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		<title>Musabyimana.be: Informations et documentation sur le Rwanda</title>
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		<description>Musabyimana.be propose ses travaux de recherche et publications sur le Rwanda, mais aussi l'actualité du Rwanda</description>
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			<title>Musabyimana.be: Informations et documentation sur le Rwanda</title>
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		<lastBuildDate>Wed, 01 Sep 2010 19:49:00 +0200</lastBuildDate>
		
		
		<item>
			<title>Drame rwandais : démêler le vrai du faux</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/drame-rwandais-demeler-le-vrai-du-faux/index.html</link>
			<description>La réplique de M. Lambert Rangira  « Une vue caricaturale du Rwanda d’aujourd’hui »...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><b><span lang="FR-CA"></span></b><span lang="FR-CA">La réplique de M. Lambert Rangira&nbsp; </span>«&nbsp;Une vue caricaturale du Rwanda d’aujourd’hui&nbsp;» (<i>Le Soleil</i>, 2 juin 2010) à une réflexion que j’ai fait paraître dans les colonnes du même quotidien et qui s’intitulait «&nbsp;Visite de la Gouverneure générale du Canada au Rwanda&nbsp;: quels enjeux?&nbsp;» (<i>Le Soleil</i>, 20 avril 2010) semble prouver une fois de plus l’impuissance du droit et de la raison dans le diagnostic des pistes de solutions aux problèmes auxquels le Rwanda fait face. </p>
<p class="bodytext"><span lang="FR-CA">Parce que ma grille de lecture des évènements qui ont endeuillé le Rwanda il y a seize ans diffère du discours ambiant jusqu’ici véhiculé par les partisans de Paul Kagame, M. Rangira me traite&nbsp; </span>de&nbsp;&nbsp; «&nbsp;négationniste&nbsp;».</p>
<p class="bodytext"><span lang="FR-CA"></span>L’accusation est gravissime et mérite une riposte appropriée.&nbsp; Je veux être le plus clair possible. Je n’ai jamais nié qu’au Rwanda, en 1994, il y ait eu génocide. <span lang="FR">La tragédie<br /> rwandaise mérite à juste titre le qualificatif de «&nbsp;génocide rwandais&nbsp;», terminologie qui a d’ailleurs été utilisée par les Nations Unies&nbsp; </span>et le Parlement canadien. Vouloir à tout prix coller une étiquette ethnique à cette horrible tragédie (qui a malheureusement emporté aussi bien des Tutsi que des Hutu) ne contribue pas à l'exercice de démêler le vrai du faux dans le drame rwandais.<span lang="FR-CA"></span></p>
<p class="bodytext"><b><span lang="FR">Impuissance du droit d’abord</span></b><span lang="FR">. En parcourant les principales</span><span lang="FR">&nbsp; </span>résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies portant sur le drame rwandais, on trouve quatre textes importants&nbsp;: la Résolution 935 (1994) du 1er juillet 1994 demandant au Secrétaire général de constituer d'urgence une commission impartiale d'experts chargée d'examiner et d'analyser les informations relatives à la situation au Rwanda; la Résolution 955 (1994) du 8 novembre 1994 portant création du Tribunal pénal international sur le Rwanda (TPIR) auquel est annexé la statut dudit Tribunal; la résolution 977 (1995) du 22 février 1995 établissant le siège du Tribunal international pour le Rwanda à Arusha en Tanzanie; et la résolution 978 (1995) du 27 février 1995 priant les États membres des Nations Unies d'arrêter et de mettre en détention, conformément à leur législation nationale et aux normes applicables du droit international, les personnes trouvées sur leur territoire contre lesquelles il existe des preuves suffisantes qu'elles se sont rendues coupables d'actes entrant dans la compétence du TPIR.</p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Tous ces textes qualifient de la même façon les atrocités et autres crimes de guerre survenus au Rwanda. La résolution 935 (1994) parle de «&nbsp;<i>violations graves du droit international humanitaire commises sur le territoire du Rwanda, y compris d'éventuels actes de génocide&nbsp;</i>». Quant à la résolution 955 (1994), celle qui a créé le TPIR, elle parle d’<i>«actes de génocide et d'autres violations flagrantes, généralisées et systématiques du droit international humanitaire commises au Rwanda</i>&nbsp;». </span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">On aura remarqué que le législateur s’abstient de tomber dans le piège de la qualification ethnique, ce qui laisse place à une application juste et équitable du droit international dans le cas de la tragédie rwandaise.&nbsp; </span>Devrais-je rappeler <span lang="FR-CA">à </span><span lang="FR">&nbsp;</span>M. Rangira, au cas où cela aurait échappé à son attention, que le général Roméo Dallaire, questionné sur l’éventuelle planification d’un «&nbsp;génocide contre les Tutsi&nbsp;», s’exprimait,&nbsp; à l'antenne de Radio-Canada, le 14 septembre 1994, en ces termes: <i>« Moi, je dirais qu'il y a eu génocide national, mais un génocide de philosophie politique, non pas purement ethnique. Beaucoup de Hutu comme beaucoup de Tutsi ont été tués... Je pense que le débordement qu'on a vu a été au-delà de pouvoir être conçu. Mais jamais, je pense, personne n'aurait pu planifier l'ampleur du débordement. »</i><br /> </p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Enfin, un autre élément qu’il sied de souligner tient au fait qu’en presque seize ans de travail et après plus d’une trentaine d’arrêts, le TPIR n’a pas encore trouvé des preuves convaincantes pour fonder le crime d’&nbsp;«&nbsp;entente pour commettre le génocide&nbsp;», c’est-à-dire de planification du génocide. Même le colonel Théoneste Bagosora, présenté par l’opinion internationale comme le «&nbsp;cerveau du génocide&nbsp;», a été blanchi de ce crime, comme l’a fait remarquer un des témoins experts du TPIR, le professeur français Bernard Lugan:</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">«&nbsp;<i>Entre les mois d’avril et de juillet 1994, des centaines de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants, de nourrissons et de vieillards ont été tués, le plus souvent dans des conditions horribles. Nous savons où, nous savons par qui, nous savons comment, mais l’éventuelle “chaîne de commandement” qui, avant le 6 avril 1994, aurait planifié de tels crimes n’a pas été mise en évidence devant le TPIR. Il y a donc bien eu génocide, mais ni préméditation, ni planification</i>.&nbsp;»</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Devant ce paradoxe apparent, plutôt que de jeter des anathèmes, la communauté internationale ne serait-elle pas mieux avisée de demander que le Droit pénal international intègre cette réalité en élargissant éventuellement la définition même de ce crime?<br /><br /> <b>Impuissance de la raison ensuite</b>. Dans ma réflexion (<i>Le Soleil</i>, 20 avril 2010) qui a fait sursauter M. Rangira, j’évoquais une situation préoccupante qui faisait penser que le Rwanda allait mal à la veille du scrutin présidentiel du 9 août dernier. On connaît la suite... C</span><span lang="FR-CA">e scrutin, qui vient d’accorder à M. Kagame un second septennat&nbsp;&nbsp; </span>avec un score stalinien de 93%, a été une mascarade électorale. Tous les candidats de poids qui auraient pu offrir aux Rwandais un autre projet de société ont été écartés, assignés à résidence surveillée quand ils n’étaient pas forcés de prendre le chemin des geôles. Un avocat américain, M. Peter Erlinder, emprisonné. La presse harcelée. Les journalistes, les vrais, jetés en prison ou tués. Un opposant politique décapité.&nbsp; </p>
<p class="bodytext"><span lang="FR-CA">Cette situation a récemment amené l’administration du président Obama, par la voix du porte-parole du Conseil national de sécurité, M. Mike Hammer, à livrer un verdict sans détour&nbsp;: «&nbsp;</span><i><span lang="FR">Nous demeurons préoccupés, </span></i><span lang="FR">disait-il, en commentant le résultat des élections rwandaises,&nbsp; </span>par la série d’événements dérangeants qui ont eu lieu avant l’élection, notamment la suspension de deux quotidiens, l’expulsion du pays d’un chercheur des droits de l’homme, l’interdiction de participer au scrutin imposée à deux partis d’opposition et l’arrestation de journalistes<i><span lang="FR">&nbsp;</span></i><span lang="FR">».</span><span lang="FR">&nbsp; </span><span lang="FR">Même analyse pour le Canada qui, par la voix du ministre des Affaires étrangères, l’honorable Lawrence Cannon, s’exprimait de façon non équivoque, en disant que</span><span lang="FR"> </span><i><span lang="FR">«&nbsp;Le Canada est préoccupé par le climat politique qui régnait pendant les élections et qui perdure, ainsi que par le nombre d’incidents violents qui se sont produits. Des rapports troublants font état d’intimidation auprès des opposants politiques et de pressions sur les médias.</span></i><span lang="FR">&nbsp;» </span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Toutes ces interventions, venant de surcroît des grands pays partenaires et amis du Rwanda, sont une réponse cinglante aux dénégations maintes fois exprimées, jusqu’au sommet du pouvoir kagaméen, sur les problèmes persistants concernant l’&nbsp;«&nbsp;État de droit&nbsp;» au Rwanda. Dès lors, toutes les personnes qui pensent différemment que les Rangira de ce monde, – ces Rangira partisans du Rwanda enchanté de Paul Kagame –,&nbsp; </span>au sujet de la tragédie rwandaise, auraient-elles franchi le Rubicon pour être affublés d’épithètes aussi grossiers qu’infamants de «&nbsp;négationnistes&nbsp;»? Cette pratique détestable doit cesser.</p>
<p class="bodytext"><i><span lang="FR-CA">Dr. Augustin Baziramwabo, Président<br />Communauté des immigrants rwandais de la région d’Ottawa-Gatineau (CIRO)</span></i></p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			<category>2010-Documents sur le Rwanda</category>
			<category>Témoignages</category>
			<category>ibuka bose</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 19:49:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Le rapport du HCDH sur le génocide des Hutu va subir le même sort que le rapport Gersony?</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/a-linstar-des-rapports-gersony-et-hourigan-lonu-veut-elle-encore-enterrer-le-rapport-sur-le-geno/index.html</link>
			<description>L’actualité internationale est présentement marquée par le rapport onusien sur le génocide des...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">L’actualité internationale est présentement marquée par le rapport onusien sur le génocide des Hutus commis par le FPR au Congo entre 1996 et 1998. Depuis juin 2010, les autorités rwandaises font tout pour étouffer la publication de ce rapport. </p>
<p class="bodytext">L’ONU doit avoir le courage de dire la vérité sur les crimes du FPR. Il faut qu’elle abandonne les pratiques honteuses et scandaleuses du passé qui ont conduit à l’enterrement du rapport Gersony, du rapport Roberto Garreton et du rapport Hourigan.</p>
<p class="bodytext">Des observateurs sont avis que le Haut Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, la Juge Navanethem Pillay, ancienne Juge au TPIR et ancienne Présidente du TPIR, ne va pas lâcher et tiendra à ce que ce rapport soit publié sans altérations. </p>
<p class="bodytext">Mais des forces négatives constituées par un lobby grassement payé par le FPR vont sûrement s’agiter pour que le rapport ne soit pas publié. Kigali n’épargne aucun effort pour y parvenir.</p>
<p class="bodytext">Le Rwanda menace de retirer ses forces armées du Darfour. Cette menace du Rwanda est creuse et infantile. Les forces armées appartenant à une entité armée qui a commis des crimes de génocide et des crimes contre l’humanité ne méritent pas d’être auréolées de la dignité d’être appelées «&nbsp;forces d’intervention humanitaire&nbsp;». Plusieurs pays sont prêts à les remplacer car ce n’est pas le Rwanda qui paie la facture. Elle est payée par des pays développés dont surtout les Etats-Unis. Le Rwanda doit cesser de faire du chantage. Il doit accepter ses responsabilités dans les graves crimes commis au Rwanda et au Congo.</p>
<p class="bodytext">Il sied de rappeler aux Nations Unies qu’elles doivent avoir le courage de publier aussi un rapport sur les crimes de guerre et de génocide commis au Rwanda par l’armée du FPR entre 1990 jusqu’à ce jour. Le Lieutenant Ruzibiza en a longuement parlé dans son livre mais ce n’est qu’une petite fraction de ce qui s’est réellement passé. Il n’a pas donné une description systématique et véridique des massacres collectifs et ignobles des femmes, des enfants et des vieillards dans les communes de la préfecture de Byumba. Entre octobre 1990 et Juillet 1994, Byumba a perdu plus de 80% de sa population hutue aux mains des soldats du FPR. En préfecture de Ruhengeri, les communes de Butaro, de Cyeru, de Nyamugari, de Kidaho et de Kinigi ont été le théâtre de massacres prémédités et à large échelle de civils innocents. </p>
<p class="bodytext">J’en suis témoin car mes parents et d’autres membres de ma famille ont été assassinés par des militaires du FPR dans cette période. </p>
<p class="bodytext">Les Nations Unies ont des rapports y relatifs établis par la MINUAR. Lors de sa conquête des préfectures de Kibungo, de Kigali, de Butare et de la ville de Kigali, le FPR a ciblé tout hutu sans distinction d’âge ou de sexe pour assassinat. Nombreux sont les témoins des atrocités commises au nom de ce que la FPR appelait «&nbsp;la pacification&nbsp;». Nombreuses sont les réunions de la population que le FPR convoquait soit disant pour leur montrer les nouvelles autorités ou pour leur donner des directives mais qui se soldaient en un massacre pur et simple des participants à la réunion. Des Forges en parle un peu dans son livre «&nbsp;Leave none to tell the story&nbsp;». </p>
<p class="bodytext">Les Rwandais ne pourront pas se réconcilier si la vérité reste cachée. Comment est-ce que la réconciliation pourra se faire lorsque des Hutus innocents sont systématiquement emprisonnés et condamnés à des peines d’emprisonnement à vie alors que des criminels avérés, arrogants et ultra-extrémistes du FPR sont glorifiés de par le monde et s’arrogent le droit de diriger le Rwanda comme ils l’entendent&nbsp;? </p>
<p class="bodytext">La Communauté Internationale doit d’ores et déjà réfléchir sérieusement sur l’avenir du Rwanda. Un Rwanda durable sur le plan de la paix, du développement et de la sérénité des cœurs devra être bâti sur une vraie réconciliation, sur les valeurs de vérité, de suppression de l’impunité, sur l’égalité des citoyens devant la loi et sur un système politique véritablement démocratique. Rien de tout ceci n’existe au Rwanda mais cette communauté internationale ne tarit pas d’éloges à l’endroit du dictateur Kagame. Il faut que cette communauté internationale sache qu’elle ne bâtit pas mais détruit le Rwanda.</p>
<p class="bodytext"><b><i>Gaspard Musabyimana</i></b><br />01/9/2010</p>
<p class="bodytext">*<i>HCDH : Haut commissariat aux droits de l’homme</i>&nbsp;</p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 15:05:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Rwanda : des purges dans l’armée</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/rwanda-des-purges-dans-larmee/index.html</link>
			<description>Des nouvelles en provenance de Kigali font état d’une grande purge dans l’armée rwandaise. Dans la...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><span lang="FR"></span>Des nouvelles en provenance de Kigali font état d’une grande purge dans l’armée rwandaise. Dans la seule garnison de Kanombe, dans les faubourgs de la capitale Kigali, plus d’une cinquantaine de militaires, tous grades confondus, auraient été assassinés ou emprisonnés durant ce mois d’août 2010. </p>
<p class="bodytext">C’est dans ce cadre qu’est intervenue notamment l’arrestation, le 20/8/2010, du Lt Col Rugigana Ngabo, frère du général Kayumba Nyamwasa, soupçonné d'activités subversives et de terrorisme. Il était Commandant du régiment d’ingénierie (Engineering Regiment).</p>
