d’assassinat qui pesaient sur eux.</p>
<p class="bodytext">La suspension en cascade de l’aide au Rwanda suite à son soutien indéniable au M23 est, bien que tardive, une bonne stratégie. Si elle avait été adoptée plus tôt, beaucoup de vies humaines auraient été épargnées. L’inertie de la communauté internationale a amené le Rwanda à conclure qu’il n’a pas besoin de respecter les droits de ses citoyens ou la souveraineté de son voisin pour être bien accueilli à la table de négociation.</p>
<p class="bodytext">Ensuite, Blair et Buffet prétendent que le Rwanda connaît un succès économique trop rare pour être annihilé par la coupure d’indispensable financement. Bien que maintes fois répété, l’argument de succès économique du régime de Kigali perd beaucoup de son poids lorsqu’on le met en perspective. Bon nombre d’indicateurs montrent que le Rwanda est plutôt caractérisé par une pauvreté de masse, des inégalités croissantes et un niveau de vie de la population plus faible que la moyenne des pays africains au Sud du Sahara.</p>
<p class="bodytext">Les données de la Banque mondiale sur le Rwanda montrent que les inégalités entre les riches et les pauvres n’ont jamais été aussi élevées que maintenant. Entre 1985 et 2011, la part du produit intérieur brut détenue par la tranche des 10% les plus riches a presque doublé, passant de 24,58% à 43,22%, tandis que celle détenue par les 10% les plus pauvres s’est réduite de plus que la moitié, passant de 4,41% à 2,13%.</p>
<p class="bodytext">De par cette situation, le quotidien des rwandais est dramatique&nbsp;: Selon le programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), trois rwandais sur quatre (76,8% exactement) vivent en dessous du seuil de pauvreté avec moins de 1,25$ par jour.</p>
<p class="bodytext">Visiblement, la majorité de la population rwandaise ne fait pas partie de l’histoire de succès évoquée par Blair et Buffet.</p>
<p class="bodytext">Lorsqu’on l’évalue par rapport à la moyenne des pays africains au sud du Sahara, le Rwanda est loin d’être un îlot de prospérité dans un océan de misère. Comme le montre le rapport du PNUD sur l’indice du développement humain, le Revenu national brut par habitant du Rwanda est de 1&nbsp;133$ en prix constants de 2005, soit de 800$ en-dessous de la moyenne des pays africains au Sud du Sahara (1&nbsp;966$).</p>
<p class="bodytext">De grandes tours de bureaux et des banlieues cossues peuvent avoir changé le visage de la capitale Kigali, mais le reste du pays croupit dans la misère.</p>
<p class="bodytext">Les causes de la pauvreté de masse et des grandes inégalités de richesse sont essentiellement liées aux politiques en place. Au Rwanda, le pouvoir politique et économique sont concentrés entre les mains du Général <b>Paul Kagame</b> et de quelques officiers et hommes d’affaires autour de lui.</p>
<p class="bodytext">En plus d’être président du Rwanda, il est président du Front Patriotique Rwandais et de ce fait, il est aussi président de Crystal Ventures, une société du parti au pouvoir.</p>
<p class="bodytext">Celle-ci a investi dans tous les secteurs clés tels que la construction et le développement immobilier, l’agro-alimentaire, la télécommunication, la sécurité et bien d’autres. Elle constitue le deuxième plus grand employeur du pays après le secteur public. Comme on doit s’y attendre dans pareils cas, les situations de conflit d’intérêt, de monopole déguisé et de corruption de haut niveau sont monnaie courante à Kigali.</p>
<p class="bodytext">Les politiques appliquées dans le secteur agricole maintiennent aussi le milieu rural rwandais dans la pauvreté. Les agriculteurs ne peuvent, ni cultiver les produits de leurs choix, ni vendre ou disposer de leurs récoltes comme bon leur semble. Ils doivent planter des cultures choisis par le gouvernement sans les consulter, et ceux qui dérogent à cette règle voient leurs plantations détruites. Ils doivent aussi vendre leurs récoltes à de faibles prix dans des coopératives où quelques agents du parti au pouvoir contrôlent tout le processus de stockage, de transport et de commercialisation.</p>
<p class="bodytext">La discrimination exercée parmi les victimes de la tragédie rwandaise est également source de l’appauvrissement d’une partie de la population rwandaise. Bien que la tragédie rwandaise qui a culminé avec le génocide de 1994 et qui s’est prolongée par la suite en RDC a fait des victimes dans toutes les composantes de la population rwandaise, l’aide aux rescapés s’octroie de façon discriminatoire.</p>
<p class="bodytext">Ajoutés aux multiples violations des droits de la personne largement documentés par les organisations de défense des droits de la personne, ces quelques éléments montrent que parler d’histoire de succès pour le Rwanda est, au mieux de la désinformation, au pire du cynisme.</p>
<p class="bodytext">Les rwandais et les organisations de défense des droits de la personne qui ont tiré la sonnette d’alarme depuis longtemps ont apprécié la suspension, bien que tardive, de l’aide au Rwanda.</p>
<p class="bodytext">De fait, la communauté internationale s’est toujours senti coupable de ne pas être intervenu en 1994 au moment où se commettait le génocide contre les tutsi. Elle a par la suite fermé les yeux lorsque l’armée victorieuse du FPR massacrait systématiquement des hutu à l’intérieur du pays et au Congo-crimes que des rapports des Nations-Unies indiquent qu’ils pourraient être qualifiés de génocide par un tribunal compétent.</p>
<p class="bodytext">Contrairement aux recommandations de Blair et Buffet de continuer à aider aveuglement le Rwanda en ignorant l’insécurité qu’il sème au Congo, une nouvelle stratégie est nécessaire. Celle adoptée par la Grande Bretagne qui vient de décider l’octroie de £16 millions d’aide au développement au Rwanda mais d’atteindre directement les pauvres à travers des organisations non gouvernementales sans passer par le budget du gouvernement est louable. Mais il faudra aussi maintenir la pression sur le régime de Kigali pour qu’il se retire du Congo et qu’il ouvre l’espace politique.</p>
<p class="bodytext"><i>Emmanuel Hakizimana, Ph.D., économiste, Université du Québec à Montréal&nbsp;<br /></i><i>Gallican Gasana, rescapé du génocide, Toronto</i><br /><span style="font-size: 12px;">05/03/2013</span></p>
<p class="bodytext">Source :&nbsp;<a href="http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&amp;NewsId=4459" title="Opens external link in new window" target="_top" >http://www.lautjournal.info</a></p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 06 Mar 2013 12:43:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Paul Kagame a une mission : la balkanisation de la RDC</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/paul-kagame-a-une-meme-mission-la-balkanisation-de-la-rdc/index.html</link>
			<description>&quot;Selon le Petit Larousse, la balkanisation est un processus qui aboutit à la fragmentation en de...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Le 11 février 2013, dans <a href="http://www.lepotentielonline.com/5421-la-rdc-sur-les-traces-de-la-yougoslavie-et-du-soudan" target="_blank" >une intervention devant le Brookings Institute de Washington</a>, le Sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines, Johnnie Carson, s’est lâché et a clairement indiqué que la solution pour ramener la paix en RDC devra emprunter les schémas de l’ex-Yougoslavie ou du Soudan, voulant dire par là que la balkanisation de ce pays était un passage obligé.</p>
<p class="bodytext">L’Ambassadeur <b>Johnnie Carson</b> sait de quoi il parle. En effet il fut de 1991 à 1994 Ambassadeur des Etats-Unis à Kampala et à ce titre, il a accompagné la consolidation du pouvoir de Yoweri Museveni en Ouganda, l’invasion du Rwanda par les éléments tutsi de l’armée ougandaise et finalement la conquête totale du Rwanda par ceux-ci en 1994. Il a non seulement couvert cette violation flagrante de la paix internationale par un état membre de l’ONU mais a appelé également son gouvernement à soutenir cette conquête et à pourchasser les autorités légitimes. En effet, il n’a pas quitté la région puisque de 1999 à 2003, il était Ambassadeur au Kenya, d’où il pilotait les invasions successives de la RDC, la chasse aux anciens dignitaires rwandais pour qu’ils ne puissent plus se positionner en opposants crédibles et la poursuite de la partition du <b>Soudan</b>. &nbsp;L’on se souviendra que Yoweri Museveni avait, dans son cahier de charge en conquérant l’Ouganda, l’obligation de tout faire pour détacher le Sud-Soudan du reste du pays. Il s’y est employé de toutes ses forces sous la supervision des USA en soutenant <b>John Garang</b> qui hélas&nbsp;! &nbsp;mourra avant la réalisation de ce «&nbsp;rêve américain&nbsp;». Ce sera chose faite en 2011. Les troupes rwandaises y sont déployées en force. Et pour cause&nbsp;!</p>