<p class="bodytext">Les victimes de ce plan d’épuration seraient donc pêchés dans le cercle des amis et des connaissances de la famille du général Kayumba Nyamwasa, qui s’est réfugié en Afrique du Sud depuis mars de cette année. Il a échappé à un attentat en juin à Johannesburg et le gouvernement rwandais est soupçonné d’être derrière cette tentative d’assassinat. Kigali avait accusé le général Nyamwasa et son collègue le colonel Patrick Karegeya d’être&nbsp;derrière une série d'attaques à la grenade dans la capitale rwandaise.</p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Dans les rangs de l’armée rwandaise, c’est la panique. Dans les camps militaires situés dans la province de l’Est, il y aurait beaucoup de désertion et des fuites. Ceux qui sont attrapés sont assassinés et laissés au bord de la route. Les cadavres sont vite ramassés par la Police qui les transfère au Centre Hospitalier de Kigali. Elle expliquerait que ces personnes sont assassinées par des inconnus. <br /><br />Gaspard Musabyimana<br />30/08/2010</span></p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 21:14:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Mapping Report (génocide contre des réfugiés hutu en RDC?) : Extrait</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/mapping-report-genocide-contre-des-refugies-hutu-en-rdc-extrait/index.html</link>
			<description>E.         Qualification juridique des violences commises...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><b><span lang="FR">E.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Qualification juridique des violences commises sur le territoire de la RDC entre mars 1993 et juin 2003</b><b><span lang="FR"> </span></b></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">22.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span lang="FR">Force est de constater que la vaste majorité des 617 incidents les plus graves inventoriés dans le présent rapport révèle de la commission de multiples violations des droits de l’homme mais surtout du droit international humanitaire. Il n’est apparu ni opportun ni indispensable de qualifier en droit chacun des centaines d’incidents violents répertoriés. Il a ainsi été convenu d’identifier plutôt le cadre juridique applicable aux principales vagues de violence et de tirer des conclusions sur la qualification juridique générale des incidents ou groupes d’incidents rapportés.</span></p>
<p class="bodytext"><b><span lang="FR">Crimes de guerre</span></b><span lang="FR"> </span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">23.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>On entend généralement par ce terme toutes violations graves du droit international humanitaire commises à l’encontre de civils ou de combattants ennemis à l’occasion d’un conflit armé international ou interne, violations qui entraînent la responsabilité pénale individuelle de leurs auteurs. Ces crimes découlent essentiellement des Conventions de Genève du 12 août 1949 et de leurs Protocoles additionnels I et II de 1977 et des Conventions de La Haye de 1899 et 1907. Leur codification&nbsp;la plus récente se trouve à l’article 8 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) de 1998. </p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">24.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>La vaste majorité des incidents répertoriés dans le présent rapport révèlent la commission d’actes prohibés tel que meurtres, atteintes à l’intégrité physique ou à la santé, viols, attaques intentionnelles contre la population civile, pillages et destructions de biens civils, parfois indispensables à la survie de la population civile, de façon illicite et arbitraire. Ces actes ont été commis en grande majorité contre des personnes protégées telles que définies par les Conventions de Genève, notamment des personnes qui ne participent pas aux hostilités, particulièrement les populations civiles, ainsi que celles mises hors de combat. C’est le cas notamment des personnes vivant dans les camps de réfugiés qui constituent une population civile ne participant pas aux hostilités, malgré la présence de militaires parmi eux dans certains cas. Finalement, nul doute que les violents incidents répertoriés dans le présent rapport s’inscrivent pour la presque totalité dans le cadre d’un conflit armé, qu’il soit de caractère international ou non. La durée et l’intensité des violents incidents décrits, de même que le niveau d’organisation des groupes impliqués permettent d’affirmer, à quelques exceptions près, qu’il s’agit bien d’un conflit interne et non de simple troubles ou tensions internes ou d’actes de banditisme. <span lang="FR-CA">En conclusion, l</span><span lang="FR">a grande majorité des violents incidents répertoriés dans le présent rapport résultent de conflits armés et révèlent la commission de crimes de guerre en tant que violations graves du droit international humanitaire.</span></p>
<p class="bodytext"><b><span lang="FR">Crimes contre l’humanité</span></b></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">25.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>La définition de ce terme a été codifiée au paragraphe 1 de l’article 7 du Statut de Rome de la CPI. Lorsque des actes tels que le meurtre, l’extermination, le viol, la persécution et tous autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l'intégrité physique ou à la santé physique ou mentale sont commis <i>«&nbsp;</i>dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque<i>&nbsp;</i>»,<i> </i>ils constituent des crimes contre l'humanité.</p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">26.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Le présent rapport montre que la grande majorité des incidents répertoriés s’inscrit dans le cadre d’attaques généralisées ou systématiques, dépeignant de multiples actes de violence de grande ampleur, menés de manière organisée et ayant causé de nombreuses victimes. La plupart de ces attaques ont été lancées contre des populations civiles non combattantes composées en majorité de femmes et d’enfants. En conséquence, la très plupart des actes de violence perpétrés durant ces années, qui s’inscrivent dans des vagues de représailles, des campagnes de persécution et de poursuite de réfugiés, se sont généralement toutes transposées en une série d’attaques généralisées et systématiques contre des populations civiles et pourraient ainsi être qualifiées de crimes contre l’humanité par un tribunal compétent. </p>
<p class="bodytext"><b><span lang="FR">Crime de génocide</span></b></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">27.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Depuis sa première formulation en 1948, à l’article 2 de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, la définition du crime est demeurée sensiblement la même. On la trouve à l’article 6 du Statut de Rome, qui définit le crime de génocide «&nbsp;comme l'un quelconque des actes ci-après commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel<i>&nbsp;»</i>. Cette définition est suivie d’une série d’actes qui représentent de graves violations du droit à la vie et à l’intégrité physique ou mentale des membres du groupe. La Convention prévoit également que sont punissables non seulement l’exécution en tant que telle, mais aussi l’entente en vue de commettre le génocide, l'incitation directe et publique, la tentative et la complicité. C’est l’intention spécifique de détruire un groupe mentionné en tout ou en partie qui distingue le crime de génocide du crime contre l’humanité. </p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">28.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>La question de savoir si les nombreux graves actes de violence commis à l’encontre des Hutu (réfugiés et autres) constituent des crimes de génocide a soulevé de nombreux commentaires et demeure irrésolue jusqu’à présent. De fait, elle ne pourra être tranchée que par une décision judiciaire basée sur une preuve ne laissant subsister aucun doute raisonnable. À deux reprises, en 1997 et en 1998, des rapports de l’Organisation des Nations Unies ont examiné s’il existait ou non des crimes de génocide commis à l’encontre des Hutu réfugiés et autres réfugiés au Zaïre devenu la RDC. Dans les deux cas, les rapports ont conclu qu’il existait des éléments qui pouvaient indiquer qu’un génocide avait été commis mais, au vu du manque d’informations, les équipes d’enquête n’ont pas été en mesure de répondre à la question et ont demandé qu’une enquête plus approfondie soit menée. Le Projet Mapping s’est également penché sur cette question, conformément à son mandat et en a tiré les conclusions suivantes.</p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">29.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Au moment des incidents couverts par le présent rapport, la population hutu au Zaïre, y compris les réfugiés venus du Rwanda, constituait un groupe ethnique au sens de la Convention susmentionnée. Plusieurs incidents répertoriés semblent confirmer que les multiples attaques visaient les membres du groupe ethnique hutu comme tel, et non pas seulement les criminels responsables du génocide commis en 1994 à l’égard des Tutsi au Rwanda et qu’aucun effort n’avait été fait par l’AFDL/APR pour distinguer entre les Hutu membres des ex-FAR et les Hutu civils, réfugiés ou non. </p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">30. L’intention de détruire un groupe en partie est suffisante pour constituer un crime de génocide et les tribunaux internationaux ont confirmé que la destruction d’un groupe peut être limitée à une zone géographique particulière. On peut donc affirmer que, même si seulement une partie du groupe ethnique hutu présent au Zaïre a été ciblée et détruite, cela pourrait néanmoins constituer un crime de génocide si telle était l’intention des auteurs. Plusieurs incidents répertoriés dans ce rapport révèlent des circonstances et des faits à partir desquels un tribunal pourrait tirer des inférences de l’intention de détruire en partie<b> </b>le groupe ethnique hutu en RDC, s’ils sont établis hors de tout doute raisonnable.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">31.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>L’ampleur des crimes et le nombre important de victimes, probablement plusieurs dizaines de milliers, toutes nationalités confondues, sont démontrés par les nombreux incidents répertoriés dans le rapport (104 incidents). L’usage extensif d’armes blanches (principalement des marteaux) et les massacres systématiques de survivants après la prise des camps démontrent que les nombreux décès ne sont pas imputables aux aléas de la guerre ou assimilables à des dommages collatéraux. Parmi les victimes, il y avait une majorité d’enfants, de femmes, de personnes âgées et de malades, souvent sous-alimentés, qui ne posaient aucun risque pour les forces attaquantes. De nombreuses atteintes graves à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe ont été également commises, avec un nombre très élevé de Hutu blessés par balle, violés, brûlés ou battus. La nature systématique, méthodologique et préméditée des attaques répertoriées contre les Hutu ressort également : ces attaques se sont déroulées dans chaque localité où des réfugiés ont été dépistés par l’AFDL/APR sur une très vaste étendue du territoire. La poursuite a duré des mois, et à l’occasion, l’aide humanitaire qui leur était destinée a été sciemment bloquée, notamment en province Orientale, les privant ainsi d’éléments indispensables à leur survie. Ainsi les attaques <span lang="FR-CA">systématiques et généralisées décrites dans le présent rapport révèlent plusieurs éléments accablants qui, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR-CA">32.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Il est à noter cependant que certains éléments pourraient faire hésiter un tribunal à conclure à l’existence d’un <span lang="FR">plan génocidaire, comme le fait qu’à partir du 15 novembre 1996 plusieurs dizaines de milliers de réfugiés hutu rwandais, dont de nombreux survivants d’attaques précédentes, ont été rapatriés au Rwanda avec le concours des autorités de l’AFDL/APR et que des centaines de milliers de réfugiés hutu rwandais ont pu rentrer au Rwanda avec l’assentiment des autorités rwandaises. Si en général les tueries n’ont pas épargné les femmes et les enfants, on notera qu’à certains endroits, particulièrement au début de la première guerre en 1996, des femmes et des enfants hutu ont été effectivement séparés des hommes, qui seuls furent tués par la suite. </span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">33.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Toutefois, ni le fait de ne cibler que les hommes dans les massacres, ni celui de permettre à une partie du groupe de quitter le pays ou même de faciliter leurs déplacements pour différentes raisons ne permettent en soi d’écarter totalement l’intention de certaines personnes de détruire en partie un groupe ethnique comme tel et ainsi de commettre un crime de génocide. Il appartiendra à un tribunal compétent d’en décider. </p>
<p class="bodytext">&nbsp;<a href="fileadmin/user_upload/documents/2009/Mapping_Report__fr_.doc" title="Initiates file download" class="download" >Lire tout le rapport  : version française</a></p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
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<p class="bodytext">&nbsp;</p>
<h1>Lecture recommandée</h1>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
<p class="bodytext">En 2004, nous  parlions déjà d'un &quot;génocide nié&quot; au sujet du massacre des réfugiés rwandais  en RDC : </p>
<p class="bodytext"><a href="http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=livre&amp;no=16053&amp;razSqlClone=1" title="Opens external link in new window" target="_blank" class="external-link-new-window" >Gaspard Musabyimana</a><br /><a href="http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=livre&amp;no=16053&amp;razSqlClone=1" title="Opens external link in new window" target="_blank" class="external-link-new-window" >L'APR ET LES RÉFUGIÉS RWANDAIS AU ZAÏRE 1996-1997. Un génocide nié</a> <br /><a href="http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=livre&amp;no=16053&amp;razSqlClone=1" title="Opens external link in new window" target="_blank" class="external-link-new-window" >Préface de Helmut Strizek</a></p>
<p class="bodytext"><a href="http://www.amazon.fr/Apr-Refugies-Rwandais-Zaire-1996-1997/dp/2747556905/ref=sr_1_3?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1231933901&amp;sr=8-3" title="Opens external link in new window" target="_blank" class="external-link-new-window" ><i>«We consider every hutu a legitimate target </i>»</a>/Nous  considérons tout hutu comme une cible légitime (correspondance de  l'agence de presse Reuters en juillet 1997). Et à une maman zaïroise qui  pleurait en découvrant les corps de bébés sur le sol d'un campement de  réfugiés hutu vidé par l'Armée Patriotique Rwandaise, le soldat de l'APR  rétorque : «&nbsp;Pourquoi pleures-tu ? Tu ne sais pas qu'ils sont des  serpents ? »</p>
<p class="bodytext">En 1996-97, tous les camps des réfugiés hutu  rwandais, situés au Sud et au Nord-Kivu, furent bombardés puis  démantelés par l'armée tutsi du Général Major Paul Kagame. Les rescapés  furent traqués dans les forêts inhabitées de l'ex-Zaïre (devenu R-D  Congo) pour y être achevés sans distinction : hommes, femmes enfants,  jeunes et vieux, tous désarmés. <i>Kisangani, Tingi Tingi, Mbandaka... </i>sont  des noms devenus célèbres pour leurs charniers. Le décompte des  organisations internationales s'établit à quelque 200 000 morts et au  moins à autant de <i>'disparus'.</i></p>
<p class="bodytext"><img height="314" width="194" src="uploads/RTEmagicC_genocide_nie.jpg.jpg" style="border-style: solid; border-width: thin; float: left;" alt="" />Le Haut  Commissariat pour les Réfugiés (HCR/ ONU) - supposé être leur  `protecteur' - ainsi qu'une partie de la `Communauté Internationale'-  opposée au déploiement d'une force multinationale humanitaire pour les  secourir - ont une grande responsabilité dans ces assassinats de masse  perpétrés de sang-froid et très vraisemblablement prémédités et ordonnés  par Kigali. </p>
<p class="bodytext">Qualifiés ou non de <i>GENOCIDE, </i>les massacres des réfugiés rwandais au Zaïre constituent un <i>crime contre l'humanité </i>indubitable.  Or jusqu'à présent, ce crime est nié, ses auteurs sont impunis et ils  occupent les plus hauts postes politico-militaires au Rwanda. Ils sont  visités ou reçus sans problème par leurs homologues africains ou  occidentaux, dont ils ont reçu l’aval. La paix et la stabilité de toute  la Région des Grands Lacs sont pourtant liées en grande partie à la  reconnaissance de cet anéantissement programmé et au juste châtiment des  coupables.</p>
<p class="bodytext"><a href="http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=livre&amp;no=16053&amp;razSqlClone=1" title="Opens external link in new window" target="_blank" class="external-link-new-window" >Editions L'Harmattan<br />ISBN&nbsp;:&nbsp;2-7475-5690-5<br />janvier&nbsp;2004 <br />226&nbsp;pages </a></p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			<category>Tpir - Arusha</category>
			<category>Livres sur le Rwanda</category>
			<category>Organisations</category>
			<category>ONGs</category>
			<category>RD Congo</category>
			<category>Rwanda</category>
			<category>Témoignages</category>
			<category>ibuka bose</category>
			
			
			<pubDate>Sat, 28 Aug 2010 16:15:00 +0200</pubDate>
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		</item>
		
		<item>
			<title>Rwanda: élections présidentielles 2010, Paul Kagame empêtré dans ses contradictions</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/elections-presidentielles-2010-paul-kagame-empetre-dans-ses-contradictions/index.html</link>
			<description>Après la mascarade électorale du 9 août 2010, Paul Kagame en est sorti &quot;vainqueur&quot; avec...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Après la mascarade électorale du 9 août 2010, Paul Kagame en est sorti &quot;vainqueur&quot; avec un score stalinien de 93% des voix. Le dictateur vient de déclarer que ses trois &quot;candidats&quot; accompagnateurs vont tous être nommés à des postes importants. Cette annonce a été faite à l’occasion de la célébration de sa &quot;victoire&quot; vendredi 20 août à Kigali. Il est vrai que ces trois compères mangeaient déjà dans l’écuelle du FPR depuis longtemps.</p>
<p class="bodytext">Le plus performant de ces trois candidats, Jean Damascène Ntawukuriryayo, a été accrédité de moins de 5 % des voix. Après avoir été longtemps ministre, ce pharmacien est présentement vice-président de l’Assemblée nationale. Le deuxième candidat, Prosper Higiro, est, quant à lui, vice-président du Sénat, tandis que Alvéra Mukabaranga est sénatrice depuis des années.</p>
<p class="bodytext">Ayant été choisis et invités par le même Paul Kagame à l’accompagner dans cette simulacre des élections pour faire croire qu’il n’est pas candidat unique, il va de soi qu’il devait, après cette aventure, les en remercier en terme de postes juteux. Mais là où le bas blesse, c’est que du coup Paul Kagame se contredit&nbsp;: en effet, lui qui voudrait se présenter comme ayant été élu par le peuple qui, à travers les résultats électoraux, a indiqué sa volonté, il ne se rend pas compte que par la même logique, le peuple rwandais a désavoué Ntawukuriryayo, Higiro et Mukabaranga, car, avec de tels scores lamentables, ils ne pourraient prétendre exercer aucune responsabilité politique dans un pays démocratique. En leur confiant des postes importants dans son gouvernement ou dans d’autres organes de son pouvoir, Paul Kagame démontre encore une fois que soit, les élections du 9 août 2010 n’étaient qu’une mise en scène, soit qu’il se fout de la volonté exprimée par le peuple rwandais en désavouant complètement les trois politiciens.</p>
<p class="bodytext">La rumeur court à Kigali comme quoi Ntawukuriryayo serait appelé à remplacer le cousin de Paul Kagame, Bernard Makuza, au poste de Premier Ministre. Rien n’empêche à Paul Kagame d’installer cette marionnette à ce poste qui, il est vrai, reste, purement protocolaire, sans aucune responsabilité politique.</p>
<p class="bodytext">Le Dr Vincent Biruta, depuis de longues années Président du Sénat et président du parti PSD, dont se réclame Ntawukuriryayo, s’est réjoui des 5% des voix obtenues par le candidat de son parti car en effet, ce qui importait pour eux, c’était la victoire du seul candidat, Paul Kagame. Sous d’autres cieux, dans des pays où règne une vraie démocratie, un parti politique ayant fait un score aussi lamentable que celui des 3 prétendus partis, se retire, ses dirigeants démissionnent pour laisser la place aux autres à même d’insuffler un nouveau dynamisme au parti.</p>
<p class="bodytext">Les élections présidentielles du 09/08/2010 sont donc une manifestation de plus que le FPR, sous l’air du multipartisme, est en fait un parti unique, qui reste seul sur la scène politique rwandaise, et distribue des miettes aux partis satellites qui lui font allégeance.</p>
<p class="bodytext">L’opinion tant nationale qu’internationale devrait savoir une fois pour toutes, que le régime de Paul Kagame est dictatorial, qu’il est exercé à travers un parti «&nbsp;unique&nbsp;» le FPR, que les autres soi-disant partis admis pour donner du change à l’étranger, ne sont que des créations du même FPR. </p>
<p class="bodytext">En effet, après sa prise du pouvoir par les armes en 1994, le FPR a feint de s’inscrire dans l’esprit et la lettre des Accords d’Arusha qui garantissaient le multipartisme. Mais en même temps, il a dressé la liste des partis admissibles en bannissant d’autres qui ne lui plaisaient pas. Peu après, même les partis que le FPR avait au départ toléré auront maille à coexister avec lui. Certains furent dissouts (MDR), d’autres furent scindés en factions dont seules les pro-FPR furent autorisées à exister (PSD, PL, PDI, …). Les personnalités qui se présentent sous l’étiquette de ces soi-disant partis, en réalité des excroissances du FPR, ne sont donc que des marionnettes appelées à vendre l’image du régime politique rwandais à l’étranger et le présenter comme pluraliste et &quot;démocratique&quot;.</p>
<p class="bodytext">Les véritables partis politiques opposés au FPR à savoir&nbsp;: le FDU-Inkingi de Victoire Ingabire, le Green Democratic Party de Frank Habineza, le PS Imberakuri de Me Bernard Ntaganda, le PDP de Déo Mushayidi, etc., sont interdits et leurs leaders sont soit assassinés, emprisonnés ou en résidence surveillée&nbsp;; en tout cas tous privés de leurs droits civils et politiques voire même du droit à la vie.</p>
<p class="bodytext">En octroyant des postes aux «&nbsp;politiciens du ventre&nbsp;» qui l’ont accompagné dans la mascarade électorale d’août dernier, Paul Kagame confirme le caractère arbitraire et autocratique de son régime. </p>
<p class="bodytext">Seules des élections libres et transparentes auxquelles prendraient part tous les partis politiques, même ceux honnis par le FPR, peuvent conférer la légitimité du pouvoir au Rwanda.</p>
<p class="bodytext"><b><i>Emmanuel Neretse et Gaspard Musabyimana</i></b><br />25/08/2010</p>
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 25 Aug 2010 10:44:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Éphémérides des Grands Lacs – Semaine du 9 au 15 août 2010</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/ephemerides-des-grands-lacs-semaine-du-9-au-15-aout-2010/index.html</link>
			<description>RESUME : En RDC, la publication par le président de la CEI, l’abbé Malu Malu, du calendrier...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><span lang="FR">RESUME&nbsp;: En RDC, la publication par le président de la CEI, l’abbé Malu Malu, du calendrier électoral a été l’événement de la semaine&nbsp;: selon ce calendrier, les élections présidentielles et législatives auront lieu le 27 novembre 2011, les élections locales qui auraient du avoir lieu en 2007 étant prévues plus tard. À l’issue de cette annonce, le président de la CEI, qui, <a href="http://radiookapi.net/sans-categorie/2009/06/28/abbe-malu-malu-Â«-je-ne-serai-pas-membre-de-la-ceni-Â»/" target="_blank" >pour rappel</a>, n’est pas candidat à la présidence de la CENI, a rencontré la société civile. De leur côté, l’ONG «&nbsp;La Voix des sans voix&nbsp;» ainsi que le MLC et d’autres partis d’opposition se sont élevés contre la non-constitutionnalité du calendrier, la CENI n’étant pas encore en place. Ajoutons que le gouvernement a demandé l’appui de l’ONU au processus électoral qui devrait durer jusque 2013 et que le budget des élections est estimé à plus de 700 millions % dont 60 % serait fourni par la RDC contre 10 % pour les élections de 2006.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Dans le domaine de la sécurité, aucun affrontement n’est signalé cette semaine dans l’est du pays, mais la réinsertion des combattants du Nord Kivu pose toujours problème, tandis qu’un rapport d’OCHA estime que les conditions sécuritaires au Sud Kivu continuent à se dégrader et que 10.000 familles sont toujours déplacées dans le territoire de Rutshuru au Nord Kivu. En Ituri, où le responsable de la milice FRPI a été condamné à perpétuité pour crimes de guerre, les notables de Walendu, où la situation des populations déplacées est difficile, dénoncent le recrutement d’ex-combattants par cette milice. Enfin, en Province Orientale, Human Rights Watch déplore les enlèvements et massacres sur une grande échelle commis par la LRA qui, selon cette ONG, a un impact local beaucoup plus désastreux que ceux perpétrés par le FDLR ou l’ADF/NALU. Par contre, la situation à Dungu est évaluée positivement, les rapports entre les populations et l’armée étant bonnes. </span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">En dehors des régions de l’est, on signalera des affrontements fonciers en territoire de Dimbelenge au Kasaï Occidental ainsi que des luttes violentes pour le pouvoir coutumier en territoire de Bolobo dans le Bandundu.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Dans le domaine de la justice et des droits humains, le tribunal militaire de Mbandaka a condamné neuf prévenus à la peine de mort et à des peines de 10 à 20 ans de prison pour leur implication dans l’insurrection en Equateur. En matière de droits de l’homme, le ministre de la Justice a fustigé la société civile pour sa passivité dans la lutte contre la corruption. De son côté, la coordinatrice de la section des droits de l’homme de la MONUSCO a dénoncé l’augmentation des cas de violations des droits humains au Kasaï Oriental. Enfin, on signalera une nouvelle disparition inquiétante, celle d’un militant de l’ONG «&nbsp;Les Amis de Nelson Mandela&nbsp;».</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Dans le domaine économique, l’inflation est passée de quatre à un chiffre en RDC, suite à l’effacement de 12,3 milliards $ de dette et à un renforcement de la stabilité macro-économique. Par ailleurs, les opérateurs du secteur aérien demandent au gouvernement de tout mettre en œuvre pour rayer les compagnies congolaises de la liste noire de l’OACI. En matière d’énergie, la directrice de la Banque allemande de développement (KFW) a laissé entendre l’intérêt de l’Allemagne pour la relance de la centrale d’Inga II, tandis que s’est clôturée une mission d’évaluation de l’implantation de l’entreprise sino-congolaise, Sicomines, à Kolwezi, un projet de 3 milliards $ dont l’exploitation devrait débuter en octobre. Toujours dans le secteur minier, on signalera plusieurs manifestations&nbsp;: celle des agents des deux filiales de la société canadienne First Quantum, dont les concessions ont été annulées par la justice et les autorités congolaises, pour protester contre la «&nbsp;déstabilisation&nbsp;» de leurs entreprises par la justice et le ministre des Mines&nbsp;; celle de plusieurs centaines de creuseurs artisanaux contre Tenke Fungurume Mining accusée de les empêcher d’exploiter leurs carrés miniers ainsi que la grève des opérateurs de diamant de Mbuji-Mayi qui contestent une mesure du ministre des Mines qui rend obligatoire le nettoyage de tout diamant brut avant exportation. </span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Au Burundi, un parti d’opposition a été perquisitionné et six de ses militants ont été interpellés, tandis qu’on signale un nouveau cas de journaliste arrêté pour diffamation.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">En Ouganda, un opposant, ancien ministre des Affaires étrangères, accuse le gouvernement de détournement de l’argent qui sera engendré par les nouveaux contrats pétroliers. Par ailleurs, les bailleurs de fonds ont diminué de 10 % l’aide budgétaire accordée au gouvernement qui ne lutterait pas assez contre la haute corruption.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Au Rwanda, le président Kagame a été réélu avec un score stalinien, résultat qui entraîne des réactions en sens divers&nbsp;: le soir même de la proclamation des résultats, une grenade a explosé à Kigali. Alors que l’opposante Victoire Ingabire, dont le parti n’a pas été autorisé à présenter des listes, appelle les bailleurs de fonds à ignorer les résultats de cette élection qui aurait été une «&nbsp;farce&nbsp;», l’Union européenne a salué le bon déroulement de l’élection tout en s’inquiétant des violences qui l’ont précédée. De son côté, la Maison-Blanche a aussi salué la tenue de l’élection présidentielle, mais a fait part de ses inquiétudes concernant les «&nbsp;évènements dérangeants&nbsp;» lors de la campagne électorale.</span></p>
<p class="bodytext">&nbsp;EURAC</p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			<category>RD Congo</category>
			<category>Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 18 Aug 2010 10:20:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Paul Kagamé : notre président éternel</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/paul-kagame-notre-president-eternel/index.html</link>
			<description>La seconde élection présidentielle «pluraliste », depuis 1994, fait couler beaucoup...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><span lang="FR"></span>La <span lang="FR">seconde élection présidentielle&nbsp;«pluraliste&nbsp;», depuis 1994, fait couler beaucoup d’ancre. Pourtant, la réélection du Chef de l’Etat, Paul Kagame, n’a jamais fait de doute. La campagne ne visait qu’à améliorer son image et celle de son Parti (FPR). Comme dans la précédente élection (2003), les candidats à la magistrature suprême du Rwanda ont fait&nbsp; </span>que le processus électoral soit davantage un show médiatique qu’un événement politique. La<span lang="FR"> campagne électorale a réexposé sur la place publique, des candidats de témoignage.</span><span lang="FR"> Ils ont joué le rôle assigné à tout parti satellite .C’est -à -dire donner l’illusion selon laquelle&nbsp; </span>l’élection présidentielle est une vraie &nbsp;élection. <span lang="FR">En réalité, il ne s’agissait que d’une opération de relations publiques&nbsp; </span>destinée à modifier l’image d’un pouvoir de plus en plus critiqué à l’étranger. Les &nbsp;appuis dont &nbsp;ce pouvoir&nbsp;&nbsp; bénéficie&nbsp; des &nbsp;&nbsp;puissances économiques et démocratiques ne justifient&nbsp; pas&nbsp; le&nbsp; charisme qu’on&nbsp; &nbsp;prête au Président du Rwanda. &nbsp;Aux&nbsp; yeux&nbsp; de l’Occident &nbsp;qui &nbsp;l’ a porté&nbsp; au perchoir du&nbsp; &nbsp;pouvoir, la guerre&nbsp; doit s’imposer contre les «&nbsp;dictateurs&nbsp;», oubliant&nbsp; les pires tyrans dont il assure la protection. &nbsp;Les &nbsp;élections&nbsp; ont été &nbsp;<span lang="FR">entachées de censure et de meurtres qui, sans enquêtes sérieuses pour confondre les meurtriers, passeront pour des crimes crapuleux. Les &nbsp;</span>poursuites judiciaires&nbsp; lancées&nbsp; contre les leaders de partis d’ opposition &nbsp;&nbsp;qui &nbsp;chahutent &nbsp;le pouvoir &nbsp;n’ ont&nbsp; servi qu’à les éliminer d’une course &nbsp;perdue d’avance. Quelle leçon peut-on alors &nbsp;tirer&nbsp; de ce cirque qui a coûté cher aux contribuables rwandais et européens? </p>