<p class="bodytext">Museveni ayant accompli sa tâche, il incombe désormais à Kagame d’accomplir la sienne, à savoir favoriser la sécession des provinces du Kivu de la RDC. C’est ce qui est en train de se réaliser mais que l’Ambassadeur Johnnie Carson tenait à rappeler devant le Brookings Insitute, avant de quitter ses fonctions.</p>
<p class="bodytext"><b>The Brookings Institution : la boîte à idées des démocrates</b></p>
<p class="bodytext">C’est devant The Brookings Institution que Johnnie Carson est allé présenter son plan de sortie de crise en RDC. Hasard ou coïncidence ? La très célèbre think tank (boite à idées) américaine est le creuset de toutes les théories montées dans les milieux universitaires et politiques des Etats-Unis, pour soutenir ou laisser tomber un pays dans le monde. Le clan Clinton y a fait ses premiers pas.&nbsp;</p>
<p class="bodytext">Illustration. C’est au sein de The Brookings Institution qu’il a été conçu l’idée selon laquelle la gouvernance et le respect des droits humains sont absents dans plusieurs pays africains qui se distinguent par leur étendue géographique et la densité démographique de leurs populations. Pour cette institution, proche du parti démocrate, plus un pays est grand, plus il est difficile à gouverner. D’où, la conviction que seuls les petits Etats en Afrique peuvent être bien gouvernés.</p>
<p class="bodytext">Prenant le cas de la RDC, The Brookings Institution soutient que l’immensité de son territoire serait à la base des problèmes de gouvernance et autres conflits politiques qui secouent le pays. La solution, selon cette boite à idées, consisterait à le morceler en de petits Etats faciles à gouverner.</p>
<p class="bodytext"><b>Triste réalité et constat amer.</b></p>
<p class="bodytext">Qu’on le veuille ou non, Paul Kagame est en train d’être utilisé pour favoriser l’éclatement du Congo car selon les «&nbsp;cerveaux de Washington&nbsp;», la géante RDC tel&nbsp; qu’elle se présente actuellement, est ingouvernable et surtout pas par des «&nbsp;africains ordinaires&nbsp;». Tout comme les USA ont réussi à morceler le Soudan par Yoweri Museveni interposé, ils comptent faire de même en utilisant <b>Paul Kagamé</b> du Rwanda. Les Congolais devraient déjà penser comment gérer cet après-éclatement au lieu de se perdre dans des conjectures stériles car on l’a constaté, les desseins de «&nbsp;l’Uncle Sam&nbsp;» se réalisent même à long terme. Quant aux opposants rwandais, qu’ils sachent que tant que ceux qui ont créé et installé Kagamé à Kigali, pas pour ses beaux yeux mais pour l’utiliser au Congo, n’auront pas eu satisfaction ou la garantie que sa mission serait poursuivie et aussi bien accomplie, ils attendront longtemps.</p>
<p class="bodytext">Ghislain Mikeno<br /><span style="font-size: 12px;">04/03/2013</span></p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Mon, 04 Mar 2013 14:08:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Rwanda : Tony Blair soutiendrait-il Paul Kagame par cupidité et par racisme ?</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/rwanda-tony-soutiendrait-il-paul-kagame-par-cupidite-et-par-racisme/index.html</link>
			<description>Dans le numéro de Politique étrangère de Février 21, 2013, l'ancien Premier ministre britannique...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Dans le numéro de Politique étrangère de Février 21, 2013, l'ancien Premier ministre britannique <b>Tony Blair</b> et le milliardaire américain <b>Howard Buffet</b> ont plaidé auprès de la communauté internationale en faveur du Rwanda. Pour eux, les aides étrangères ne devraient pas être coupées pour Kigali suite à son soutien au mouvement M23 qui sème la désolation à l’Est de la RDC. Pourtant Blair et Buffet reconnaissent les conséquences terribles de la Seconde Guerre en RDC Congo, qui a fait plus de 5,4 millions de morts et affirment que ce conflit est «&nbsp;le plus meurtrier depuis la Seconde guerre mondiale&nbsp;». Depuis le déclenchement de l'insurrection M23, Blair et Buffet admettent que 900.000 personnes ont été déplacées et que de graves violations des droits humains ont été commises.</p>
<p class="bodytext">Malgré cela, ces deux personnalités ont initié une campagne en faveur qui s’inscrit dans la position rwandaise de remettre en cause le contenu du rapport du groupe d'experts sur l'implication du Rwanda dans le soutien au <b>M23</b>, et de saper l'effort international visant à tenir le président <b>Paul Kagame</b> responsable de ses actes criminels en RDC. </p>
<p class="bodytext">Face à cette sortie publique de Blair et Buffet, les partis politiques FDU-Inkingi et Rwanda National Congress (RNC) ont publié un communiqué dans lequel ils fustigent la position de ces deux magnats du lobby international.</p>
<p class="bodytext">Pour ces deux formations politiques en exil, vouloir à tout prix exonérer le Rwanda de ses attaques répétées à la RDC, montre que Tony Blair et Howard Buffet sont tombés dans les filets de la puissance corruptrice de l'argent. Sinon comment expliquer la mise en question, par ces deux hommes, du rapport du Groupe d'experts des Nations Unies, rapport &nbsp;qui a &nbsp;été jugé crédible et convaincant par la communauté internationale dans son ensemble et par les organisations de défense des droits de l’homme comme Amnesty International et Human Rights Watch, qui ont montré l'étendue des violations des droits humains par le Rwanda en RDC via ses mandataires notamment ceux du M23.</p>
<p class="bodytext">Les FDU et RNC sont scandalisés par les déclarations de Blair et Buffet qui affirment que couper ou suspendre l'aide au Rwanda est une «&nbsp;mauvaise approche&nbsp;» et se demandent : «&nbsp;Quelle est la bonne approche&nbsp;» pour un régime qui ne cesse de mener des agressions contre la souveraineté et l'intégrité territoriale d'un autre Etat? </p>
<p class="bodytext">Exiger que le Rwanda et l'Ouganda &nbsp;trouvent une solution aux problèmes de la RDC est une proposition absurde qui vise à préserver le statu quo. Si Blair et Buffet n’étaient pas aveuglément pro-Kagame, ils auraient plaidé et appuyé l'initiative visant à déployer des troupes de la région de la SADC à l’Est de la RDC. Seule une telle force africaine, logistiquement et financièrement soutenue par la communauté internationale, peut aider la RDC à recouvrer sa souveraineté et son intégrité territoriale, lit-on dans le communiqué des deux partis politiques.</p>
<p class="bodytext">Pour ces formations politiques, il est quasi raciste, dans le chef de Tony Blair, de ne pas se soucier du sort des millions de Rwandais et de Congolais qui ont péri à cause de la politique du président Kagame et les actions du Rwanda en RDC simplement parce que les victimes sont des Africains ou des Noirs.</p>
<p class="bodytext">S'il n'était pas cupide ni raciste, Tony Blair devrait user de son influence et rejoindre les Africains et le reste de la communauté internationale dans le processus visant à faire pression sur le président Kagame et afin qu’il mette un terme aux violations des droits de l’homme en RDC et qu’il réponde de ses actes criminels dénoncés notamment dans <b>rapport Mapping</b> de l'ONU et celui des experts sur le soutien du Rwanda au M23. </p>
<p class="bodytext">FDU et RNC en appellent à Tony Blair et à Howard Buffet de faire un choix : rester avec les Rwandais, les Congolais et la communauté internationale et honnir le président Kagamé et sa clique. Il en va de leur crédibilité et de leur conscience.<br /><br />Jane Mugeni<br />24/02/2013</p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
<p class="bodytext"><b>En attaché le communiqué FDU/RNC</b></p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Sun, 24 Feb 2013 16:25:00 +0100</pubDate>
			<enclosure url="http://www.musabyimana.be/uploads/media/Communique_FDU-RNC_FEBRUARY_23.doc" length ="34816" type="application/msword" />
		</item>
		
		<item>
			<title>Rwanda : une violence politique séculaire</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/rwanda-une-violence-politique-seculaire/index.html</link>
			<description>Au Rwanda, depuis la nuit des temps, la politique fut toujours caractérisée par les coups bas, les...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><span style="font-size: 12px;">Au Rwanda, depuis la nuit des temps, la politique fut toujours caractérisée par les coups bas, les complots, des assassinats, des massacres et des représailles. Tout était mis en œuvre pour éliminer physiquement son concurrent politique.</span></p>
<p class="bodytext">La colonisation est intervenue pour abolir le recours à ces peines inhumaines. Mais elle ne pouvait pas changer le psychisme des hommes dans lequel était ancrée la violence. </p>
<p class="bodytext">Du temps de la monarchie, la délation, les montages, les coups bas étaient légion pour envoyer l’adversaire politique à l’échafaud ou provoquer sa déchéance. Le roi, sitôt intronisé devait nettoyer son entourage de concurrents potentiels par des châtiments inhumains avant qu’ils ne soient abolis par la colonisation. </p>
<p class="bodytext">D’une manière générale, la culture rwandaise fait une apologie de la violence. Il suffit, pour s’en convaincre, de passer en revue les hauts faits déclamés lors des veillées ou les différentes sortes de châtiments en application dans le Rwanda traditionnel. Ceux-ci étaient tellement barbares que leur description donne la chair de poule. Il y avait le ligotage, la bastonnade, la mutilation ou l’empalement. La victime avait des bras liés derrière le dos avec une cordelette fine qui pénétrait dans la chair ou était frappée jusqu’à ce que mort s’en suive. Les mains et les pieds pouvaient être sectionnés à l’aide d’une serpe ou la main droite était plongée dans les flammes. Il y avait aussi l’application des tisons incandescents sur diverses parties du corps de la victime. Pour l’empalement, un bois taillé était enfoncé dans l’anus du coupable. </p>
<p class="bodytext">A la cour royale, les châtiments y étaient encore plus atroces. L’aveuglement par des clous rougis au feu enfoncés dans les deux yeux du supplicié étaient des punitions infligées aux grands chefs et autres hauts fonctionnaires de la cour pour entre autres des crimes de lèse-majesté. La strangulation par deux lattes autour du coup était spécialement réservée aux fonctionnaires ou courtisans de la cour que l’on désirait faire disparaître sans trop de tapage. Quant au gouffre, il servait à réprimer les délits politiques. Il était particulièrement infligé aux détenteurs du code ésotérique qui avaient failli à leurs devoirs et aux personnes accusées de sorcellerie ou de complot contre la famille royale. Le crucifiement était rare tandis le dépeçage était infligé aux personnes sur lesquelles le roi désirait exercer sa vengeance. Il s’agissait d’une peine particulièrement cruel&nbsp;: des morceaux de chair étaient prélevées sur les diverses parties du corps du supplicié ligoté. Des fois, des lambeaux de chair étaient détachés partiellement et les chiens se chargeaient de s’en saisir à même le corps de la victime. Cette peine était accompagnée parfois de l’introduction d’échardes de bambous sous les ongles des doigts qui, par la suite, étaient arrachés. A cette liste macabre, il y a lieu d’ajouter le massacre&nbsp;: tuer la victime à l’aide d’une lance, de glaive ou de serpe, fracasser la tête, couper la gorge ou transpercer le cœur à l’aide d’un long couteau. Il y avait également la castration.</p>
<p class="bodytext">Les peines variaient selon le rang social de la victime et la gravité du crime. Dans la pure tradition, la peine était collectivement applicable à tous les membres du condamné, notamment les enfants mâles. </p>
<p class="bodytext">Ces châtiments s’appliquaient aussi aux membres des familles des concurrents. Il y avait élimination totale des prétendants au pouvoir pour n’en laisser qu’un seul désigné par les détenteurs du code ésotérique. Même quand le nom du nouveau roi était dévoilé, les meurtres ne cessaient pas car tout opposant potentiel devait être éliminé. Le scénario de la succession était macabre. </p>
<p class="bodytext">[…]</p>
<p class="bodytext">Une autre facette de la violence politique est illustrée par les rites cruels de la royauté. En témoigne par exemple le supplice réservé aux rois et aux pays vaincus dans l’ancien Rwanda. La tête du roi vaincu était coupée, ainsi que ses testicules. Celles-ci étaient déposées dans une corbeille et aspergées d’eau chaude afin qu’elles se dérident, puis, divisées en deux dans le sens de la longueur en évitant de séparer complètement les deux parties, … </p>
<p class="bodytext">L’histoire rapporte que les femmes de <b>Ndahiro II Cyamatare</b> furent crucifiées par Ntsibura, roi du Bunyabungo (Congo) lors d’une expédition qui coûta la vie à Ndahiro et à toute sa suite. Ce mode cruel de répression a connu une grande vogue parmi les pasteurs non seulement au Rwanda mais aussi au Bunyoro et chez les <b>Hima</b>. </p>
<p class="bodytext">Une autre pratique royale inhumaine est la castration. Le cas illustratif eut lieu sous le règne de <b>Kigeri Rwabugiri</b>&nbsp;: un serviteur d’un grand chef fut dénoncé par l’épouse de ce dernier, pour proposition de relation sexuelle. Le serviteur se vit condamné par la cour du Mwami à l’amputation du sexe. Ce monarque n’hésita pas à faire castrer également son beau-frère Kabare quand les sorciers de la cour prédirent qu’il engendrerait un roi.</p>
<p class="bodytext">D’une manière générale, la royauté faisait l’apologie de la violence. Des cérémonies étaient organisées pour récompenser quiconque s’était montré le plus cruel sur le champ de bataille. Celui qui avait tué 21 personnes était félicité dans une fête en son honneur appelée «&nbsp;gucana uruti&nbsp;» (la crémation du javelot). Pour avoir tué 14 ennemis, la personne recevait la médaille dite «&nbsp;impotore&nbsp;» (le bracelet de la torsade)&nbsp;; pour 7 victimes tuées, il était accordé «&nbsp;umudende&nbsp;» (le collier de la septaine). Lors des veillées, ces hauts faits étaient déclamés sous formes de poèmes épiques.</p>
<p class="bodytext">Une autre caractéristique de la royauté rwandaise était le sacrifice par le sang. Cela s’apparente au phénomène du «&nbsp;héros libérateur&nbsp;». Celui-ci devait trouver la mort sur le terrain de l’ennemi pour que son armée remporte une victoire sur son adversaire. Le héros libérateur était un prince de sang ou un des commandants d’une armée. Sa désignation était opérée après des cérémonies divinatoires. </p>
<p class="bodytext">La cour royale grouillait de courtisans de toutes sortes. Le roi était au centre de toutes les intrigues. A la cour, l’espionnage et la délation étaient, à l’état endémique. Ils occasionnaient régulièrement des disgrâces voire des exécutions sommaires.</p>
<p class="bodytext">[…] </p>
<p class="bodytext">A la cour de Rwabugiri, les délations, les disgrâces, les exécutions étaient des événements de tous les jours de telle sorte qu’il n’y avait aucune famille du pays dont Rwabugiri n’ait pas tué au moins un membre. </p>
<p class="bodytext">A l’arrivée des colons blancs, le droit de vie et de mort du roi fut aboli. Mais la violence continua à caractériser l’accession au pouvoir par un coup d’Etat, qui est la prise du <span style="color:windowtext; text-decoration:none; text-underline:none">pouvoir</span> dans un Etat en utilisant la force accompagnée ou non de la violence au fi des règles établies. </p>
<p class="bodytext">Le premier coup d’Etat au Rwanda fut celui de Rucunshu au centre du pays. Le roi Mibambwe Rutarindwa fut renversé en 1896 par le trio Kabare, Ruhinankiko&nbsp;et Kanjogera. Ils mirent <b>Musinga</b>&nbsp;au pouvoir. Celui-ci fut déposé en 1931 par l’administration belge et déporté à la frontière du Rwanda à Kamembe, face à Bukavu. Son fils Rudahigwa fut intronisé. Ce fut le deuxième coup d’Etat. Son successeur, son jeune frère <b>J.B. Ndahindurwa Kigeri V</b> fut écarté du pouvoir par le coup de force des congressistes, membre du <b>PARMEHUTU</b> et de l’<b>APROSOMA</b>, réunis à Gitarama le 28/01/1961. Après la confirmation de cette décision par le référendum du 25/9/1961, la république fut présidée par <b>Grégoire Kayibanda</b>&nbsp;qui fut à son tour destitué par un coup d’Etat du général-major <b>Juvénal Habyarimana</b>&nbsp;le 05/07/1973. Celui-ci mourut dans un attentat contre son avion le 6/04/1994 et remplacé par le général <b>Paul Kagame</b>&nbsp;qui prit aussi le pouvoir par la force en juillet 1994.</p>
<p style="text-indent:0cm" class="bodytext">[Tiré du livre de <b><a href="http://www.musabyimana.net/lire/article/publications-de-gaspard-musabyimana/index.html" title="Opens external link in new window" target="_top" class="external-link-new-window" >Gaspard Musabyimana</a></b>, <i>Dictionnaire de l’histoire politique du Rwanda</i>, Editions Scribe, 2011 (<a href="http://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85Z%C3%95%C3%91&amp;url=search-alias%3Daps&amp;field-keywords=dictionnaire%20de%20l'histoire%20politique%20du%20Rwanda" target="_blank" >amazon.fr</a>)].</p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 22 Feb 2013 11:53:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Éphémérides Grands-Lacs – Semaine du 9 au 15 février 2013</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/ephemerides-grands-lacs-semaine-du-9-au-15-fevrier-2013/index.html</link>