<p class="bodytext"><span lang="FR"></span>D’<span lang="FR">emblée</span><span lang="FR">,</span><span lang="FR"> </span><span lang="FR">mal</span><span lang="FR">gré&nbsp; </span>ses&nbsp; problèmes d’ordre politique, social et économique, le&nbsp; Rwanda n’ aurait pas dû&nbsp; subir&nbsp; le sort maléfique &nbsp;qui l’ a transformé en un jungle&nbsp; où chaque «animal &nbsp;&nbsp;politique&nbsp;» privilégie ses intérêts personnels ou partisans au détriment&nbsp; de l’intérêt général.&nbsp; La guerre, cette&nbsp; mauvaise solution, n’a pas créé les conditions d’une paix viable et féconde.&nbsp;Le Rwanda post-guerre&nbsp; construit&nbsp; sa renommée&nbsp; mondiale sur des crimes&nbsp; commis par des Rwandais&nbsp; sur des Rwandais et&nbsp; sur des étrangers présents pour la coopération et l’action humanitaire. &nbsp;Le Rwanda &nbsp;reste &nbsp;un pays &nbsp;de tous les dangers. Ces dangers sont politiques, ethniques et géostratégiques. Ils constituent le noeud gordien difficile à trancher. Le Rwanda &nbsp;&nbsp;est d’&nbsp; importance&nbsp; plus&nbsp; par la traque planétaire des hutu&nbsp; présumés génocidaires&nbsp; et négationnistes &nbsp;que par son potentiel humain&nbsp; d’influence en Afrique. La&nbsp; démocratie, pervertie par ceux-là&nbsp; même qui la revendiquent à ceux qui&nbsp; la confondent&nbsp; avec l’impunité, est plongée&nbsp; dans une impasse absolue. Les deux camps ont construit&nbsp; un mur de la méfiance. Un mur&nbsp; si épais qu’un consensus est difficile à&nbsp; trouver, voire à imaginer entre&nbsp; des&nbsp; opposants&nbsp; et un pouvoir placé sous les ordres de la&nbsp;&nbsp; puissance étrangère et&nbsp; sûr&nbsp; de sa légitimité internationale.&nbsp; L’opposition&nbsp; politique,murée dans ses contradictions&nbsp; et&nbsp; dans&nbsp; ses dissensions, peine à faire&nbsp; entendre sa voix&nbsp; et à réfléchir sur les moyens conséquents pour que la résistance de la&nbsp; démocratie&nbsp; réussisse. Il&nbsp; n’ y a pas de cadre institutionnel où doit se tenir le vrai débat démocratique. Les&nbsp; élections&nbsp; pluralistes que le&nbsp;&nbsp; pouvoir organise ,donnent libre cours à une ambition&nbsp;&nbsp; que&nbsp; ce&nbsp; pouvoir&nbsp; sait&nbsp; endiguer. Car, loin de se prolonger en une victoire politique dans laquelle tous les Rwandais &nbsp;peuvent&nbsp; se retrouver, s’élèvent&nbsp;&nbsp; contre&nbsp; les&nbsp;&nbsp; paroxysmes &nbsp;de&nbsp; violence &nbsp;et de &nbsp;haine et&nbsp; bâtissent une démocratie&nbsp; réelle et&nbsp; durable,facteur de reconstruction civile&nbsp; et de&nbsp;&nbsp; développement intégral&nbsp; du Rwanda futur,la victoire militaire &nbsp;n’ est que l’&nbsp; exact reflet d’un terrible&nbsp; gâchis.&nbsp; Le pouvoir&nbsp; est à l’ image du vainqueur. <span lang="FR">Au fond, les véritables problèmes sont l’après-guerre. Aujourd’hui, tout le monde paie&nbsp; </span>la facture politique de la guerre et&nbsp; de l’incompétence de l’Etat.<b><i> Tous les Rwandais, sans exception, sont servis. Mal servis</i></b><span lang="FR">&nbsp;!</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Le</span><span lang="FR"> pouvoir&nbsp;&nbsp; </span>ne fait pas que des malheureux.&nbsp; Le destin&nbsp; des hommes et des femmes qui&nbsp; ont accepté de le servir&nbsp; plutôt que de le fuir&nbsp; ou de le combattre &nbsp;sont prisonniers d’un terrible dilemme. Ils&nbsp; &nbsp;sont incapables de proposer au pouvoir d’ instaurer un débat susceptible de déboucher sur des réponses qui ne soient pas conjoncturelles, mais réfléchies.&nbsp; Mais le problème n’est plus là . Le vrai problème maintenant , c’est de savoir ce que va faire le Président Paul Kagame, de son second septennat<b><i> .</i></b><span lang="FR"> Rien ne semble pouvoir l’empêcher &nbsp;</span>de rester «&nbsp;l’ homme&nbsp; fort&nbsp;» qu’il &nbsp;est&nbsp; devenu depuis 1994. Il&nbsp; exploite&nbsp; les faiblesses de&nbsp; ses adversaires politiques, de ses alliés&nbsp; et&nbsp; d’une &nbsp;Société civile longtemps porte -parole de l’opposition . Depuis qu’ il est au pouvoir, Paul Kagame élimine, un à un , ses «&nbsp;compagnons de maquis&nbsp; ainsi que ses alliés , soumis et insoumis. En 2002, il a chassé du pouvoir , le président &nbsp;Pasteur Bizimungu. Il l’a jeté en prison pour&nbsp; une histoire &nbsp;de création d’un parti politique. Premiers ministres, ministres et&nbsp; autres &nbsp;&nbsp;Plénipotentiaires&nbsp; sont passés, un à un, à la trappe.&nbsp; La série continue. Car, au palais de la République, les exécutions en place publique ne se disent plus, elles se vivent. Tous&nbsp; les coups sont permis&nbsp; en politique pour barrer la route&nbsp; à un rival ou un adversaire déclaré ou supposé. Si les militaires ont&nbsp; tendance à utiliser la <span lang="FR">manière forte, les&nbsp; </span>anciens guérilleros au pouvoir ont &nbsp;en plus des difficultés à se transformer en démocrates.<span lang="FR"></span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR"></span><span lang="FR">Co</span><span lang="FR">mme je n’ai cessé de le marteler, une&nbsp; </span>élection ne fait pas la démocratie, même si elle est un passage obligé. Dans&nbsp; le cas du Rwanda les élections&nbsp; présidentielles «&nbsp;pluralistes&nbsp;» ne constituent pas&nbsp; la seule voie de sortie honorable&nbsp; de la crise.&nbsp; D’ abord , parce que&nbsp; les outils&nbsp; de la démocratie ne sont pas encore en place. Le Rwanda manque de vrais démocrates qui croient fermement en la démocratie,donnent des avis soutenus par des arguments forts.&nbsp; Les règles du jeu politique sont encore à créer . Paul Kagamé, arrivé au pouvoir dans des conditions que tout le monde&nbsp; connaît, ne&nbsp; renoncera jamais à aucune parcelle de son pouvoir. Il fait tout pour&nbsp; que&nbsp; cette situation demeure. <span lang="FR">Il en est capable. Il en a les moyens. </span><span lang="FR">Au vrai, une analyse comportementale&nbsp; </span>des politiques qui ambitionnent retirer&nbsp; le président Paul Kagamé&nbsp; et certains apparatchiks du FPR, du paysage politique, laisse apparaître&nbsp; une idée soujacente&nbsp;: <span lang="FR">cette course&nbsp; </span>effrénée&nbsp; pour ravir le seul fauteuil présidentiel en lieu et place&nbsp; de repenser l’ action politique. <span lang="FR">Il faut &nbsp;</span>du temps pour se donner l’image d’ un présidentiable.<span lang="FR"> </span><span lang="FR">Il est&nbsp; </span>tout à fait inconséquent que&nbsp; &nbsp;le jeu démocratique soit détourné&nbsp; par ceux qui&nbsp; empruntent&nbsp; des raccourcis pour&nbsp; arriver&nbsp; sur la plus haute marche du podium<span lang="FR">. Le président Paul Kagame et son entourage, portés&nbsp; </span>par les événements historiques et tragiques, en profitent &nbsp;pour se positionner en champions&nbsp; de la démocratie. Sur&nbsp; le &nbsp;fond, cela <span lang="FR">&nbsp;</span>n’est que&nbsp; du folklore&nbsp; dont le Rwanda a le secret&nbsp; qui ne le grandit pas. <span lang="FR">Et c’est le peuple qui trinque le plus&nbsp;! </span><span lang="FR">Le</span><span lang="FR"> Rwanda a besoin d’une constitution qui fixe les principes généraux du jeu&nbsp; </span>démocratique.&nbsp; <span lang="FR"></span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR"></span><span lang="FR">Le</span><span lang="FR">&nbsp; </span>pouvoir&nbsp; convoité&nbsp; permet&nbsp; de faire bouger les lignes. Mais&nbsp; il faut des préalables. Il faut&nbsp; des garde-fous&nbsp; afin d’ éviter de se faire hara-kiri. <span lang="FR">&nbsp;</span>Aussi, <span lang="FR">la démarche des opposants dont les leaders des &nbsp;</span>FDU, soulève certaines interrogations.&nbsp; Ont-ils pesé le pour et&nbsp; le&nbsp; contre&nbsp;? Pourquoi ont-ils &nbsp;agi contre un&nbsp; boycott&nbsp; auquel &nbsp;les autres partis politiques les ont&nbsp; encouragés&nbsp;? Il semble qu’ ils ont voulu&nbsp; donner &nbsp;l’image d’une opposition courageuse qui n’a plus rien à voir avec une certaine opposition qui&nbsp; parle trop,&nbsp; mais n’ agit pas Mais voir clair , c’ est&nbsp; aussi voir vrai.&nbsp; Le&nbsp; risque est&nbsp; toujours&nbsp;&nbsp; grand pour&nbsp; les opposants&nbsp; aussi longtemps&nbsp; qu’ils&nbsp; se&nbsp; révèleront incapables de maîtriser le contexte politique &nbsp;afin de conduire une manœuvre délicate. On&nbsp; ne connaît pas les effectifs réels&nbsp; de ces formations politiques&nbsp; dont les &nbsp;FDU. </p>
<p class="bodytext"><span lang="FR"></span>«J’y vais, même si certains prédisent que je serais assassinée&nbsp;»,a déclaré la championne de ce parti &nbsp;en quête d’ agrémement. Et de renchérir&nbsp; «&nbsp;<i>Nous voulons que chaque Rwandais cesse d'avoir peur</i> […] <i>N'ayez plus peur</i>&nbsp;». Ces&nbsp;&nbsp; déclarations , de surcroit maladroites,&nbsp; ont &nbsp;&nbsp;donné le&nbsp; tournis aux affidés du pouvoir qui ont vite&nbsp; cru que les FDU &nbsp;voulaient ameuter les&nbsp; foules. &nbsp; Sur ce terrain glissant , les FDU ont aussi tenté &nbsp;de jouer &nbsp;&nbsp;sur les&nbsp; symboles&nbsp; de la République. Les partisans ont ensuite présenté la «&nbsp;candidate&nbsp;» comme «&nbsp;une Benazir Bhutto&nbsp;&nbsp;», une « Madone de la démocratie&nbsp;» pakistanaise. Mais le&nbsp; Rwanda n’est pas le Pakistan de feu Bhutto . Certes, comme au Pakistan, au Rwanda l’ombre des militaires plane aussi ,&nbsp; au dessus de la mêlée,même si &nbsp;le &nbsp;&nbsp;Président Paul Kagamé,Chef des Armées ,ne&nbsp; veut pas&nbsp;&nbsp; que cette dernière&nbsp; soit &nbsp;un tremplin&nbsp; vers le pouvoir&nbsp;. Mais&nbsp; certains observateurs&nbsp; considèrent qu’un coup d’Etat n’est pas à exclure . Ce coup d’Etat&nbsp;&nbsp; viendrait de l’entourage même du président &nbsp;Paul Kagamé au cas où ce dernier&nbsp; menacerait les positions et avantages de ses proches qui tiennent&nbsp; surtout à se donner une nouvelle&nbsp; virginité politique.&nbsp; </p>
<p class="bodytext"><span lang="FR"></span><span lang="FR">L</span><span lang="FR">es alliances&nbsp; </span>pour mieux affronter le FPR et ses satellites sont &nbsp;aussi nécessaires Mais&nbsp; ces&nbsp; alliances conclues&nbsp;&nbsp; avec&nbsp;&nbsp; des&nbsp; partis&nbsp; qui ne visent&nbsp; que le fauteuil présidentiel ,sont inefficaces .Une telle&nbsp;&nbsp; démarche&nbsp; est déjà un aveux d’ échec Sans droit d’user de la liberté d’ expression pour exercer le droit de critique, d’ alerte et surtout de proposition&nbsp; et de formulation des solutions , un parti d’opposition&nbsp; ne peut pas&nbsp;&nbsp; survivre à ses&nbsp; échecs&nbsp; politiques en contractant de telles alliances pour retirer&nbsp; leur adversaire du paysage politique&nbsp; Aujourd’ hui, ce n’est pas la gagne qui compte. C’est&nbsp; le projet&nbsp; qui doit être central. Ce qui doit compter est d’aller vers l’unité autour d`un projet et des alliances électorales qui lui correspondent .Des alliances qui autorisent les partis politiques à remporter de nombreux sièges au Parlement et y constituer des groupes parlementaires capables de changer les lois scélérates .Il faut un rassemblement sur un contenu. Il&nbsp; faut&nbsp;&nbsp; des alliances pour les échéances locales </p>
<p class="bodytext"><span lang="FR"></span>On ne s’improvise pas Chef d’Etat. Ça se prépare dans le temps et dans la durée. Il faut une force politique&nbsp;&nbsp; susceptible&nbsp; d’être reconnue dans toute les couches&nbsp; de la&nbsp; Société, beaucoup plus réactive, en prise directe avec&nbsp; la condition quotidienne&nbsp; des gens &nbsp;et capable de faire sentir le rapport de force. L’ opposition doit tirer des leçons&nbsp; des alliances&nbsp; conclues sur le dos des populations&nbsp; et &nbsp;qui se sont&nbsp; faites et défaites. La lucidité et la résolution qui donnent aux vrais leaders politiques, la stature d’homme d’Etat , doivent prévaloir Les opposants&nbsp; doivent&nbsp; &nbsp;d’abord , réussir la construction&nbsp; de leur cohésion politique.&nbsp; </p>
<p class="bodytext"><span lang="FR"></span><span lang="FR">Le</span><span lang="FR"> FPR &nbsp;</span>a prouvé qu’il est une machine de guerre électorale bien huilée. Son objectif&nbsp; est de plonger&nbsp; les partis d’opposition &nbsp;dans un comma irréversible afin de &nbsp;leur barrer la course aux prochaines élections législatives. Sous contrôle judiciaire ou en prison, les leaders de l’opposition n’auront &nbsp;plus&nbsp; de&nbsp; temps pour des combines et des accords secrets qui, en filigrane, sont révolus et dangereux. Cela&nbsp; ne serait. non plus , prendre la mesure des&nbsp; vrais problèmes du Rwanda.&nbsp; Car «Redonner espoir au peuple dont la majorité&nbsp; croupit sous le poids de&nbsp; la misère et de la peur&nbsp;» , dans une Société qui nourrit , en son sein, de plus en plus d’ inégalités et d’exclusions, requiert&nbsp; des &nbsp;batailles dures .Ces batailles&nbsp; exigent&nbsp; des promesses solides, fiables et raisonnables, comme l’engagement à &nbsp;rédiger de nouvelles lois qui mettent les citoyens au même pied d’ égalité et fixent leurs droits et devoirs&nbsp;. Il faut repenser&nbsp; ce que doit être&nbsp; la fonction essentielle d’«un parti de gouvernement&nbsp;» qui a plus d’adhérents pour influencer davantage et, surtout, pour formuler un projet autour d’un idéal partagé.</p>
<p class="bodytext"><span lang="FR"></span>Si le leadership&nbsp; des FDU a réussi à remettre &nbsp;en question, les fondements du pouvoir en place, il &nbsp;a aussi &nbsp;et surtout, ce mérite de secouer une classe politique poussiéreuse&nbsp; et un&nbsp; microcosme politique rwandais&nbsp; qui tourne sur lui-même et sur ses certitudes. La tâche difficile qui lui incombe encore &nbsp;est de&nbsp; jeter les fondations d’une force politique&nbsp; qui a la&nbsp; capacité de mobilisation.Il &nbsp;ne doit &nbsp;pas&nbsp; lâcher&nbsp; la pression&nbsp; sur un&nbsp; pouvoir&nbsp; frileux d’engager des&nbsp; réformes &nbsp;politiques et juridiques&nbsp; nécessaires aux nouveaux outils de la démocratie. ll lui faut&nbsp;&nbsp; des nerfs solides pour faire face aux obstacles.&nbsp; La prison peut être une grande Ecole.Nelson Mandel et Melchior Ndadaye ont connu l’exil et la prison&nbsp; Ils ont refusé&nbsp; d’entrer dans le système pour&nbsp; ne pas se faire bouffer.</p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
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<p class="bodytext">&nbsp;</p>
<p class="bodytext"><span lang="FR"></span><b><i><span lang="FR"></span>Paul Kagamé&nbsp;: notre président éternel&nbsp;?</i></b></p>
<p class="bodytext"><b><i><span lang="FR"></span></i></b>Le <span lang="FR">président </span><span lang="FR">Paul Kagamé réalise&nbsp; </span>ses plans&nbsp; politiques, à tel enseigne qu’on peut évoquer, à propos de son régime, la pérennité et même l’éternité. Il exploite la capitulation des hommes politiques et&nbsp; la &nbsp;naïveté&nbsp; enracinée dans la&nbsp; culture et la pensée de l’élite rwandaise. La &nbsp;politique européenne&nbsp; en Afrique centrale n’est motivée&nbsp; que <i>« la présence&nbsp;&nbsp; de l’ intérêt&nbsp; de l’Occident&nbsp;dont Paul Kagamé </i>&nbsp;est &nbsp;l’ un des principaux «&nbsp;gendarmes de proximité&nbsp;»&nbsp;Le maintien&nbsp; de cet homme&nbsp; au pouvoir&nbsp; reste, qu’on le veuille ou non, la&nbsp; solution la&nbsp; moins mauvaise.&nbsp; Eu égard&nbsp; aux&nbsp; circonstances tragiques et historiques, ce&nbsp; «&nbsp;gendarme&nbsp;» même blessé , est encore&nbsp; plus utile que nocif aux&nbsp; intérêts de&nbsp; ses protecteurs . Même sur la défensive, il multiplie des «&nbsp;offensives&nbsp; diplomatiques et judiciaires&nbsp;»&nbsp;pour tester leur&nbsp; fidélité&nbsp; et leur loyauté A coups de manœuvres politiques et diplomatiques, parfois maladroites, il riposte à&nbsp; touts ceux qui, nationaux ou étrangers, osent le contrarier. Ses partisans &nbsp;voient en &nbsp;tout cela , un signe d’héroïsme , de patriotisme et de la haute stratégie . </p>
<p class="bodytext"><span lang="FR"></span><span lang="FR">L</span><span lang="FR">’Histoire réserve aux humains des surprises. Mais la&nbsp; </span>politique déjoue, bien souvent, les scénarios trop bien préparés&nbsp;.&nbsp; La question de l’ex- Kigeli V Ndahindurwa, est d’actualité. A quoi joue-t-il&nbsp;? Quelles sont ses vraies ambitions pour le Rwanda? A-il la conscience&nbsp; de l’importance du devoir qui lui revient&nbsp;? Des «&nbsp;lésés de la Révolution&nbsp;» et des «déçus de la République&nbsp;» sont en ordre de bataille démocratique. Ils soignent l’mage de ce &nbsp;monarque que les vainqueurs au pouvoir&nbsp; ont fait «transhumancer&nbsp;» du Kenya aux Etats Unies d’Amérique. Ils&nbsp; préparent les opinions publiques et le Peuple rwandais à son &nbsp;retour au bercail&nbsp; et à l’instauration&nbsp; de la «monarchie constitutionnelle&nbsp;». Et l’alternance au«&nbsp;système Kagamé&nbsp;» est vite trouvé&nbsp;! </p>