			<description>En RDC, il n’y a toujours pas de véritable éclaircie dans la résolution de la crise à l’est du...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><span style="font-size: 12px;">En RDC, il n’y a toujours pas de véritable éclaircie dans la résolution de la crise à l’est du pays. À Kampala, la délégation gouvernementale qualifie la plupart des demandes du M23 d’«&nbsp;«&nbsp;illégales, illégitimes et sans objet&nbsp;», tandis que la société civile du </span><b style="font-size: 12px;">Nord Kivu</b><span style="font-size: 12px;"> demande qu’il soit mis fin aux négociations. Sur le plan international, la SADC a décidé la création d’une force de 4.000 hommes pour combattre la rébellion dans l’est&nbsp;: cette force aurait sa propre structure de commandement et ses propres règles d’engagement. De leur côté, les Etats-Unis, qui déclarent appuyer l’accord de paix – un document très général de deux pages – dont la signature avait été postposée sans motif officiel à Addis-Abeba, demandent que la brigade régionale de maintien de la paix soit rattachée à la MONUSCO. De son côté, le Premier ministre congolais, de retour de New-York, estime que l’accord de paix sera signé à la fin février&nbsp;: il n’évoque que la brigade onusienne d’intervention de la </span><b style="font-size: 12px;">MONUSCO</b><span style="font-size: 12px;"> (2.500 hommes) ainsi que l’utilisation de drones qui pourraient être opérationnels d’ici juin - juillet. Quant au dialogue national annoncé par le président Kabila, il est confirmé sans précisions de date par le président de l’Assemblée, mais l’</span><b style="font-size: 12px;">UDPS</b><span style="font-size: 12px;">, principal parti d’opposition, le récuse, tandis que le MLC veut placer ce dialogue sous l’égide d’un médiateur international neutre, ce que la majorité présidentielle refuse.</span></p>
<p class="bodytext">Sur le terrain, si le <b>M23</b> ne fait plus parler de lui, les autres bandes armées restent actives. Au Nord Kivu, l’ADF/NALU a procédé à plusieurs enlèvements en territoire de Beni, tandis que deux factions des <b>Maï-Maï</b> hutu Nyatura se sont affrontées cette semaine à 120 km de Goma et que sept journalistes, menacés par des Nyatura, sont entrés dans la clandestinité dans le territoire de Rutshuru. Par ailleurs, les FARDC ont mené une offensive contre les miliciens du PARECO qu’elles ont réussi à déloger d’un village du territoire de Lubero où ils avaient établi leur quartier général. Au <b>Sud Kivu</b>, la situation reste très instable dans la plaine de la Ruzizi où s’affrontent des milices Bafulero et Barundi. Par ailleurs, le chef du nouveau mouvement rebelle à peine constitué (UFRC) a été arrêté à Uvira et sera jugé «&nbsp;sans complaisance&nbsp;», a affirmé le porte-parole du gouvernement, <b>Lambert Mende</b>. De son côté, le général <b>Pacifique Masunzu</b>, un tutsi congolais (munyamulenge) qui s’est toujours opposé aux interférences rwandaises au Kivu, a appelé tous les groupes armés opérant sur les hauts plateaux du Sud-Kivu à se regrouper afin d’intégrer l’armée congolaise.</p>
<p class="bodytext">En Province Orientale, la société civile d’Isangi accuse les FARDC de rançonner les commerçants aux 15 barrières qu’ils ont constituées. Par ailleurs, le bataillon congolais de 500 éléments qui fait partie de la force africaine chargée de mettre un terme aux exactions de la LRA a été présenté à la population de Dungu. Enfin, au Nord Katanga, les Maï-Maï indépendantistes ont tué plus de 65 personnes entre janvier et février de cette année&nbsp;: le représentant du Secrétaire général des N.U., <b>Roger Meece</b>, s’inquiète de la situation sécuritaire dans cette partie du pays.</p>
<p class="bodytext">Dans le domaine politique, la crise institutionnelle dans la province de l’Equateur est toujours de mise&nbsp;: un député de la majorité présidentielle demande l’intervention de la CSJ pour mettre un terme au conflit qui oppose depuis des mois le gouverneur, le bureau de l’assemblée provinciale et un groupe de députés provinciaux, tandis que la société civile appelle plutôt à un dialogue entre Equatoriens.</p>
<p class="bodytext">Dans le domaine de la justice, la Voix des Sans Voix demande la libération d’une famille proche de l’UDPS qui aurait été enlevée et se trouve en détention dans une prison de l’ANR. Par ailleurs, l’ex-chef de milice, <b>Mathieu Ngudjolo</b>, acquitté par la CPI, a demandé asile aux Pays-Bas&nbsp;: il craint des représailles au cas où il devrait rentrer en RDC. On signalera aussi la dénonciation par des associations de défense de la presse de l’arrestation d’un journaliste kinois condamné à une double peine pour «&nbsp;imputation dommageable&nbsp;» à l’égard une entreprise chinoise de la place. Enfin, dans le domaine de la justice militaire, un chef du parquet d’Aru et deux autres inspecteurs judiciaires ont été arrêtés dans le cas d’une affaire de vol d’or appartenant à des Ougandais.</p>
<p class="bodytext">Dans le domaine économique, une nouvelle affaire de «&nbsp;déguerpissement&nbsp;» secoue le secteur minier au Katanga&nbsp;: une quarantaine d’employés de <b>First Quantum</b>, repris par une autre société, ont été délogés brutalement par la police. Par ailleurs, les dirigeants de la <b>MIBA</b> accusent la police d’être trop complaisante à l’égard des creuseurs clandestins opérant sur leurs sites.</p>
<p class="bodytext">Dans le domaine des relations extérieures, alors que l’Afrique du Sud va&nbsp; juger les 20 ressortissants congolais accusés de complot contre le Chef de l’Etat, onze Congolais ont été arrêtés en Angola pour le même chef. On mentionnera également que des milliers de réfugiés centrafricains continuent à fuir la rébellion dans leur pays et s’installent en Equateur où ils ne sont pas pris en charge.</p>
<p class="bodytext">Au Burundi, le Conseil de sécurité a prorogé d’un an la mission du bureau des N.U. du Burundi et a défini un nombre de priorités à remplir.</p>
<p class="bodytext">Au Rwanda, le procureur général est mécontent de la décision du <b>TPIR</b> de libérer après un jugement en appel deux anciens ministres inculpés de génocide. Par ailleurs, la justice norvégienne a condamné un Rwandais à 21 ans de prison pour participation au génocide de 1994.</p>
<p class="bodytext">EurAC<br /><br /></p>
<p class="bodytext"><b><i>Toutes les dépêches ci-dessous en fichier attaché</i></b></p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Tue, 19 Feb 2013 12:07:00 +0100</pubDate>
			<enclosure url="http://www.musabyimana.be/uploads/media/Semaine_9-15.2.2013.doc" length ="124928" type="application/msword" />
		</item>
		
		<item>
			<title>La sortie de Bernardin ou la faillite intellectuelle</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/la-sortie-de-bernardin-ou-la-faillite-intellectuelle/index.html</link>
			<description>Chers internautes compatriotes, chers amis du Rwanda, les symptômes du chaos prochain au Rwanda ne...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom:0cm; margin-bottom:.0001pt; line-height: 13.65pt" class="bodytext"><span style="font-size: 11.5pt; font-family: Arial, sans-serif; ">Chers internautes compatriotes, chers amis du Rwanda, les symptômes du chaos prochain au Rwanda ne cessent de s'accumuler, au rythme incroyablement accéléré. Plusieurs étapes menant à la désintégration de l'État sont déjà franchies, et nous en sommes apparemment à l'avant dernière qui est celle du délire des intellectuels. On peut dire que tout commence par un semblant de compromis ou d'approbation générale qui frustre toute objection, ensuite des divergences et revendications suivies d'une répression, puis un délire des intellectuels et enfin un débordement.</span><span style="font-size: 11.5pt; font-family: Arial, sans-serif; ">&nbsp;</span><span style="font-size: 11.5pt; font-family: Arial, sans-serif; "></span></p>
<p style="margin-bottom:0cm; margin-bottom:.0001pt; line-height: 13.65pt" class="bodytext"><span style="font-family: Arial, sans-serif; ">Quand un intellectuel du niveau de<a href="http://www.igihe.com/twinigure/ubibona-ute/2017-bazarase-dutege-icyico-ngo-batagira-ngo.html" title="Opens external link in new window" target="_top" class="external-link-new-window" > Bernardin Ndashimye [juriste diplômé d'une université occidentale] se livre à de telles adulations</a> dignes d'un paysan analphabète à l'égard du président de la République, c'est signe qu'il y a une dépression grave au sein de la population. C'est le délire d'un intello qui a touché le fond de l'excès de zèle, prêt à dire ou <a href="http://www.leprophete.fr/2013/02/15/amacoyinda-2017-bazarase-dutege-icyico-ngo-batagira-ngo/" title="Opens external link in new window" target="_top" class="external-link-new-window" >à faire n'importe quoi pour la survie</a>, toute honte lâchement bue. Habituellement ce genre d'audace ne séduit pas beaucoup de monde. Juste une petite poignée de thuriféraires qui, choyés en retour par le bénéficiaire de louanges, font la pluie et le beau temps dans l'entourage.</span></p>
<p style="margin-bottom:0cm; margin-bottom:.0001pt; line-height: 13.65pt" class="bodytext"><span style="font-family: Arial, sans-serif; ">À cette étape de la désintégration de l'État, la grande majorité des intellectuels se résolvent au silence ou font l'autruche. Ils sont conscients que l'État va mal, mais ils gardent leur sagesse dans un tiroir de peur d'être qualifiés d'agitateurs. Ils sombrent dans un fatalisme désolant, incapables de se remémorer que cent ans avant Jésus-Christ Cicéron a sauvé la République. Eux aussi ils font injure à l'intelligence car ils trahissent toute la Nation ou même le président qu'ils prétendent chérir. Au risque évident de périr avec lui.&nbsp;</span></p>
<p style="margin-bottom:0cm; margin-bottom:.0001pt; line-height: 13.65pt" class="bodytext"><span style="font-family: Arial, sans-serif; ">Le présent scénario de la faillite intellectuelle n'est pas une nouveauté pour quiconque était au Rwanda en 1990. Le chef de l'État s'est durci au fur et à mesure que la revendication montait d'un cran, mystifié par des chantres sans scrupule qui le faisaient croire que sans lui le pays n'existerait pas. Le principe des mêmes causes qui produisent les mêmes effets ne saurait&nbsp; mieux s'appliquer ailleurs. Chers intellectuels, qui se comptent par millions aujourd'hui au Rwanda, il est temps de sortir de votre mutisme et de sauver la République. Il n'est pas trop tard.&nbsp;</span></p>
<p style="margin-bottom:0cm; margin-bottom:.0001pt; line-height: 13.65pt" class="bodytext"><span style="font-family: Arial, sans-serif; ">Ismaïl Mbonigaba<br />DHR, 16/02/2013</span></p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Sat, 16 Feb 2013 17:21:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>RDC /  « Pourparlers » de Kampala : la farce au million de dollars</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/rdc-pourparlers-de-kampala-la-farce-au-million-de-dollars/index.html</link>
			<description>9 décembre 2012 – 9 février 2013 : deux mois jour pour jour depuis que les...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">9 décembre 2012 – 9 février 2013&nbsp;: deux mois jour pour jour depuis que les «&nbsp;pourparlers&nbsp;» ou le «&nbsp;dialogue&nbsp;» (l’expression varie selon les autorités et les humeurs) entre le gouvernement congolais et la «&nbsp;force négative&nbsp;» (!) du M23 ont officiellement débuté à Munyonyo près de Kampala, la capitale ougandaise. Menés sous l’égide de la&nbsp;<b><i>Conférence internationale sur la Région des grands Lacs</i></b><i>,&nbsp;</i>et sous la médiation de l’Ouganda, représenté par son ministre de la défense,&nbsp;<b>Crispus Kiyonga</b>, ces «&nbsp;pourparlers&nbsp;» connaissent la participation d’une trentaine de délégués de part et d’autre, en plus de plusieurs observateurs&nbsp; régionaux et internationaux.</p>
<p class="bodytext"><b><i>Au moins 1, 5 million de dollars du Trésor public pour deux mois de villégiature en terre ougandaise</i></b></p>
<p class="bodytext">Selon nos informations, chaque délégué à ces «&nbsp;pourparlers&nbsp;» a droit à un&nbsp;<i>per diem</i>&nbsp;de 250 dollars américains, en plus d’un logement (la chambre la moins chère à Munyonyo Commonwealth Resorts se facture 150 dollars la nuitée) et de deux repas quotidiens (pas moins de 50 dollars). Le gouvernement compte une trentaine de délégués officiels (ministres, parlementaires, représentants des communautés tribales du Kivu, «&nbsp;représentants de la société civile&nbsp;»), auxquels s’ajoutent des agents d’un service technique d’appui et quelques journalistes, tous à sa charge. Je ne veux pas m’attarder sur le fait que de prétendus membres de l’opposition congolaise et de la société civile sont pris en charge par le gouvernement, ce qui les rend inexorablement tributaires de ce dernier, car il y a encore pire&nbsp;: c’est le gouvernement congolais qui prend en charge la délégation de la rébellion du <b>M23</b>, composée elle aussi d’une trentaine de membres.</p>
<p class="bodytext">En tout, plus de soixante personnes. Ce qui amène le compte autour de 1, 5 million de dollars, en considérant les cinquante jours qu’ils viennent de passer dans le prestigieux complexe hôtelier ougandais. (Qui sait si même la dizaine de jours de congé autour des fêtes de fin d’année n’étaient pas «&nbsp;chômés&nbsp;» mais payés&nbsp;!). Et c’est sans compter les billets d’avion (certains ministres et députés ont effectués plusieurs navettes entre Entebbe et Kinshasa, Addis-Abeba, Dar-es-Salam, New York,...), les inévitables commissions, les frais versés à des journalistes pour la couverture médiatique de ce (non)événement, etc. L’argentier du gouvernement à Kampala, qui est aussi «&nbsp;l’expert&nbsp;» et, avec le ministre des affaires étrangères, le principal négociateur, l’illustre révérend Apollinaire Malu-Malu, peut-il manquer sa «&nbsp;marge de manœuvre&nbsp;» entre les chiffres ? Ah&nbsp;! Ce ne serait pas <i>catholique </i>pour un Congolais «&nbsp;normal&nbsp;»...</p>
<p class="bodytext"><b><i>Quel résultat&nbsp;?</i></b></p>
<p class="bodytext">Mauvaise question, dirais un Congolais…pragmatique&nbsp;! Avec raison, car il est fort à parier qu’il n’y pas un seul Congolais, le chef de la délégation&nbsp;<b>Raymond Tshibanda</b>&nbsp;en premier, qui semble être allé à Kampala avec un résultat politique en vue. Résultat suppose objet, or justement chacun donne à ces «&nbsp;pourparlers&nbsp;» un objet selon son propre entendement. D’où une véritable cacophonie parmi les officiels congolais.</p>
<p class="bodytext">Pour le président Joseph Kabila, Kampala devrait mettre à jour les «&nbsp;causes profondes&nbsp;» des guerres dans l’est de la RDC. Pour le ministre Raymond Tshibanda, il faut en attendre une paix durable pour les Kivus. Pour Lambert Mende, Kampala doit permettre d’évaluer l’accord du 23 mars 2009 et de démontrer la mauvaise foi des rebelles. Etc. En coulisse, tout le monde avoue que c’est, pas plus ni moins, une distraction, une manœuvre destinée à calmer l’ardeur des rebelles, une simple formalité découlant de la déclaration des chefs d’Etat de la CIRGL du 26 novembre 2012 enjoignant le gouvernement à «&nbsp;entendre les revendications légitimes du M23&nbsp;», ou encore un moyen de gagner du temps en attendant le déploiement d’une hypothétique&nbsp;<b>«&nbsp;force neutre&nbsp;»</b>. Le M23, lui, voudrait probablement négocier. Mais bien sûr ce n’est pas tant l’accord du 23 mars 2009 qui l’intéresse, que des revendications d’ordre politique et militaire, qui ne sont pas forcément celles d’il y a trois ans. Des questions sur lesquelles le gouvernement ne veut ou ne peut faire de concession, en tout cas pas autant que le M23 le souhaiterait. Dans ce contexte, quel autre résultat peut-on attendre d’un tel dialogue auquel personne n’accorde le moindre crédit, à part un gaspillage de temps, de ressources et d’énergie&nbsp;?</p>
<p class="bodytext">Le premier résultat le plus certain, c’est l’impasse dans le processus politique. Car tout le monde à Goma, Kinshasa ou New York a depuis deux mois les yeux braqués sur ces «&nbsp;pourparlers&nbsp;», et depuis deux mois rien n’en rejaillit. Par ailleurs, comment la&nbsp;<b>communauté internationale</b>, qui a qualifié le M23 de&nbsp;<b>force négative</b>&nbsp;et l’a enjoint de libérer le territoire qu’il occupe peut-il continuer de faire prévaloir cette position politiquement importante, alors que le gouvernement de l’Etat sensé agressé est en négociations officielles avec lui&nbsp;?</p>
<p class="bodytext">Kampala aura été plus une imposture qu’un véritable rendez-vous de la paix. Un rendez-vous sérieux, cela était d’autant plus improbable qu’il y a trop d’anomalies et d’absurdités dans l’affaire&nbsp;: traiter un groupe armé de «&nbsp;satellite&nbsp;» d’un agresseur et de force négative, et ensuite avoir à négocier avec lui&nbsp;; discuter de l’exécution d’un accord avec une partie qui, juridiquement, n’en est pas signataire&nbsp;; accuser publiquement le Rwanda d’être le véritable meneur de «&nbsp;l’agression&nbsp;», et accepter de discuter avec ses supplétifs supposés&nbsp;; prendre pour médiateur le ministre de la défense de l’un des pays agresseurs, et y tenir les négociations&nbsp;; etc.</p>
<p class="bodytext">Quant au second résultat le plus certain, c’est l’emploi à durée indéterminée et au salaire juteux de 250 dollars par jour, logement de luxe, copieux repas et boisson assurés, pour certains délégués (notamment ceux de la soi-disant société civile). Comparé à ce que gagne le Congolais moyen qu’ils prétendent représenter, ou comparé à la vie que mène un déplacé <i>lambda </i>dans un camp d’infortune à Mugunga, c’est un luxe dont peu de congolais dans l’air du temps peuvent se passer. Un luxe gratuit, car 99% des délégués (des deux parts) ne sont que des «&nbsp;observateurs&nbsp;» passifs, l’ensemble des actes de la farce étant dévolus aux chefs de délégation. Ils n’ont d’autre charge que de supporter les quelques grammes du large badge «&nbsp;CIRGL&nbsp;» suspendu à leur cou durant les longues heures qu’ils passent à la terrasse de l’hôtel (à boire, manger, discuter entre eux ou avec des journalistes et des diplomates étrangers), au jardin entrain de se faire interviewer ou de se faire prendre des posters, ou encore les rares fois qu’une «&nbsp;plénière&nbsp;» est convoquée, pour applaudir à la moindre gesticulation des acteurs ou leur metteur en scène de médiateur ougandais. Il faut être irréfléchi pour attendre de ces «&nbsp;représentants du peuple&nbsp;», «&nbsp;de l’opposition&nbsp;», ou «&nbsp;de la société civile&nbsp;» donnent un autre son de cloche que celui du très généreux gouvernement. Ils acquiescent, appuient, soutiennent, applaudissent, … La slogan «&nbsp;représentant&nbsp;» n’est en fait qu’un visa d’accès à de telles «&nbsp;opportunités&nbsp;», et le reste n’a aucune importance. &nbsp;</p>