<p class="bodytext"><span lang="FR"></span>Ce courant politique indique que les choses ont empiré au niveau de l’organisation des stratégies politiques pour trouver&nbsp; un leader. Car&nbsp; le seul fait de se proclamer «&nbsp;opposant&nbsp;» ne qualifie pas&nbsp; d’ office les leaders pour assumer la responsabilité suprême&nbsp; La&nbsp; vraie question &nbsp;est &nbsp;, maintenant , de savoir les vraies intentions du Président&nbsp; Paul Kagamé, lui aussi un des «&nbsp;victimes de la Révolution&nbsp;». A-t-il échoué sur ce terrain où&nbsp; le&nbsp;révolutionnaire Grégoire Kayibanda et&nbsp; le puschiste Juvénal Habyarimana n’ont pas réussi&nbsp;? La République qui tua la Monarchie serait-elle en danger mortel&nbsp;? La&nbsp; lucidité&nbsp; et la perspicacité exigent d’y regarder de plus&nbsp; près Montesquieu n’avait-t-il pas écrit que, «&nbsp;si la Monarchie se fondait&nbsp; sur l’honneur, la République ne pouvait croître&nbsp; que&nbsp; sur la vertu&nbsp;?&nbsp;». Beaumarchais n’a-t-il pas souligné que «&nbsp;si le déshonneur est public, il faut que la vengeance le soit aussi&nbsp;»? Au vrai, si&nbsp; les leaders &nbsp;républicains de la première heure ressuscitaient, ils&nbsp; retourneraient certainement dans leurs tombes profanées.<span lang="FR"></span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR"></span><span lang="FR"></span><span lang="FR"></span><span lang="FR">Le</span><span lang="FR"> Rwanda a besoin d’ une constitution qui fixe les principes généraux de la démocratie Il est&nbsp; </span>inadmissible ,et je dois dire&nbsp; même malhonnête, qu’après avoir longtemps servi la République, l’un ou l’autre&nbsp;&nbsp; politicien déclare aujourd’hui que le bilan des régimes républicains précédents a été désolant. De ce&nbsp; grief&nbsp; découle une question de savoir pourquoi les&nbsp; piliers&nbsp; de ces régimes&nbsp; mis en cause ont attendu&nbsp; des années pour stigmatiser des systèmes qui les ont créés&nbsp; et&nbsp; s’ accommodent&nbsp; à des forces&nbsp; qui les détruisent&nbsp; sur le plan moral , politique et physique.&nbsp; Au vrai, une analyse comportementale&nbsp; des politiques qui ambitionnent retirer du paysage politique, le président Paul Kagamé, laisse apparaître&nbsp; une idée sous-jacente&nbsp;:<span lang="FR"> cette course&nbsp; </span>effrénée&nbsp; pour ravir lui le&nbsp; fauteuil présidentiel en lieu et place&nbsp; de repenser l’ action politique dans le long terme .<span lang="FR"> Emprunter&nbsp; </span>des raccourcis pour&nbsp; arriver vite &nbsp;sur la plus haute marche du podium &nbsp;ne profite&nbsp; qu’au <span lang="FR">président Paul Kagamé porté&nbsp; </span>par les événements historiques et tragiques. Seul patron du Rwanda, il&nbsp;&nbsp; se positionne&nbsp;&nbsp;&nbsp; en champion&nbsp; de la démocratie. Sur&nbsp; le&nbsp; fond, cela <span lang="FR">&nbsp;</span>n’&nbsp; est que&nbsp; du folklore&nbsp; dont le Rwanda a le secret&nbsp; qui ne le grandit pas. <span lang="FR">Et c’est le peuple qui trinque le plus.&nbsp; </span><span lang="FR"></span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR"></span><span lang="FR"></span><span lang="FR"></span><span lang="FR">Pou</span><span lang="FR">r redevenir normal,le Rwanda a besoin d’hommes politiques et d’authentiques intellectuels qui aiment leur peuple et le respectent.Ceux qui ambitionnent diriger ce peuple &nbsp;</span>doivent&nbsp;&nbsp; être&nbsp; des parangons de vertu Comme souligné plus haut, le Rwanda est en quête&nbsp; d’ un Chef d’ Etat&nbsp;&nbsp; qui peut et sait&nbsp; s’élever contre les opinions publiques pour défendre l’intérêt général&nbsp; Aussi, est-il&nbsp; stupide&nbsp; de condamner&nbsp; la République&nbsp; Il faut , plutôt,&nbsp; condamner&nbsp; le mauvais usage du Rwanda et de ses institutions. Il faut déjà penser à&nbsp; l’après élection L’ opposition doit prendre à bras le corps, sa responsabilité et assumer les évolutions nécessaires pour offrir au peuple, un débouché politique crédible.Au sortir des dernières &nbsp;&nbsp;présidentielles, la question&nbsp; reste&nbsp; de savoir si toute l’ opposition réussira&nbsp; de&nbsp; créer une dynamique&nbsp; et une méthode nouvelle&nbsp;. Face au Front Patriotique Rwandais&nbsp; &nbsp;dans la captation du pouvoir, les opposants doivent&nbsp; relever un défi&nbsp;:construire au Rwanda un grand parti qui prend la mesure&nbsp; du désespoir et du désenchantement&nbsp; civique du Peuple. Ils&nbsp; doivent d’abord&nbsp; faire leurs&nbsp; preuves lors des&nbsp; futures élections. Demander&nbsp; au&nbsp; peuple un mandat à quelque niveau que se soit , accéder à la&nbsp; haute fonction suprême et aux postes de pouvoir&nbsp; ne doit&nbsp; plus&nbsp; se faire dans l’ amateurisme. C’ est á–dire dans&nbsp; la&nbsp; précipitation et&nbsp; l’improvisation.Il faut&nbsp; repenser l’ action politique&nbsp; dans le long terme afin de&nbsp; sortir toute la classe politique d’une&nbsp; improvisation qui retarde la démocratie et le progrès.<span lang="FR"></span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR"></span><span lang="FR">Y</span><span lang="FR">’</span><span lang="FR">a-t-il un scénario crédible de sortie honorable &nbsp;</span>de la crise&nbsp;? Il n’est pas facile de répondre à cette question .Mais le scénario le plus probable, voire le plus plausible, est&nbsp; celui-ci . La &nbsp;réconciliation restera une &nbsp;affaire de propagande .Le président Paul Kagamé n’introduira pas les réformes que l’opposition lui demander. Les opposants &nbsp;n’auront pas les opportunités de tester leurs propres choix politiques et de procéder aux ajustements nécessaires pour réussir en transformant le paysage politique dominé par des dirigeants en colère. Divisés et sans stratégies efficaces &nbsp;pour susciter l’ alternance , ils ne resteront unis que pour dénoncer les manœuvres du pouvoir pour se maintenir en place. Malgré l’usure de son pouvoir, le Président Paul &nbsp;Kagamé sera tenté de bricoler la Constitution pour s’offrir un troisième Septennat et, au pire, un mandat à vie.Décidément,le second bail&nbsp; que le peuple vient de lui offrir les yeux fermés n’ est pas de nature à faire bouger les lignes.<span lang="FR"> </span><span lang="FR"></span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR"></span>Alphonse Bazigira<span lang="FR"><br /></span>Journaliste politique<span lang="FR"><br />18 .8.2010</span></p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 18 Aug 2010 09:50:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Lettre ouverte au professeur  A. Guichaoua par le général A. Ndindiliyimana</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/lettre-ouverte-au-professeur-a-guichaoua-par-le-general-a-ndindiliyimana/index.html</link>
			<description>Le livre du professeur André Guichoua : Rwanda : de la guerre au génocide. Les politiques...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Le livre du professeur André Guichoua&nbsp;: <i><span lang="FR">Rwanda : de la guerre au génocide.</span><span lang="FR"> </span></i><span lang="FR"><i>Les politiques criminelles au Rwanda (1990-1994)</i></span><span lang="FR">,</span><b><span lang="FR"> </span></b>Paris (France), Editions&nbsp; La Découverte, février 2010, a provoqué beaucoup de réactions. </p>
<p class="bodytext">Le politologue allemand Helmut Strizek estime que pour André<span lang="FR"> Guichaoua «&nbsp;toute résistance contre le FPR et sa &quot;cinquième colonne&quot; au Rwanda sont considérée comme acte d'organisation du génocide anti-tutsi&nbsp;». </span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Quant à Edouard Karemera, de sa prison d’Arusha, il «&nbsp;trouve criminel et, partant, condamnable la manipulation à laquelle il [Guichaoua] s’est livré, dans le but de conforter la thèse concoctée par le Procureur sur base des informations recueillies auprès du régime FPR après son installation au pouvoir à Kigali, en faisant semblant d’ignorer que l’objectif prioritaire de ce dernier est de se débarrasser, par tous les moyens, de ses adversaires politiques réels ou supposés&nbsp;». </span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Edouard Karemera a été emboîté le pas par un certain </span>Mudatenguha Prudence qui relève des aberrations et des contradictions dans le volumineux livre d’André Guichaoua. </p>
<p class="bodytext">La réaction du général Augustin Ndindiliyimana n’est probablement pas la dernière.</p>
<p class="bodytext"><i>MG 15/08/2010</i></p>
<h2 class=" " style="text-align: justify;"><span>--------------------------------------------------------</span></h2>
<p class="bodytext">Monsieur le Professeur, </p>
<p class="bodytext">J’ai toujours lu avec intérêt vos écrits et certaines de vos déclarations concernant le dossier rwandais. Je considère qu’un expert animé d’une volonté de découvrir la vérité ne peut rien négliger des idées et informations qui peuvent lui parvenir en tout temps. C’est pourquoi, je vous adresse mes observations qui se limiteront à votre récent livre « Rwanda, De la guerre au Génocide ». Je pense que personne ne peut prétendre être détenteur de la vérité totale sur une situation aussi complexe que les évènements tragiques survenus au Rwanda. C’est dans le souci d’apporter ma contribution à la recherche de la vérité qu’en 1997, j’ai adressé une lettre de mise au point au Professeur Reyntjens. J’ai fait le même travail pour Madame Alison Des Forges sur son livre « Aucun témoin ne doit survivre ». Mes observations adressées à Madame Des Forges ont été déposées en preuve devant le TPIR. <br /> <br /> Dans le travail que je me propose de faire pour vous, je me limiterai uniquement aux points essentiels qui me concernent. Je ne ferai pas de commentaires sur les écrits contenus dans l’agenda de Madame Pauline Nyiramasuhuko car je ne suis pas surpris qu’elle ait noté ma présence à Murambi le 13 et le 22 avril 1994. La première fois c’était pour demander au gouvernement de soutenir les négociations des FAR avec le FPR et le 22 avril 1994 avec le Colonel Rusatira pour demander aux ministres et aux politiciens présents de faire plus d’efforts pour la pacification du pays.<span lang="FR">.. <a href="fileadmin/user_upload/documents/2009/Ndindili-Guichaoua.pdf" title="Initiates file download" class="download" >Lire la suite</a></span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">&nbsp;<div id="pub_google_728"><script type="text/javascript"><!--
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			<category>2010-Documents sur le Rwanda</category>
			<category>Tpir - Arusha</category>
			<category>Livres sur le Rwanda</category>
			<category>Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Sun, 15 Aug 2010 12:11:00 +0200</pubDate>
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		</item>
		
		<item>
			<title>Rwanda : la milice « Intore » bientôt officiellement implantée en Belgique ?</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/-7a21f813cd/index.html</link>
			<description>Dans le Rwanda ancien, les « Intore » étaient des danseurs sélectionnés à travers tout le...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Dans le Rwanda ancien, les «&nbsp;Intore&nbsp;» étaient des danseurs sélectionnés à travers tout le pays et entraînés à la cour royale. Ils étaient regroupés en phalanges appelée «&nbsp; Itorero&nbsp;» (pluriel&nbsp;: amatorero). «&nbsp;<i>C'est au sein des amatorero que les jeunes nobles du Rwanda précolonial s'initiaient au maniement des armes</i> <i>et développaient leurs talents d'orateur, de stratège et de meneur d'hommes </i>» (Wikipédia). </p>
<p class="bodytext">Depuis quelques années, le régime du FPR a repris ces termes de la période féodale pour les intégrer dans son vocabulaire politique. Ainsi les «&nbsp;Intore&nbsp;» des temps modernes sont des miliciens destinées à encadrer la population, espionner leurs voisins, harceler les opposants et s’il le faut se transformer en commandos pour enlever ou assassiner les opposants au régime. Ces miliciens reçoivent un endoctrinement dans des camp<img style="float: right; border-style: solid; border-width: thin;" title="Intore en formation au Rwanda" src="uploads/RTEmagicC_Ingando-itorero.jpg.jpg" width="300" height="223" alt="" />s d’entraînement appelés «&nbsp;Ingando&nbsp;». Chaque session ou promotion est appelée&nbsp;«&nbsp;Itorero&nbsp;». Dans ces camps, les jeunes reçoivent un endoctrinement idéologique mais surtout un entraînement militaire (maniement des armes, tir aux balles réelles, marche au pas, …). </p>
<p class="bodytext">Tous les prétextes sont bons pour organiser une session d’&nbsp;«&nbsp;Itorero&nbsp;». Certaines phalanges sont ainsi constituées sur base d’activités professionnelles. Les enseignants seront entraînés ensemble, le personnel médical aura aussi son «&nbsp;Itorero&nbsp;» ainsi de suite… Pour les élèves et les étudiants, la période des vacances est propice pour former le maximum de miliciens et de les organiser en phalanges selon les établissements ou les campus. Une particularité en ce qui concerne les étudiants de l’enseignement supérieur&nbsp;: ceux qui poursuivent les études dans les pays étrangers principalement en Occident subissent les séances d’endoctrinement au Camp Militaire de Gako, au sud-est du Rwanda. Ceux qui étudient au Rwanda sont regroupés dans des camps improvisés. Quand on sait que ce sont presque exclusivement des jeunes tutsi qui sont envoyés aux études à l’étranger, on est en droit de penser qu’ils reçoivent aussi au camp militaire de Gako une toute autre formation d’Intore que leurs collègues restés au pays ou tout au moins des «&nbsp;cours supplémentaires&nbsp;» secrets.</p>
<p class="bodytext">Une fois sur le terrain, les miliciens «&nbsp;Intore&nbsp;» se distinguent par leur cruauté et leur zèle à harceler les opposants. A Kigali, ce sont les «&nbsp;Intore&nbsp;» qui ont à plusieurs reprises empêchées la tenue du congrès constitutif du parti de Frank Habineza, le Green Party. Ceux qui ont agressé Madame Victoire Ingabire présidente des FDU-Inkingi en février 2010 au secteur administratif de Kinyinya sont des «&nbsp;Intore&nbsp;». Ceux qui sont à la base du putsch qui a chassé Maître Bernard Ntaganda du parti dont il est fondateur, le PS Imberakuri, ne sont autres que des «&nbsp;Intore&nbsp;». L’espionnage conduisant aux enlèvements ou aux assassinats des opposants hors du Rwanda est l’œuvre des «&nbsp;Intore&nbsp;» qui sont d’ailleurs souvent des militaires démobilisés. La milice «&nbsp;Intore&nbsp;» s’avère plus dangereuse et plus difficile à échapper qu’elle opère en toute discrétion contrairement à la milice officielle du régime&nbsp;la Local Defense Force (LDF) dont les miliciens tout puissants patrouillent &nbsp;les collines l’arme en bandoulière mais sont connus de la population. En plus la milice Intore se bâtit sur le principe que seule la jeunesse instruite doit être en priorité endoctrinée aux dogmes du parti. </p>
<p class="bodytext">En Belgique, certains observateurs ont toujours attiré l’attention sur le fait que la forte communauté rwandaise vivant dans ce pays est <a href="lire/article/lactivisme-des-agents-des-services-secrets-rwandais-en-belgique/index.html" >infiltrée d’innombrables «&nbsp;Intore&nbsp;»</a>, souvent exilés de fraîche date. On vient d’en avoir la confirmation avec l’arrestation en Afrique du Sud d’un certain KANYANDEKWE Pascal dans le cadre de l’affaire de la tentative d’assassinat du général Kayumba-Nyamwasa. Il aurait en effet quitté la Belgique avec un visa de touriste pour aller tuer Kayumba-Nyamwasa dans son exil sud-africain. Kanyandekwe Pascal avait à peine été naturalisé belge en 2008 comme l’indique l’Arrêté Royal promulgué et publié dans le Moniteur belg<img style="float: left; border-style: solid; border-width: thin;" title="Intore en formation au Rwanda" src="uploads/RTEmagicC_ingando_rwandandiasporayouth-org2009.jpg.jpg" width="300" height="200" alt="" />e le 20/8/2008.</p>
<p class="bodytext">Et voilà que le régime du FPR annonce officiellement la mise sur pied imminente d’une phalange («&nbsp;Itorero&nbsp;») de la milice «&nbsp;Intore&nbsp;» en Belgique&nbsp;! Depuis quelques semaines, l’Ambassade du Rwanda à Bruxelles fait circuler une invitation dont le titre donne de la chaire de poule à ceux qui savent ce qu’est vraiment «&nbsp;Itorero&nbsp;». L’invitation est titrée&nbsp;:&nbsp;<a href="http://www.ambarwanda.be/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=146&amp;Itemid=1&amp;lang=fr" target="_blank" >Premier «&nbsp;Itorero&nbsp;» de la jeunesse en Belgique</a><i>.</i> Celle-ci se déroulera du 01 au 05 septembre 2010 au Centre européen de la Foresta.&nbsp;</p>
<p class="bodytext">Ainsi donc la Belgique va accueillir sur son sol la première session de formation de la milice du FPR en Europe. L’ «&nbsp;Itorero&nbsp;» que va organiser le régime rwandais en Belgique pour former ces miliciens dénommés «&nbsp;Intore&nbsp;» n’a pourtant ni statuts ni programme connus. Au vue de leurs exploits au Rwanda même et dans certains pays africains, qu’est ce qui permet de ne pas s’inquiéter de cette implantation de la milice&nbsp;«&nbsp;Intore&nbsp;» en Belgique&nbsp;? La Belgique qui a supprimé le service militaire obligatoire pour tous les jeunes permettra-t-elle qu’une catégorie de jeunes reçoit une formation militaire sur son territoire en dehors des structures des forces régulières sous le prétexte que ces jeunes sont d’origine rwandaise&nbsp;? La constitution, l’endoctrinement ainsi que la formation militaire des miliciens ne peuvent-ils pas constituer un trouble à l’ordre public&nbsp;? Quelle garantie les responsables de l’ordre et de la sécurité en Belgique ont-ils reçu du Rwanda comme quoi le pays ne va pas devenir un champ de manœuvre des milices contrôlées de l’étranger&nbsp;et menant des actes criminels sur son territoire&nbsp;? </p>
<p class="bodytext">Quelle protection les autorités belges entendent assurer à certains citoyens qui se sentiraient menacés par les miliciens&nbsp;«&nbsp;Intore&nbsp;»&nbsp;?</p>
<p class="bodytext">Autant de questions auxquelles plusieurs habitants de la Belgique souhaiteraient-ils avoir des réponses.</p>
<p class="bodytext"><b><i>Emmanuel Neretse et Gaspard Musabyimana</i></b><br />13/08/2010</p>
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 13 Aug 2010 12:38:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Éphémérides des Grands-Lacs – Semaine du 2 au 8 août 2010   </title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/ephemerides-des-grands-lacs-semaine-du-2-au-8-aout-2010/index.html</link>
			<description>RESUME : En RDC, l’insécurité a concerné les deux provinces du Kivu : si, en territoire...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><span lang="FR"></span><b><span lang="FR">RESUME&nbsp;</span></b><span lang="FR">: En <b>RDC</b>, l’insécurité a concerné les deux provinces du Kivu&nbsp;: si, en territoire de Beni, au Nord Kivu, la quasi-totalité des villages a été repris aux combattants ougandais de l’ADF/NALU, des enlèvements y ont encore eu lieu cette semaine tandis que les <b>FARDC </b>sont accusées de pillages dans les localités reprises. Par ailleurs, le centre de santé de OICHA à Beni est débordé par le nombre de malades qui sont en majorité des déplacés. Une embuscade par des hommes armés non identifiés a également eu lieu à 60 km de Butembo. Plus au sud de la province, les otages, dont un pilote indien d’une compagnie aérienne assurant la liaison Walikale - Goma, détenus pendant une semaine par les Maï-Maï Tsheka, ont finalement été libérés. Au Sud-Kivu, des meurtres et exactions ont été perpétrés par des <b>FDLR </b>dans des localités des territoires de Mwenga et de Shabunda, tandis qu’en territoire de Fizi, des affrontements ont eu lieu entre Maï-Maï et FARDC dans le contexte de conflits fonciers. Enfin, en Province Orientale, la population dénonce les tracasseries et les barrières érigées par la police minière à Buta.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">D’une manière générale, les forces armées continuent à constituer un facteur d’insécurité&nbsp;: à Kisangani, des détenus militaires ont créé l’agitation suite au non-versement de leur solde, tandis que des soldats qui se rendaient de Lodja et de Lusambo à Mbuji-Mayi pour leur identification biométrique ont semé la désolation sur leur parcours.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Dans le domaine politique, les membres du gouvernement vont participer à un séminaire d’évaluation qui sera parrainé par le président de la République. Par ailleurs, l’élaboration du budget 2011, auquel seront associés les syndicats des fonctionnaires, est en préparation. Enfin, on signalera l’arrivée à Kinshasa d’une délégation de la division de l’assistance électorale de l’ONU pour déterminer le rôle de l’organisation dans les élections de 2011.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">En matière de justice et de droits humains, l’Observatoire pour la protection des droits de l’homme réclama la création d’une enquête internationale sur l’assassinat du militant des droits de l’homme de Floribert Chebeya dont l’enquête reste au point mort. Le ministre de la Justice annonce de son côté que la RDC sera bientôt dotée de 85 tribunaux de paix.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Dans le domaine économique, un article de Radio Okapi nous apprend que la toute grande majorité des entreprises publiques du Katanga, dont la <b>Gécamines</b>, ne produisent plus depuis des années fautes d’investissements&nbsp;: ces entreprises non mises en liquidation ont des retards de 40 à 100 mois d’arriérés de salaires. Dans le domaine minier, le gouverneur de la Province Orientale apporte son soutien, contre l’avis de la société civile, à l’octroi d’une <b>concession pétrolière</b> aux deux compagnies britanniques situées dans les Iles Vierges, tandis qu’une cour congolaise a entériné la liquidation de la société canadienne First Quantum en litige avec les autorités congolaises. Signalons enfin que le Premier ministre s’est entretenu avec les membres de la FEC sur l’amélioration du climat des affaires.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Au <b>Burundi</b>, <b>Agathon Rwasa</b> a été démis de la présidence de son parti, le FNL, ce qui signifie selon un diplomate qu’il se trouve ipso facto hors-la-loi pour le gouvernement burundais. Le désormais ex-chef du FNL a dénoncé sa destitution comme une «&nbsp;provocation&nbsp;» du pouvoir en place. Par ailleurs, la CENI a clôturé le dépôt des candidatures pour les élections sur les collines du Burundi&nbsp;: 38.000 candidats se sont présentés pour ces élections.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">En <b>Ouganda</b>, un mandat d’arrêt a été lancé pour «&nbsp;propos subversifs&nbsp;» à l’encontre d’un chef de l’opposition qui est un ancien secrétaire général adjoint des Nations unies.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Au <b>Rwanda</b>, la <b>campagne électorale</b> se déroule dans un climat pesant&nbsp;: le président Kagame, qui est assuré de l’emporter et dont l’entourage dénonce le rôle négatif d’une certaine diaspora rwandaise liée au génocide, a déclaré que «&nbsp;ceux qui veulent la guerre auront la guerre&nbsp;» en réponse à un appel au soulèvement lancé par l’ex-chef des renseignements réfugiés du FPR en Afrique du Sud. On note une très faible participation aux meetings du petit parti libéral, satellite du FPR, qui reste toutefois confiant dans les résultats&nbsp;: des analystes estiment que les résultats seront revus à la baisse pour que la victoire de Kagame n’atteigne pas des sommets. Aucun observateur ne sera envoyé par l’Union européenne pour des «&nbsp;raisons budgétaires&nbsp;» et étant donné que «&nbsp;le Rwanda n’est pas un pays prioritaire&nbsp;». Parmi les réactions, on notera celle de RSF qui dénonce les violations contre la presse, celle d’Amnesty International qui exhorte les bailleurs de fonds à dénoncer la répression électorale, celle de l’opposante exclue du scrutin, Victoire Ingabire, pour qui l’élection présidentielle est une farce, et celle du FDLR qui appelle aussi au rejet du résultat de cette élection. Par ailleurs, le procureur général nie toute implication du gouvernement rwandais dans les meurtres ou tentatives de meurtres récents de journalistes et d’hommes politiques de même qu’au «&nbsp;harcèlement de l’opposition&nbsp;» qui n’ont rien à voir avec la campagne présidentielle.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Dans le domaine de la <b>justice</b>, le <b>TPIR </b>a condamné à 25 ans de prison un ancien fonctionnaire accusé d’avoir transporté des <b>ex-FAR</b> pour tuer des milliers de personnes à l’époque du génocide.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Enfin, dans le domaine des relations extérieures, les relations se détériorent entre le Rwanda et l’Afrique du Sud&nbsp;: les autorités de ce pays ont rappelé leur ambassadeur dans le contexte de l’attentat perpétré contre l’ancien chef du service des renseignement, réfugié en Afrique du Sud.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR"></span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Eurac<br />9/08/2010<br /><br /><a href="fileadmin/user_upload/documents/2009/Semaine_2-8.8.2010.doc" title="Initiates file download" class="download" >Lire tous les articles</a><br /></span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Mon, 09 Aug 2010 09:47:00 +0200</pubDate>
			<enclosure url="http://www.musabyimana.be/uploads/media/Semaine_2-8.8.2010.doc" length ="180736" type="application/msword" />
		</item>
		
		<item>
			<title>Le 09/08/2010 : une mascarade d'élections au Rwanda</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/elections-au-rwanda-de-nez-a-la-communaute-internationale-et-une-caricature-du-systeme-democratique/index.html</link>
			<description>L’élection de Paul Kagame à la présidence du Rwanda est un pied de nez à la Communauté...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Au lendemain du 9 août 2010, Paul Kagame sera proclamé Président &quot;démocratiquement élu&quot; de la République du Rwanda. Rappelons que ce même Paul Kagame n’est autre que ce soldat de l’armée régulière de l’Ouganda qui, à la tête des combattants mis à sa disposition par le président ougandais Yoweri Museveni, a envahi le Rwanda en octobre 1990 et qui, trois ans plus tard, a conquis tout le pays pour s’emparer du pouvoir à Kigali en juillet 1994.</p>
<p class="bodytext">Ce hors-la-loi à peine alphabétisé, va régner sur le Rwanda pendant 9 ans dans un vide juridique ahurissant. En effet au gré des humeurs, il se faisait nommer «&nbsp;Vice-président de la République&nbsp;» pour ensuite se proclamer Président après avoir destitué et jeté en prison celui à qui en 1994, il avait attribué le poste comme figurant et hutu de service Pasteur Bizimungu. Pendant ce temps, il semait la mort et la désolation tant au Rwanda que dans les pays voisins. Au Rwanda il a massacré les populations civiles au vue des observateurs internationaux qui ne commenceront à témoigner que plus de dix ans après les faits&nbsp;(Kibeho, Kanama, ….).&nbsp; Rien qu’en ex-Zaïre, actuellement République démocratique du Congo, où il fut utilisé pour chasser le Maréchal Mobutu en 1997, certaines ONG font état de 2 millions de morts congolais que Kagame a laissé sur son passage. En 2003, il fut obligé de donner à son régime une couverture légale et ses créateurs le conseillèrent de déposer les haillons du maquis pour se mettre en costume -cravate. Il va s’y mettre d’abord en promulguant une constitution taillée sur mesure et tellement fourre-tout qu’il dut l’amender plus de six fois à mois de 4 ans. Certains constitutionnalistes n’avaient pas hésité à parler de «&nbsp;Code pénal&nbsp;» en lieu et place d’une Constitution, tellement Kagame avait voulu enfermer toute la vie nationale dans ce texte. C’est sous ce texte qu’il se proclama élu à 95% des voix en 2003, alors que tous les observateurs avaient remarqué que la population n’avait pas voté mais était venue récupérer les cartes d’identités ramassées la veille par les agents du FPR. Les urnes avaient été bourrées pendant la nuit. Son concurrent, Faustin Twagiramungu, n’a eu droit qu’à 3 % pour marquer le caractère pluraliste des élections. </p>
<p class="bodytext">L’ancien enfant de rue de Kampala devenu l’un des Chefs d’Etat les plus chouchoutés par les puissances occidentales va alors régner sans partage sur le Rwanda et la région des Grands Lacs pendant sept ans. </p>
<p class="bodytext">Mais pour se conformer à la Constitution qu’il a lui-même promulguée, il doit en cette année 2010 se faire réélire. C’est alors que son réflexe animalier réapparait&nbsp;:</p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il s’emploie à mettre les opposants réels ou éventuels hors-jeu. Toute personne qui ose le contredire tombe sous le coup des lois liberticides que Kagame a instaurées comme «&nbsp;mûr de protection&nbsp;» comme il l’a dit dans une interview. Il suffit de l’accuser l’opposant de&nbsp;«&nbsp; véhiculer l’idéologie du génocide, de divisionnisme, de négationnisme…&nbsp;». &nbsp;Autant de crimes imprécises mais tellement graves que les inculpés n’ont aucune chance. C’est le sort que subit Madame Victoire Ingabire, la présidente du parti FDU rentrée en janvier 2010 pour faire enregistrer son parti et ensuite se présenter aux élections présidentielles. Elle est désormais inculpée et en résidence surveillée.&nbsp;&nbsp; </p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; D’autres opposants sont purement et simplement assassinés. C’est le sort qu’ a subi le pauvre André Kagwa Rwisereka, vice-président du parti &nbsp;Green Party non encore admis. Il fut retrouvé décapité dans les faubourgs de la ville de Butare.</p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; D’autres enfin croupissent en prison et subissent des tortures inhumaines pour le simple fait d’avoir déclaré publiquement ne pas soutenir la politique de Kagame et de son FPR. C’est le cas de Maître Bernard Ntaganda détenu depuis le 24 juin 2010 dans un cachot obscur où il est maintenu les mains liées dans le dos. Me Bernard Ntaganda est le président du parti PS Imberakuri. Après l’enregistrement et l’admission de son parti, Ntaganda faisait clairement entendre qu’il ne sera pas un satellite du FPR. Du coup le FPR organisa un putsch au sein du parti PS Imberakuri et quelques individus achetés par le FPR décidaient de l’éviction du président fondateur du parti, Bernard Ntaganda. Mais cette manœuvre étant d’une illégalité flagrante, Kagame n’eut d’autres solutions pour faire taire Ntaganda que de l’enfermer.</p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour mettre en garde ceux qui voudraient contester sa main mise sur le pays, Kagame recourt à l’armée pour rappeler aux paysans les sombres moments quand ses soldats venus d’Ouganda les massacraient sans état d’âme. Dans sa tournée électorale à travers le pays, surtout au Nord-Ouest, il se fait accompagner par les plus hauts gradés de son armée connus pour avoir massacrés les populations innocentes entre 1997 et 2000. Ainsi les généraux Kabarebe et Kayonga sont allés à Ngororero et ont invité la population à «&nbsp;Voter Kagame&nbsp;». Même le très «&nbsp;intéressé&nbsp;» et grand admirateur de Paul Kagame, Monsieur François Soudan, Directeur de rédaction de l’Hebdomadaire Jeune Afrique l’a constaté sans pour autant s’en émouvoir (Jeune Afrique n° du 04-11/8 /2010). Pourtant le message est clair&nbsp;: ou bien vous vous soumettez à nos soldats venus d’Ouganda, ou bien on recommence les tueries. </p>
<p class="bodytext">Sur le plan médiatique, l’autocrate est encore plus performant. Il a réussi à trouver des parades à toute mise en cause de sa dictature. Ainsi, pour son plébiscite du 9 août, il a recrutés des marionnettes qui doivent se présenter contre lui, mais qui doivent dans leur campagne vanter ses louanges. Ces Hutu des services ou plutôt ces candidats&nbsp;«&nbsp;alimentaires&nbsp;» espèrent bénéficier du dictateur de beaucoup d’avantages notamment en terme de postes juteux au Gouvernement que Kagame va former après le 9 août.</p>