<p class="bodytext">Dommage qu’à Kinshasa, un «&nbsp;<i>jaloux saboteur&nbsp;»</i>&nbsp;ait eu la sinistre idée de congédier, sans préavis, une bonne partie de ces vacanciers de la patrie au motif (valable&nbsp;?) que la facture commençait à devenir trop lourde&nbsp;! &nbsp;&nbsp;</p>
<p class="bodytext">J-M. Nsenga<br />12/02/2013</p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 13 Feb 2013 11:04:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Masisi, Nord-Kivu : Pacte pour la paix, ou alliance contre les Tutsi ?</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/masisi-nord-kivu-pacte-pour-la-paix-ou-alliance-contre-les-tutsi/index.html</link>
			<description>Un pacte de non-agression mutuelle a été signé, mardi 5 février 2013, entre plusieurs groupes armés...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Un pacte de non-agression mutuelle a été signé, mardi 5 février 2013, entre plusieurs groupes armés opérant dans le territoire de Masisi, dans la région du Nord-Kivu. Ce pacte vise à mettre un terme aux affrontements meurtriers et aux rivalités récurrentes entre les principaux groupes tribaux de Masisi, notamment les Hutu, les Hunde, les Nyanga et les Tembo (à l’exception notable des <b>Tutsi</b>). Le territoire de Masisi est l’une des parties les plus affectées par les conflits ethniques et identitaires dans l’Est de la République Démocratique du Congo, et cela depuis les années 1990, bien avant l’embrasement généralisé de la région. Que ce soient les leaders des groupes armés concernés, les autorités provinciales et les notables locaux, ou encore les différentes organisations impliquées dans la recherche de la paix dans ce territoire, tout le monde a salué la signature de cet accord sans précédent.&nbsp;</p>
<p class="bodytext">Le général Janvier Kalairi, chef de&nbsp;<i>l’Alliance des Patriotes pour un Congo Libre et Souverain</i>&nbsp;(APCLS, d’obédience Hunde) a déclaré à l’Agence France Presse : &quot;Nous demandons à la population d'oublier les erreurs du passé. Il n'y a plus de Nyatura ou d'APCLS, ni de <b>Hutus </b>et de Hundes. Pour l'instant, nous sommes tous membres d'une même famille&quot;. Avec le même enthousiasme, le chef du groupe Nyatura (d’obédience Hutu), a affirmé à la même Agence que ce jour &quot;marquait la fin du tribalisme dans le Masisi&quot;, avant d’agrémenter&nbsp;: &quot;Nous devons apporter la paix à la région et nous aimer comme des frères et sœurs&quot;. Y a-t-il des raisons d’espérer que ce pacte inaugure véritablement l’ère d’une paix durable dans cette magnifique et riche contrée, ensanglantée par des décennies de conflits et de violences&nbsp;? Mais curieusement, ces groupes ont crée un nouveau groupe qu’ils ont dénommé Alliance des Patriotes contre la balkanisation du Congo (APCBCO), dont on ne connaît pas encore les contours réels.&nbsp;</p>
<p class="bodytext"><b>Hunde, Hutu Tembo, Nyanga, à l’unisson</b></p>
<p class="bodytext">L’histoire entre les communautés tribales du Masisi est très tumultueuse&nbsp;: entre les Hunde et les Hutu, entre ces derniers et les Tutsi, les Nyanga ou les Tembo, entre les Banyarwanda (Hutu et Tutsi) et tous les autres, etc. Les causes sont aussi nombreuses&nbsp;: conflits fonciers entre les «&nbsp;autochtones&nbsp;» et les « immigrés&nbsp;», les propriétaires coutumiers et les cessionnaires, entre les agriculteurs et les éleveurs, entre les propriétaires, etc.&nbsp;; conflits identitaires&nbsp;; luttes de pouvoir ou d’influence&nbsp;; … Ensuite il y a eu des événements qui n’ont pas arrangé les choses, bien au contraire&nbsp;: La «&nbsp;guerre de libération du Rwanda&nbsp;» au début des années 1990 et l’effort de guerre (financier, mais surtout humain) consenti par les Tutsi du Masisi à leurs frères&nbsp;; l’arrivée massive dans ce territoire des réfugiés Hutu rwandais à partir de 1994&nbsp;; les expéditions meurtrières de l’armée rwandaise entre 1996 et 2003&nbsp;; et enfin les rébellions Tutsi du <b>CNDP </b>(2004-2009) et, actuellement, du <b>M23</b>. A cela s’ajoute le boom du Coltan ces dernières années&nbsp;; un minerai dont regorgent en abondance les collines verdoyantes de cette «&nbsp;Suisse d’Afrique&nbsp;», et dont les luttes souvent déloyales pour l’exploitation n’ont pas manqué d’ajouter de la poudre au feu. &nbsp;&nbsp;</p>
<p class="bodytext">De nombreuses tentatives de concilier les communautés tribales du Masisi ont échoué par le passé. Soit parce que la méfiance était trop importante entre elles, soit parce que les pouvoirs publics ne s’y étaient pas suffisamment impliqués, soit encore à cause des interférences pour des fins politiciennes ou économiques. A cet égard, l’accord qui vient d’être signé est historique. En effet, outre qu’il donne désormais un semblant d’entente entre les principaux groupes armés, correspondant aux principaux groupes tribaux de Masisi (APCLS, FDDH/Nyatura, Rahiyaa-Mutomboki, FDC-Guides, et une faction de déserteurs des FARDC), il arrive à un moment où les autorités congolaises ont plus que jamais besoin de cohésion des forces pour faire face à aux forces étrangères ou réputées telles, en l’occurrence les Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (<b>FDLR</b>) et surtout le M23. Déjà, dans ce but précis, les autorités congolaises essayaient depuis plusieurs mois de convaincre Janvier Karairi et ses hommes ainsi que les combattants Nyatura de rejoindre les Forces armées de la RD Congo. Selon plusieurs informations, les combattants de ces deux groupes avaient pris part aux combats ayant opposé les FARDC au M23 au mois de novembre 2012 à Goma et ses environs. Peu avant l’offensive du M23 sur Goma et Sake dans cette période, ce sont des milliers de combattants de ces deux groupes armés qui avaient été rassemblés à Ngungu et Mushaki en prévision d’une intégration formelle au sein de l’armée congolaise. L’offensive du M23 avait eu pour effet de les disperser de nouveau, chaque combattant rejoignant ainsi son groupe ou son fief, mais, de toute vraisemblance, cela n’avait en rien entamé leur rapprochement avec les FARDC. Cet accord est ainsi d’autant plus significatif pour les autorités congolaises qu’elles ont tout intérêt à réduire autant que faire se peut le nombre de brasiers dans l’Est.</p>
<p class="bodytext"><b>Historique comme fragile&nbsp;!</b>&nbsp;</p>
<p class="bodytext">S’il peut être qualifié avec raison d’historique, cet accord demeure hélas très fragile à bien des égards.</p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<b>La communauté Tusti à l’écart&nbsp;:</b>&nbsp;ils constituent l’une des communautés tribales de Masisi, et leur rôle (positif ou négatif) sur les plans militaire et politique, aussi bien que leur importance démographique ne sauraient être ignorés. Il faut encore savoir si cette communauté a été mise à l’écart par les négociateurs de cet accord, ou si c’est elle-même qui n’a pas voulu être de la partie. Quoiqu’il en soit, le fait qu’elle ne figure pas parmi les signataires n’est pas rassurant du tout. L’on se rappellera que la guerre actuelle du M23 est officiellement justifiée, entre autres, par la prétendue marginalisation des Tutsi, les menaces que feraient peser sur eux leur communauté la présence des Hutu rwandais dans l’Est de la RDC et la situation des dizaines de milliers deTutsi congolais réfugiés au Rwanda. Certes le M23 n’est pas jusqu’ici parvenu à s’installer dans le Masisi, mais il y a des groupes qui lui sont inféodés et qui servent ses intérêts politiques, stratégiques, voire militaires. Les Rahiya-Mutomboki et les FDC-Guides sont de ceux-là, selon les rapports du Groupe des Experts de l’ONU. Et pour couronner le tout, il y a ce mouvement continu de femmes et d’enfants Tutsi quittant en masse le territoire de Masisi pour se réfugier au Rwanda depuis le début du mois de décembre 2012. Leur raison officielle&nbsp;: fuir les exactions et les attaques ciblées commises contre eux par les FDLR et par les autres miliciens congolais (Hutu, Hunde, Nyanga, …). Ce dont on peut déduire aisément que tous les groupes ethniques de Masisi se seraient ligués ensemble contre les seuls Tutsi. Il est même à craindre que les Tutsi ne voient dans cet accord une alliance hostile à leur égard entre le gouvernement congolais et des groupes «&nbsp;anti-Tutsi&nbsp;». Encore que les Nyatura sont souvent assimilés de façon systématique aux FDLR, donc aux «&nbsp;génocidaires&nbsp;» par certains, confortant ou corroborant ainsi la propagande officielle rwandaise. Il est donc superflu de penser mener un processus de paix durable dans le Masisi sans eux. A moins que cet accord ne soit qu’un premier pas, et que d’autres pas suivent…</p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<b>L’incertitude d’une