<p class="bodytext">Paul Kagame va rester longtemps comme le plus grand dictateur des temps modernes qui aura ridiculisé et instrumentalisé les instances internationales en les prenant au mot&nbsp;:</p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Vous dites qu’il faut des élections pour se conformer aux normes démocratiques&nbsp;? Kagame répond&nbsp;: je les organise mais je dois les gagner.</p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;Vous dites qu’il faut plusieurs candidats&nbsp;? Je les désigne moi-même et je leur dit ce qu’ils doivent déclarer pendant la campagne. C’est qui est sûr, tous ceux qui auront accepté de m’accompagner seront récompensés en poste important dans mon prochain gouvernement.</p>
<p class="bodytext">&nbsp;Comme nous l’indiquions en titre, les élections du 9 août 2010 organisées par le dictateur rwandais Paul Kagame constituent un pied de nez à la communauté Internationale.</p>
<p class="bodytext"><i><b>Emmanuel Neretse</b></i><br />08/08/2010</p>
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Sun, 08 Aug 2010 11:48:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Rwanda : un Chef d’Etat « Hors-la-loi » depuis 1990.</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/rwanda-un-chef-detat-hors-la-loi-depuis-1990/index.html</link>
			<description>Le général Paul Kagame, qui dirige le Rwanda d’une main de fer après l’avoir militairement conquis...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><b></b>Le général Paul Kagame, qui dirige le Rwanda d’une main de fer après l’avoir militairement conquis en 1994, est non seulement un dictateur, mais aussi un «hors-la-loi&nbsp;» dans tous les sens du terme. </p>
<p class="bodytext">En quittant les rangs de l’armée régulière ougandaise pour attaquer le Rwanda en octobre 1990, Paul Kagame se mettait hors-la-loi. Il devint un criminel de guerre notoire au vue des massacres des populations civiles innocentes qu’ont commis ses troupes pendant les quatre années qu’a duré sa guerre de conquête.</p>
<p class="bodytext">Intégré dans le monde civilisé par la Communauté Internationale par le truchement des négociations politiques avec le Gouvernement rwandais d’alors, il ne tardera pas à se remettre hors-la-loi. En effet avec les accords d’Arusha signés en août 1993, la guerre était censée finie et Kagame et ses hommes intégrés dans la société rwandaise. Voulant le pouvoir et tout le pouvoir, il reprit la guerre sur tous les fronts le 7 avril 1994 après avoir assassiné le Président Habyarimana consacré par les Accords d’ Arusha. Pendant trois mois, Paul Kagame se distinguera par les massacres partout sur son passage et finira par conquérir, en juillet 1994, un pays exsangue et vidé de sa population.</p>
<p class="bodytext">Son objectif atteint, il tentera de se réintégrer dans le monde civilisé en évoquant les Accords d’Arusha et en prétendant former un gouvernement reflétant l’esprit de ces accords. On se rendra très vite compte que Paul Kagame était de nouveau hors-la-loi car il venait de créer pour lui-même le poste de «&nbsp;Vice-président&nbsp;» de la République non prévu par lesdits accords. Il ne s’arrêta pas là. Les Accords d’Arusha dont il se réclamait prévoyaient une transition de 24 mois. Paul Kagame va prolonger, en toute illégalité, la transition de 9 ans&nbsp;! Entre temps, il aura encore eu l’occasion de se mettre hors-la-loi en opérant un Coup d’Etat contre Pasteur Bizimungu en 2000 et en le jetant en prison. Il devint ainsi Chef d’Etat du Rwanda alors qu’il n’avait pas renoncé à sa nationalité ougandaise et que la Loi fondamentale n’admettait pas encore la double nationalité. Mais il était déjà habitué à la vie d’un hors-la-loi.</p>
<p class="bodytext">Après avoir fait voter une Constitution taillée sur mesure, Paul Kagame se déclarera Président de la République du Rwanda en 2003. Ayant choisi un Premier Ministre issu d’un autre parti que le FPR, en l’occurrence Bernard Makuza du MDR, Kagame ne tarda pas à fouler aux pieds cette disposition. Ayant dissous le parti MDR, il garda pourtant Bernard Makuza à son poste du fait seulement que c’est son cousin. Le Président Kagame et son cousin de premier Ministre Makuza sont des hors-la-loi.</p>
<p class="bodytext">Dans le même ordre d’idées, il a, en 2003, envoyé aux Etats-Unis d’Amérique trois rwandais suspectés d’avoir assassiné des touristes américains dans le Parc de Bwindi en RDC. Il s’agit de Léonidas Bimenyimana, François Karake et Grégoire Nyaminani. Torturés pour la police rwandaise pour leur arracher des aveux, ils ont été acquittés par la justice américaine. En posant ce geste pour le moins irresponsable, le président Paul Kagame a violé l’article 25 de la même Loi fondamentale qui stipule qu’aucun rwandais ne peut être extradé. </p>
<p class="bodytext">Pour Kagame, aucune loi n’a de valeur à ses yeux que quand elle vise ses adversaires. Quelquefois même, la Constitution est violée pour répondre aux caprices du dictateur. Les seules lois qui valent pour lui sont celles destinées à bâillonner l’opposition ou à emprisonner arbitrairement&nbsp;: lois sur l’idéologie du génocide, négationnisme, terrorisme, … Il a récemment qualifié ces lois de «&nbsp;mur de protection&nbsp;» dont il s’est entouré. Comble d’ironie&nbsp;: un hors- la- loi a besoin de lois pour se protéger.</p>
<p class="bodytext">Voici donc l’homme que les Rwandais vont acclamer au lendemain du 9 août 2010 comme leur nouveau Président. Ils auront en effet, le 8 au soir, remis leurs cartes d’identité aux autorités de base qui vont passer maison par maison et seront invités à aller les reprendre aux bureaux des secteurs le lendemain le 9 août au matin. Cette opération (ramassage de cartes d’identité, passage au bureau du secteur, remise des cartes d’identité, retour à la maison) est appelée en langage politique au Rwanda&nbsp;: &quot;élections&quot;. Ce sont ces autorités de base qui votent en lieu et place de la population. Les Rwandais apprendront donc avec étonnement que ce sont eux qui ont élu à une écrasante majorité le criminel hors-la-loi Paul Kagame.</p>
<p class="bodytext"><b><i>Emmanuel Neretse et Gaspard Musabyimana</i></b><br />04/08/2010</p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 04 Aug 2010 14:27:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Les causes d'instabilité de la région  des Grands-Lacs africains </title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/les-causes-dinstabilite-de-la-region-des-grands-lacs-africains/index.html</link>
			<description>Depuis le début des années 1960, la région des Grands-Lacs africains vit au rythme des coups...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><span lang="FR">Depuis le début des années 1960, la région des Grands-Lacs africains vit au rythme des coups d'états qui la déstabilisent. Ces putschs se passaient à l'intérieur des frontières de chaque pays et n'impliquaient pas les pays limitrophes. Mais, depuis 1990, les guerres déclenchées par les mouvements rebelles hima-tutsi dont l'objectif est de dominer la région ont pris une dimension régionale et une ampleur meurtrière sans précédent. Elles ont été menées par une coalition mafieuse des Hima de l'Ouganda, des Tutsi du Rwanda, du Burundi et de la Tanzanie et des Banyamurenge de la RDC et ont entraîné la mort de six millions de personnes et des déplacements massifs des populations qui ont dû affronter les pires conditions de survie. </span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Ces&quot; Hamites&quot; sont soutenus par les Américains et les Britanniques non pour leurs beaux yeux ni pour leur supposée origine juive mais pour leurs intérêts économiques et géostratégiques. Ces pays les instrumentalisent pour contrôler la région et en particulier la République Démocratique du Congo, riche en plusieurs minerais dont le coltan. Le Kivu en abriterait une grande partie des réserves mondiales. Le tantale, l'un des deux métaux extraits du minerai, entre dans la fabrication des centrales nucléaires et des appareils électroniques tels que les GSM et les ordinateurs et est donc indispensable à l’industrie spatiale et de la défense.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ne sont pas les seuls à être intéressés par l'exploitation des ressources minières de la RDC. D'autres puissances le sont aussi à travers leurs multinationales de transport, de transformation des matières premières et de fabrication de condensateurs. Citons à titre d'exemples Martinair des Pays-Bas, SDV Transintra du Groupe Bolloré de la France, Safmarine du Danemark, la HC Starck filiale du groupe Bayer de l'Allemagne.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Bien que l'instabilité puisse être attribuée à tous les dirigeants de la région depuis l'indépendance et à toutes ses élites qui n'ont pas lutté et n'ont pas mobilisé les peuples contre les divers dictateurs, il est clair que les rebelles hima-tutsi et leurs parrains sont les premiers responsables de l'instabilité de la région depuis 1990. Mais, par le mensonge et la manipulation, ces rébellions et leurs puissants mentors ont minimisé leur responsabilité, ont focalisé l'attention de la communauté sur les massacres des Tutsi sur fonds d'une vision manichéenne des peuples de la région et ont ainsi empêché l’éclatement de la vérité sur les causes réelles de l’instabilité de la région et l’adoption de mesures adéquates pour y mettre fin. </span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Or, une paix durable dans la région des Grands-Lacs africains exige que toutes les causes principales d'instabilité soient identifiées et que les solutions appropriées y soient trouvées. Les dirigeants actuels de l'Ouganda, du Rwanda et de la RDC, à l'instar d'autres dictateurs, privilégient les explications et les solutions qui relèvent d'une vision à court terme et qui leur assurent la sécurité, le maintien au pouvoir et la protection contre les poursuites judiciaires. </span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Pour déterminer les causes immédiates et lointaines de l'instabilité de la région et découvrir les solutions à long terme, il faut procéder à un examen critique de l'origine et de la nature&nbsp; </span>des rébellions et des autres organisations putschistes dans la région, de leurs liens, de leurs principaux sponsors, de leurs buts, de leurs stratégies, des&nbsp; régimes qu’elles ont combattus et de ceux qu’elles ont instaurés. Cet exercice d'analyse et de réflexion a permis de dégager les éléments qui sont exposés ci-après. A chacun d'en évaluer le bien-fondé et d'en proposer éventuellement d'autres. </p>
<p class="bodytext"><span lang="FR"><a href="fileadmin/user_upload/documents/2009/Instabilite_de_la_region_des_grands_lacs._Causes_et_solutions.pdf" title="Initiates file download" target="_top" class="download" >Lire tout le document</a></span></p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			<category>2010-Documents sur le Rwanda</category>
			<category>Justice rwandaise</category>
			<category>justice pour le Rwanda</category>
			<category>Témoignages</category>
			<category>ibuka bose</category>
			
			
			<pubDate>Mon, 02 Aug 2010 23:00:00 +0200</pubDate>
			<enclosure url="http://www.musabyimana.be/uploads/media/Instabilite_de_la_region_des_grands_lacs._Causes_et_solutions.pdf" length ="308330" type="application/pdf" />
		</item>
		
		<item>
			<title>Commentaires sur l'article de Jean-Pierre Chrétien</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/commentaires-sur-larticle-de-jean-chretien/index.html</link>
			<description>L'article de Jean-Pierre Chrétien, intitulé &quot;Le génocide du Rwanda , un négationnisme...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">L'article de Jean-Pierre Chrétien, intitulé &quot;<a href="http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3981" title="Opens external link in new window" target="_top" class="external-link-new-window" >Le génocide du Rwanda , un négationnisme structurel</a>&quot; est une preuve de plus de la mauvaise foi de cet auteur. Son aveuglement le pousse à se contredire et à avancer des arguments qui appuient la thèse qu'il combat.</p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">1. Tout d'abord l'expression du génocide rwandais n'a pas été inventée par les extrémistes hutu mais figure dans la résolution de l'ONU créant le TPIR. Remarquons que l'auteur, lui-même parle du génocide du <b>Rwanda</b>. De plus, défendre la thèse d'un double génocide n'implique pas la négation du génocide des Tutsi si ceux-ci existent puisque Jean-Pierre Chrétien en doute. </span>Comme le TPIR n'a jamais pu prouver la planification des massacres des  Tutsi et que le nombre de tués par chaque belligérant n'a, jusqu'à  présent, été déterminé avec&nbsp;objectivité , il est difficile de qualifier  différemment les crimes de guerre et contre l'humanité commis par les  deux parties au conflit.</p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">2. Du fait de la nature ethnique du FPR, la guerre a divisé les Rwandais en pro-FPR et anti-FPR surtout à partir de février 1992, lorsqu'il est apparu clairement que cette organisation politico-militaire tutsi ne luttait pas pour la démocratie mais pour s'emparer du pouvoir par la force. Dans ce contexte, chaque camp a mené une campagne contre l'autre sur fond d'ethnisme. Avant le 06 avril 1994, la RTLM et le journal Kangura n'étaient pas plus extrémistes que Radio Muhabura et le journal Impuruza.</span></p>
<p class="bodytext">3. C<span lang="FR">'est le FPR qui a initié les exactions contre les Hutu dès le début de la guerre à tel point qu'au 06 avril 1994, un million de déplacés hutu vivaient dans des conditions inhumaines à Nyacyonga, à la porte de la capitale. En outre, après la reprise de la guerre qu'il avait planifiée en assassinant le Président Habyalimana, le FPR a poursuivi les massacres des populations hutu au fur et à mesure de la conquête du pays en tuant enfants, vieux et femmes. Le conflit qu'il a déclenché a entrainé les Rwandais dans une spirale de représailles. La colère ou la réaction de représailles n'a pas été le fait des seuls Hutu.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">4. Trois enquêtes indépendantes (M. Hourigan, Andreu Merelles, J-L Bruguière) ont conclu à la responsabilité du FPR dans l'assassinat du Président Juvénal Habyarimana. D'ailleurs, pourquoi, jusqu'à présent, le FPR a-t-il rejeté l'idée d'une enquête internationale indépendante,&nbsp; </span>s'il n'a rien à se reprocher?</p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">5. La connaissance du nombre exact de personnes tuées par chaque partie est nécessaire pour apprécier la gravité des crimes commis par chaque camp. Pour éviter la guerre des chiffres, inévitable si les chiffres sont évalués par le vainqueur ou le vaincu, il aurait fallu que les estimations soient réalisées par une commission internationale indépendante avec la participation de toute la population rwandaise.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">6. La théorie de la culpabilité globalisante des Hutu est le fait du FPR et du TPR avec leur thèse du Hutu-Power et non des Hutu. A part les irréductibles défenseurs du FPR, la majorité des experts admettent que la justice appliquée au Rwanda est celle du vainqueur et qu'elle vise uniquement les Hutu sans se préoccuper des horreurs dont certains membres du FPR seraient coupables. </span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR"><i><b>Jean-Charles Murego</b></i><b><br />29/07/2010</b></span></p>
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 29 Jul 2010 00:16:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Burundi : Déclaration préliminaire  conjointe sur les élections législatives</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/burundi-declaration-preliminaire-conjointe-sur-les-elections-legislatives/index.html</link>
			<description>La COSOME, la CEJP et EURAC ont assuré l’observation des élections législatives  intervenues...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">La COSOME, la CEJP et EURAC ont assuré l’observation des élections législatives&nbsp; intervenues en date du 23 juillet 2010 dans les 129 communes du pays avec un réseau de 6464&nbsp; observateurs.</p>