unité de leadership, de vues et d’intérêts à l’intérieur des groupes engagés&nbsp;:</b>&nbsp;&nbsp; &nbsp; Ceci constitue un autre problème sérieux. En effet, on sait qu’au sein d’un groupe comme Rahoya Mutomboki ou les Guides, il y a des factions qui obéissent à des intérêts et des commandements différents, et dont les obédiences ont un caractère variable. Dès lors, l’on peut douter que l’engagement d’un Bwira pour le compte des Rahiya Mutomboki fasse l’unanimité au sein de ce groupe. Pareil pour les Nyatura et les Guides. Quant à l’APCLS, l’optimisme est permis, pour autant que sa communauté ne trouve pas dans cette alliance une trahison…</p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<b>L’incertitude d’une volonté politique et de mesures sérieuses d’accompagnement&nbsp;:&nbsp;</b>l’autre problème est celui de la politique des autorités civiles et militaires aux niveaux national et provincial. Sont-elles à mesure de capitaliser cette opportunité de mettre ensemble les principaux groupes armés de Masisi, afin qu’ils cessent réellement de se faire la guerre&nbsp;? On peut en douter. D’un côté il y a le laxisme habituel de ces autorités, leur manque de stratégie et de cohérence. De l’autre, il y a les jeux politiciens et les calculs affairistes qui accompagnent toujours les conflits et les violences communautaires dans les Kivu.&nbsp;</p>
<p class="bodytext">En somme, la signature de ce pacte est un pas important que les autorités et les autres acteurs devraient chercher à capitaliser et à orienter pour que l’Alliance qui s’est créée ne devienne pas une alliance du genre «&nbsp;tous contre les Tutsi&nbsp;», et pour que ce semblant de cohésion retrouvée autour d’un intérêt commun ne vole pas trop vite en éclats. Par ailleurs, il est important de trouver des mesures d’encadrement des miliciens issus de ces groupes (l’on ne sait pas encore si ceux-ci vont rentrer dans l’APCBCO), mesures qui ne doivent surtout pas consister en une intégration systématique au sein des FARDC. Enfin, l’armée et la police doivent être effectivement déployées dans cette contrée, en vue d’y assurer la sécurité. Encore faut-il que ces dernières se comportent et soient traitées différemment que d’habitude…</p>
<p class="bodytext">On verra, au cours de semaines et des mois à venir, les retombées de ce pacte. En attendant, prudence et méfiance&nbsp;!<br /><br />J-M. N'Senga<br />12/02/2013</p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Tue, 12 Feb 2013 21:45:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Rwanda : P. Kagame continue de faire chanter la Communauté Internationale</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/rwanda-p-kagame-continue-de-faire-chanter-la-communaute-internationale/index.html</link>
			<description>Le régime du général Kagame vient de nouveau de faire un pied de nez à la Communauté Internationale...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Le régime du général Kagame vient de nouveau de faire un pied de nez à la Communauté Internationale <a href="http://www.newtimes.co.rw/news/index.php?i=15265&amp;a=63753" target="_blank" >en déclarant deux des membres du nouveau Groupe d’Experts de l’ONU sur la RDC «&nbsp;persona non grata&nbsp;» au Rwanda</a> alors qu’ils venaient à peine d’être désignés par le Secrétaire Général de l’ONU.</p>
<p class="bodytext">Ainsi donc, le régime militaire installé à Kigali par les armes en 1994 doit encore une fois déployer son “bouclier fétiche” à savoir le chantage qui jusqu’à présent l’a épargné des critiques quant à sa nature dictatoriale, des sanctions suite à ses graves violations des droits de l’homme ou ses menaces à la paix dans la région. En refusant l’accès d’une partie du Groupe d’Experts des Nations Unies sur son territoire, Kagame anticipe sur le travail de ce groupe et indique clairement que seuls ceux qui s’engagent à fermer les yeux sur ses activités en RDC ou à reprendre ses thèses mensongères dans leurs rapports seront désormais les seuls bienvenus. Nous pouvons parier que le reste du groupe à qui Kagame vient de donner l’agrément n’osera pas publier une ligne qui incrimine le régime rwandais. Car, l’usage du chantage a toujours marché pour Paul Kagame de 1994 jusqu’à maintenant. On ne voit pas pourquoi ça ne marcherait pas cette fois-ci. La question est seulement de savoir pourquoi et comment cette Communauté Internationale en est arrivée là jusqu’à se faire chanter par un régime criminel qui devrait plutôt être mis hors-la loi.</p>
<p class="bodytext"><b>Le chantage une pratique née avec le régime et bien rodée</b></p>
<p class="bodytext">Après sa prise du pouvoir en juillet 1994, l’armée de <b>Paul Kagame</b> s’adonna aux massacres sélectifs des <b>Hutu</b> à travers tout le pays. Lorsque les ONG qui opéraient sur le terrain ont commencé à dénoncer ces massacres, celles qui avaient trop parlé furent interdites d’exercer au Rwanda et les autres acceptèrent de fermer les yeux et de se taire sur les crimes de l’APR. Comme par enchantement, le chantage fonctionna&nbsp;: par exemple Kagame put ainsi massacrer «&nbsp;sans témoin&nbsp;» plus de 8000 personnes (pour la plupart femmes et enfants) dans le camp des déplacés de Kibeho au Sud du pays en avril 1995. Il fit de même dans les préfectures de Ruhengeri et Gisenyi en 1998-1999 où il a même pris le plaisir de murer, au vu et au su des ONG locales et des représentants des grandes puissances, une grotte dans laquelle s’étaient réfugiées des centaines de personnes vulnérables. On n’entendra jamais ni dénonciation ni encore moins de condamnation venant de la fameuse Communauté Internationale.</p>
<p class="bodytext">Après la mise en place du Tribunal International pour le Rwanda (<b>TPIR</b>), une juridiction censée juger les crimes commis au Rwanda entre le 01 janvier et le 31 décembre 1994, les premiers enquêteurs du Procureur ont voulu faire leur travail en enquêtant sur les crimes commis de part et d’autre des deux belligérants d’alors à savoir la rébellion dite&nbsp;: Armée Patriotique Rwandaise (APR) de Paul Kagame et les Forces Armées Rwandaises (FAR), l’armée régulière jusqu’en juillet 1994. C’est alors que Kagame a vu rouge&nbsp;! Il a usé du chantage en menaçant de ne plus permettre aux enquêteurs du TPIR de mettre les pieds au Rwanda et de ne plus collaborer avec ce tribunal, si jamais ils s’obstinaient à enquêter sur les crimes commis par ses soldats surtout sur l’attentat du 6 avril 1994 qui a coûté la vie au Président <b>Juvénal Habyarimana</b> et à son homologue burundais Cyprien Ntaryamira. Du coup, les rapports qui mettaient en cause Kagamé et son armée furent enterrés (rapport Gersony)&nbsp;; les enquêteurs trop curieux furent remerciés (<b>Hourigan)</b> et la Procureure qui avait eu le culot de s’attaquer à cet aspect des crimes commis au Rwanda, la courageuse suissesse <b>Carla Del Ponte</b>, fut tout simplement limogée. </p>
<p class="bodytext">Plus près de nous en 2010, sortait un rapport des Nations Unies, rapport plus connu sous l’appellation de «&nbsp;<b>Mapping Report</b>&nbsp;» qui détaillait les crimes commis en RDC par l’armée de Paul Kagamé, crimes tellement graves «&nbsp;<i>qu’ils pourraient être qualifiés par une instance habilitée de <b>génocide</b>&nbsp;»</i> selon ce rapport. Là encore, Kagame sortit son joker. Il menace alors l’ONU de retirer ses soldats opérant au Darfour soudanais comme «&nbsp;Casques bleus de l’ONU&nbsp;». Le stratège retors de Kigali avait de toute évidence pensé à cette éventualité lorsque quelques années auparavant il «&nbsp;suppliait&nbsp;» &nbsp; les mêmes Nations Unies de bien vouloir accepter d’utiliser des troupes de son APR dans de telles missions pour ainsi occuper et rémunérer une partie de sa pléthorique armée. Et ça a marché&nbsp;! Le «&nbsp;Mapping Report&nbsp;» fut mis au frigo.</p>
<p class="bodytext">En 2012, un Groupe d’Experts de l’ONU chargé d’appliquer les résolutions du Conseil de Sécurité concernant l’Est de la RDC rendait un rapport très clair et fouillé qui indiquait que le Rwanda était bien derrière la nouvelle rébellion du <b>M23</b> qui mettait à feu et à sang le <b>Nord Kivu</b> depuis avril 2012. De nouveau, le maître de Kigali va réagir par le chantage. Il va accuser le coordinateur du Groupe d’Experts, l’américain <b>Steve Hege</b>, d’être «&nbsp;un génocidaire et un négationniste&nbsp;» en se basant sur une analyse antérieure que ce spécialiste avait faite et dans laquelle il disait que les FDLR avaient peut-être des revendications politiques légitimes dont il serait sage de connaître la nature. Kigali exigea que cet expert soit limogé et que le Conseil de Sécurité ne cite pas le Rwanda dans sa résolution consécutive aux conclusions de ce rapport. Sinon…il menace de retirer ses troupes du <b>Darfour</b> et du <b>Sud-Soudan</b>. Cette fois-ci encore, ça marche&nbsp;! L’ONU se garda bien de citer le Rwanda et encore moins de prendre la moindre sanction. Seuls quelques pays isolés scandalisés par les actions du régime de Kigali en RDC ont pris quelques mesures symboliques comme la suspension de l’aide financières directe…Mais le régime parviendra facilement et très vite à ramener dans les rangs les «&nbsp;récalcitrants&nbsp;» qui avaient trop vite suspendu les aides.&nbsp; </p>
<p class="bodytext">Le 1<sup>er</sup> février 2013, le Secrétaire Général des Nations Unies a nommé un autre «&nbsp;Groupe d’Experts&nbsp;» chargé de poursuivre la mission de l’ancien. Le nouveau groupe est composée de&nbsp;: <b>Emilie Serralta</b> (France)&nbsp;: Finances et Coordinatrice, <b>Nelson Alusala</b> (Kenya)&nbsp;: Armes, <b>Berbard Leloup</b> (Belgique)&nbsp;: Affaires régionales, <b>Henry Fomba</b> (Cameroun)&nbsp;: Douanes et Aviation, <b>Marie Plamadiala</b> (Mordavie)&nbsp;: Groupes armées. Aussitôt annoncé, le Rwanda, par la voix de son bouillant et très opportuniste adjoint au Représentant Permanent du Rwanda à l’ONU Olivier Nduhungirehe, cria haut et fort que la composition du groupe n’avait pas l’agrément de son gouvernement. Profitant de sa nouvelle tribune au sein du Conseil de Sécurité dont il est membre non permanent depuis janvier 2013, Kigali fit savoir que trois membres du nouveau groupe étaient déjà de l’ancien et parmi eux, deux (la moldave Plamadiala et le belge Bernard Leloup) avaient par le passé émis dans la presse ou dans leurs rapports des réflexions critiques envers le régime rwandais (pour tout membre de la nomenklatura de Kigali, émettre une réflexion critique au régime constitue un crime de lèse-majesté). Kagame exigeait donc leur remplacement. Le Conseil de Sécurité vient de passer outre en confirmant leur nomination. Réponse du berger à la bergère&nbsp;: Kigali vient de déclarer les deux experts «&nbsp;persona non grata&nbsp;» ce qui signifie qu’ils ne sont pas autorisés à mettre les pieds au Rwanda.</p>
<p class="bodytext">Un nouveau chantage qui risque aussi de marcher comme les premiers&nbsp;: le groupe va être bloqué dans ses travaux sur le terrain, et va demander ou bien que les deux collègues soient remplacés pour calmer Paul Kagamé ou bien va négocier en lui promettant de produire un rapport final qui lui serait favorable même quand il serait pris la main dans le sac.</p>
<p class="bodytext">Jusqu’à quand et pourquoi le régime du général Paul Kagame continuera à faire chanter la Communauté Internationale&nbsp;? «&nbsp;<i>That is the question&nbsp;».</i></p>
<p class="bodytext">Zédoc Bigega<br />11/02/2013</p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Mon, 11 Feb 2013 22:46:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Rwanda : que reste-t-il des thèses de «planification» du génocide rwandais ?</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/rwanda-tpir-que-reste-t-il-des-theses-de-planification-du-genocide-rwandais/index.html</link>
			<description>Après l’acquittement en appel prononcé le 04/02/2013 de deux anciens ministres du gouvernement qui...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Après l’<a href="http://www.hirondelle.org/page-accueil/hirondelle-news-agency-arusha-04-02-2013-tpir-deux-anciens-ministres-rwandais-acquitt%C3%A9s-en-appel/" title="Opens external link in new window" target="_top" class="external-link-new-window" >acquittement en appel</a> prononcé le 04/02/2013 de deux anciens ministres du gouvernement qui était aux affaires au Rwanda en 1994, acquittement qui fait suite à plusieurs autres, fort est de constater que les fondements de la thèse d’une planification du <b>génocide</b> dont les gouvernements <b>hutu</b> auraient été des artisans depuis la Révolution populaire de 1959 se sont écroulés. Dix-huit ans à peine après que les entreprises diverses mais savamment étudiées (<b>TPIR</b>, <b>Gacaca</b>, <b>Ibuka</b>, …) tendent à faire condamner collectivement une communauté ethnique et ainsi légitimer le pouvoir dictatorial du <b>FPR</b> et ainsi du coup lui assurer l’immunité de ne jamais être critiqué et encore moins combattu, ces tentatives ont visiblement échoué et sont rattrapées par l’Histoire&nbsp;: le génocide de 1994 n’a pas été planifié par le gouvernement d’alors.</p>
<p class="bodytext">Le gouvernement intérimaire fut mis en place le 9 avril 1994 après l’assassinat du président Habyarimana et la reprise des hostilités par le FPR rendant ainsi caducs les Accords d’Arusha qui prévoyaient un Gouvernement de Transition à Base Elargie (GTBE) dont ferait partie le FPR avec 5 ministres. Le FPR de <b>Paul Kagame</b> n’a pas voulu se contenter de si peu&nbsp;: il a opté pour la solution armée et a commencé par assassiner le président Habyarimana et a entrepris la conquête militaire du pays. Après s’être rendu militaire ment maître du Rwanda en juillet 1994, le FPR va mener de front plusieurs campagnes (médiatiques, militaires, diplomatiques, …) pour diaboliser les membres du gouvernement évincés, présentés comme&nbsp;«&nbsp;des génocidaires&nbsp;». Après la création du TPIR en novembre 1994, plusieurs membres de ce gouvernement furent les premiers inculpés et furent arrêtés partout où ils se trouvaient à travers le monde.</p>
<p class="bodytext">Aujourd’hui, à la veille de la fermeture du TPIR, l’on constate que plus de la moitié des membres du gouvernement intérimaire de1994 n’ont même pas été inculpés ou ont été acquittés de tous les chefs d’accusation. Ce qui ont été condamnés ont soit été victimes de la précipitation des premiers juges du TPIR qui étaient sous le choc face à l’ampleur du génocide rwandais et donc amenés à condamner «&nbsp;à tout vent&nbsp;», ou alors ceux qui ont été kidnappés et ramenés à Kigali pour être jugés par le FPR.<a href="typo3/#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a></p>
<p class="bodytext">Force est donc de reconnaître que la stratégie de légitimer le régime du FPR du Général Paul Kagame, sur base d’une probable <b>planification d’un génocide</b> que les gouvernements «&nbsp;hutu&nbsp;» qui se sont succédés depuis 1960, auraient commencé à mettre en œuvre en avril 1994 selon leur plan préétabli et auquel le «&nbsp;Messie Paul Kagame&nbsp;» serait venu mettre fin comme par miracle par une baguette magique…Cette thèse est aujourd’hui battue en brèche malgré une vaste campagne de désinformation et de corruptions qui dure depuis presque 20 ans.</p>
<p class="bodytext">En effet, qui de Paul Kagame avec ses maîtres de l’époque qui ont planifié et exécuté l’attentat du 6 avril 1994 et des pauvres membres d’un <b>gouvernement de transition</b> mis en place trois jours après la décapitation de l’Etat, pourrait objectivement être qualifié de&nbsp;«&nbsp;planificateur du génocide&nbsp;»&nbsp;?</p>
<p class="bodytext">Ghislain Mikeno<br />05/02/2013</p>
<hr />
<p class="bodytext"><sub><a href="typo3/#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> &nbsp;Voici la situation des membres du Gouvernement intérimaire mis en place le 9/4/1994&nbsp;:</sub></p>
<p class="bodytext"><sub>1) N’ont pas jamais été inculpés&nbsp;:</sub></p>
<p class="bodytext"><sub>-&nbsp;Le président Théodore Sindikubwabo&nbsp;<br />- Munyazesa Faustin, Ministre de l’intérieur, jusqu’en mai 1994<br />- Mbangura Daniel, Ministre à la Présidence<br />- Nsabumukunzi Straton, Ministre de l’Agriculture<br />- Habineza Jean de Dieu, Ministre du Travail et des Affaires Sociales<br />- Nsengiyumva Rafiki &nbsp;Hyacinthe, Ministre des Travaux Publics.<br />- Ruhumuliza Gaspard, Ministre du Tourisme et de l’environnement</sub></p>
<p class="bodytext"><sub>2)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Acquittés&nbsp;: </sub></p>
<p class="bodytext"><sub>- Rwamakuba André, Ministre de l’Enseignement Primaire et Secondaire<br />- Ntagerura André, Ministre des Transports et Communications<br />- Bizimungu Casimir, Ministre de la Santé<br />- Bicamumpaka Jérôme Clément, Ministre des Affaires étrangères<br />- Mugenzi Justin, Ministre duCommerce<br />- Mugiraneza Prosper, Ministre delaFoction Publique</sub></p>
<p class="bodytext"><sub>3) En appel</sub></p>
<p class="bodytext"><sub>- Karemera Edouard&nbsp;, Minstre del’Intérieur (à partir de mai 94)<br />- Nyiramasuhuko Pauline, Ministre de la Famille </sub></p>
<p class="bodytext"><sub>4) Déportée au Rwanda&nbsp;:</sub></p>
<p class="bodytext"><sub>&nbsp;-&nbsp; Ntamabyariro Agnès,&nbsp;Ministre de la Justice</sub></p>
<p class="bodytext"><sub>5) Décédé avant l’arrestation</sub></p>
<p class="bodytext"><sub>-&nbsp; Bizimana Augustin, Ministre de la Défense</sub></p>
<p class="bodytext"><sub>6) Condamnés</sub></p>
<p class="bodytext"><sub>- Kambanda Jean, Premier ministre<br />- Kamuhanda Jean de Dieu, Ministre de l'Enseignement supérieur<br /><span style="font-size: 12px;"><sub>- Niyitegeka Eliézer, Ministre de l’information<br /></sub></span><span style="font-size: 12px;"><sub>- Ndindabahizi Emmanuel, Ministre des Finances&nbsp;</sub></span></sub></p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Tue, 05 Feb 2013 22:31:00 +0100</pubDate>
			
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