<p class="bodytext"> Les trois organisations constatent que les élections législatives se sont déroulées dans un contexte difficile caractérisé par des assassinats ciblés, des arrestations des membres de l’opposition et l’usage controversé d’importants moyens militaires pour poursuivre des présumés criminels.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </p>
<p class="bodytext">Cependant, le scrutin s’est déroulé dans la paix et dans la tranquillité sur toute l’étendue du territoire avec une participation remarquable des femmes. Les trois organisations apprécient les efforts de la CENI dans l’amélioration de l’organisation technique du scrutin. </p>
<p class="bodytext">Les trois organisations réitèrent leurs félicitations envers les médias et les journalistes pour les efforts et le professionnalisme consentis dans la couverture du processus. </p>
<p class="bodytext">Toutefois, les élections législatives, tout comme les présidentielles ont été boycottées par les partis de l’opposition regroupés dans l’alliance démocratique pour le changement, ADC Ikibiri, réduisant à cet effet les chances d’avoir un débat démocratique au sein de l’Assemblée Nationale. La volonté de dialogue aurait dû avoir lieu à temps pour pouvoir amener tous les acteurs à bord. </p>
<p class="bodytext">En plus, ces élections ont été caractérisées par une faible participation en comparaison aux scrutins précédents traduisant entre autre un manque d’intérêt qui devait amener les acteurs politiques à tirer la leçon de ce comportement.</p>
<p class="bodytext">Dans ce cadre, la COSOME, la CEJP et EURAC regrettent des irrégularités illustrées par des cas suivants&nbsp;:</p><ol start="1" type="1"><li class=" " style="text-align: justify;"><span> Des      tentatives d’achat de conscience ont été remarquées&nbsp;dans certaines      localités comme par exemple à Mabanda (Makamba),&nbsp; Gisozi      (Mwaro)&nbsp;et Butezi (Ruyigi).</span></li><li class=" " style="text-align: justify;"><span>Dans plusieurs      localités, les observateurs des trois organisations ont relevé des cas des      mandataires des partis qui se substituaient aux agents électoraux. A titre      d’illustration, au centre de vote de l’école primaire Gacekeri dans la      commune Ngozi, plus de 40 bulletins de vote ont été remis aux votants par      les mandataires politiques du Cndd-Fdd sous l’œil complice des membres des      bureaux de vote. A l’école primaire Rusigabangazi en commune Gisagara,      province de Cankuzo, les mandataires du Cndd-Fdd «&nbsp;aidaient&nbsp;»      certains électeurs à mettre les bulletins de vote dans les enveloppes. </span></li><li class=" " style="text-align: justify;"><span>Le port des insignes      du parti le jour de vote et sur le lieu de vote.</span></li><li class=" " style="text-align: justify;"><span>Les PV signés avant      la fin du scrutin par exemple à Bubanza (Ecole Primaire Gifurwe), Bururi      (Centre de Gatete), Mwaro (Centre de vote de Bururu en commune      Bisoro)&nbsp;; Bujumbura rural (Ecole Primaire Mageyo I, commune Isale).</span></li><li class=" " style="margin-bottom: 12pt; text-align: justify;"><span>Des agents      électoraux qui ont quitté les bureaux de vote avant la fin du scrutin.<br />      </span></li></ol><p class="bodytext">En définitive, les trois organisations recommandent ce qui suit&nbsp;: </p>
<p class="bodytext"><b>Au Gouvernement de&nbsp;:</b></p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mettre fin aux intimidations et arrestations arbitraires&nbsp;; </p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; S’engager encore plus dans la voie du dialogue inclusif pour assainir le paysage politique post-électoral et pour renforcer le processus de démocratisation du pays&nbsp;; </p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Tout mettre en œuvre pour garantir la sécurité des citoyens dans le strict respect des droits et libertés de la personne humaine. </p>
<p class="bodytext"><b>A la CENI de&nbsp;: </b></p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Continuer à améliorer les conditions techniques pour les scrutins à suivre, à savoir, les élections sénatoriales et les élections collinaires&nbsp;;</p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Renforcer les capacités des agents électoraux pour mieux assurer le bon déroulement des opérations de vote pour les scrutins restants&nbsp;;</p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sensibiliser les électeurs à répondre massivement aux élections collinaires dont les enjeux restent importants au niveau de la gouvernance locale.</p>
<p class="bodytext"><b>Aux Partis politiques&nbsp; de&nbsp;:</b></p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Rester ouverts au dialogue et au débat contradictoire pour préserver les acquis du processus de paix et de démocratisation de la vie politique&nbsp;;</p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sensibiliser leurs militants à la tolérance politique mutuelle&nbsp;;</p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Continuer la lutte politique suivant les règles démocratiques, seules garantes de la paix et de la stabilité politique. </p>
<p class="bodytext"><b>Aux élus du peuple de&nbsp;:</b></p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Etre à l’écoute de la population, de tenir leurs&nbsp; promesses et de rendre compte aux électeurs&nbsp;;</p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Participer activement à l’effort de développement dans leurs communautés de base. </p>
<p class="bodytext"><b>Aux médias de&nbsp;:</b></p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Continuer à informer la population de manière professionnelle sur le processus électoral&nbsp; ainsi que sur la vie socio-politique du pays.</p>
<p class="bodytext"><b>Aux partenaires du Burundi de&nbsp;: </b></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span lang="FR">Continuer à soutenir et à suivre de près le processus démocratique au Burundi.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Mgr Evariste Ngoyagoye pour CEJP<br />Donatella Rostagno &nbsp;pour EurAc<br />Jean-Marie Vianney Kavumbagu pour la Cosome <br /><br />27/07/2010<br /></span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">&nbsp; </span></p>
<p class="bodytext"><div id="pub_google_728"><script type="text/javascript"><!--
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Tue, 27 Jul 2010 23:14:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Campagne électorale : les Rwandais obligés d’acclamer leur bourreau.</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/campagne-electorale-les-rwandais-obliges-dacclamer-leur-bourreau/index.html</link>
			<description>Depuis le 20 juillet 20010, celui qui règne sur le Rwanda depuis qu’il l’a militairement conquis en...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Depuis le 20 juillet 20010, celui qui règne sur le Rwanda depuis qu’il l’a militairement conquis en 1994, le général Paul Kagame, parcourt le pays pour se faire acclamer par la foule dans une mise en scène imparfaitement baptisée &quot;campagne électorale&quot;. Toute la vie nationale est suspendue à cette événement tellement le dictateur veut se faire plébisciter le 9 août 2010. Des prix ont même été promis aux autorités locales qui mobiliseront le plus de monde possible. Ainsi va la dictature. Les Rwandais ont un choix entre se soumettre ou disparaître.</p>
<p class="bodytext"><img style="border-style: solid; border-width: thin; float: right;" title="manifestations anti Kagame à Londres" src="uploads/RTEmagicC_londres-manif_ani_kagame2.JPG.jpg" width="300" height="225" alt="" />Ainsi, partout où Kagame passe, la population est «&nbsp;invitée&nbsp;» à venir l’acclamer, toutes les activités s’arrêtent et le récalcitrants sont traqués par la police politique omniprésente. Pour se donner bonne conscience, les trois «&nbsp;accompagnateurs&nbsp;» issus des partis satellites du FPR et qu’il a lui-même autorisés à se présenter contre lui sont accueillis sur leurs passages par quelques militants du FPR triés sur le volet et censés apporter un caractère pluraliste à cette mascarade électorale.</p>
<p class="bodytext">Pendant ce temps, les opposants sont arrêtés et torturés pour avoir osé exprimer leur désir de démocratie. Ainsi le 25 juillet, deux collaborateurs de l’opposante Victoire Ingabire furent arrêtés à son domicile au motif qu’ils portaient sur eux des T-shirts avec mention&nbsp;: « TURASHAKA DEMOKARASI ISESUYE&nbsp;» Ce qui veut dire&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Nous voulons une véritable démocratie&nbsp;». Oui, en ce 21<sup>è</sup> siècle, au Rwanda de Paul Kagame, on peut encore se faire arrêter pour avoir parlé de démocratie. Ces deux victimes s’ajoutent à une longue liste d’opposants qui croupissent dans les geôles du dictateur depuis plusieurs mois voire plusieurs années comme Charles Ntakirutinka, Déo Mushayidi, Bernard Ntaganda et autres. Parallèlement, les opposants laissés en liberté conditionnelle continuent de subir des tracasseries de la part des services de sécurité ou de ceux qui sont manipulés par eux. Ainsi, Victoire Ingabire a subi des tracasseries de la part son bailleur au motif qu’elle n’aurait pas respecté le contrat. Selon le brave propriétaire, Victoire Ingabire ne devrait pas parler politique dans s<img style="border-style: solid; border-width: thin; float: right;" title="manifestations anti Kagame à Londres" src="uploads/RTEmagicC_londres-manif_ani_kagame3.JPG.jpg" width="300" height="225" alt="" />a maison&nbsp;! Il ne faut pas être politologue pour y déceler la main invisible du FPR qui continue ainsi de déstabiliser la présidente des FDU qui a dû quitter cette résidence.</p>
<p class="bodytext">Mais les démocrates ne baissent pas les bras. Que ça soit à Bruxelles ou à Londres, des manifestants continuent de dénoncer avec vigueur le régime dictatorial du général Kagame et réclament la démocratie pour le peuple rwandais. Les puissances qui soutiennent le dictateur devenues de facto ses complices sont également dénoncées.</p>
<p class="bodytext">Les Rwandais ne sont donc pas dupes. Tout en acclamant à longueur de journée Paul Kagame, obligés qu’ils sont par les cadres du parti-état FPR, ils n’ignorent pas que c’est ce même Kagame qui est à la base de leurs malheurs. Ils n’ont pas oublié que c’est Kagame qui a déclenché la guerre en octobre 1990. Les Rwandais savent que durant près de 4 ans qu’a duré cette guerre, <img title="Manifestation anti-Kagame devant le Parlement européen à Bruxelles" style="float: left; border-style: solid; border-width: thin;" src="uploads/RTEmagicC_liberez_opposants.JPG.jpg" width="300" height="225" alt="" />les hommes de Kagame ont massacré des milliers de paisibles paysans sans défense et déplacé plus d’un million d’entre eux. Chaque Rwandais sait que c’est le même Kagame qui a plongé le pays dans l’horreur en assassinant le président Habyarimana le 6 avril 1994. La population obligée d’acclamer Kagame savent que c’est le même homme qui a ordonné l’assaut sur le camp des déplacés de Kibeho le 22 avril 1995 qui s’est soldé par plus de 8000 morts principalement des femmes et des enfants. Les Rwandais ont tous en mémoire que l’homme qu’ils acclament a fait bombarder les camps des réfugiés au Zaïre et a fait la chasse à l’homme dans les forêts congolaises laissant des milliers de morts sur son passage. Enfin les populations du nord qui l’acclament n’ignorent pas comment entre 1998 et 2000 ses soldats ont massacré les leurs sous prétexte de mâter une insurrection imaginaire.</p>
<p class="bodytext">La question que l‘on peut se poser est de savoir pourquoi Kagame a besoin de se faire plébisciter par les urnes pour continuer à régner sur un pays qu’il a conquis par les armes en 1994&nbsp;? Visiblement cette mascarade électorale serait destinée à la consommation externe tellement les Rwandais en sont scandalisés.</p>
<p class="bodytext">N’en déplaise à la clique au pouvoir du FPR qui croit avoir dompté les Rwandais en les drainant en masse à chaque apparition de Kagame, ce peuple a plus que jamais soif de démocratie et tôt ou tard elle sera assouvie.</p>
<p class="bodytext"><b><i>Emmanuel Neretse et Gaspard Musabyimana</i></b><br />27/07/2010</p>
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Tue, 27 Jul 2010 22:24:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Burundi: des éléctions législatives sans enthousiasme</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/burundi-des-elections-legislatives-sans-enthousiasme/index.html</link>
			<description>Après  une période de forte incertitude dans les semaines avant le vote pour  les élections...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Après  une période de forte incertitude dans les semaines avant le vote pour  les élections législatives prévues pour le 23 juillet, EurAc a décidé de  maintenir l'envoi de la deuxième mission d'observation au Burundi qui  suit celle organisée en mai pour les élections communales. <br />Les  membres de la mission d'observation électorale au Burundi d'EurAc,  organisé en soutien de la Coalition de la Société Civile pour le  Monitoring Electorale (COSOME) sont tous et toutes bien arrivés à  Bujumbura le dimanche 18 juillet. Les observateurs ont été nommés par  les organisations membres d'EurAc, Sécours catholique, Justice et Paix,  11.11.11 et ICCO. D'autres personnes ont aussi participé même s'ils ne  représentaient pas une organisation membre comme dans le cas de Rock  Bujumbura. La mission compte membres qui ont été déployés dans&nbsp;  provinces : Laure Malchair, Aymar Nyenyezi, Griet Seurs et moi-même à  Bujumbura-Mairie et Bujumbura rural ;&nbsp; Florence Ferrari et Chantal  Daniels à Makamba ;&nbsp; Philip Schrooten et Rachel Maendeleo à Bururi ; Guy  Poppe et Nigel Watt à Ngozi ; Audrey Pele et Françoise Soubrane à  Gitega ; Dominique D'Auzon et Marie José Fabry à Ruyigi. <br /><br />L'atmosphère  pré-électorale, les jours avant le vote de hier, a été très différent  de celle que j'avais vécu en mai : il n'y avait aucun signe de campagne  électorale, pas de meetings festives des partis politiques qui se  présentaient au vote mais surtout pas d'enthousiasme de la part de la  population qui semble être fatiguée par un processus qui semble avoir  été décevant pour tout le monde. Certains citoyens n'étaient même pas au  courant qu'il y aurait eu les élections législatives le jour suivant.<br />J'ai  demandé à ceux qui étaient au Burundi en juin lors des élections  présidentielles et l'impression est que la situation était très  similaire ce qui montrait déjà une forte déception de la population à  cause de l'abandon du processus électorale par plusieurs partis de  l'opposition. <br /><br />Il y a, par rapport au mois de mai, une majeure  présence militaire et policière dans la ville de Bujumbura: nombreux  postes de contrôle se trouvent un peu par tout dans la ville, la police  arrête les voitures, demande les documents des occupants, ouvre et  contrôle les coffres.&nbsp; En réalité, il parait que ces mesures de sécurité  n'aient rien à voir avec les élections mais plutôt avec les menaces  d’attentats lancé sur le Burundi par Al Shabaab et la peur d'être cible  après les bombes de Kampala est bien présente.&nbsp; &nbsp;  <br /><br />Le jour du  vote s’est déroulé calmement mais n'a pas vu la participation massive de  la population qu'on avait constaté en mai alors que à 5h du matin il y  avait déjà des files de gens qui attendaient pour exprimer leur  préférence. Nous nous sommes rendus aux bureaux de vote avant  l'ouverture vers 5h45 et nous avons constaté que les bureaux de vote  étaient vides. Il n'y avait pas d'électeurs et dans plusieurs bureaux de  vote même les membres du bureau n'étaient pas encore sur place. Dans le  cours de la journée nous avons pu constater que dans certains bureaux  de vote de la capitale le taux de participation était très bas et que  dans les autres provinces y compris Bujumbura rurale, les taux étaient  plus élevés. Les donnés de l'Union Européenne parlent d'un taux de  participation de 54% au niveau national : si ce donné sera confirmé par  les déclarations qui suivront et par la CENI on aura une idée claire de  la différence de participation par rapport aux élections communales.<br /><br />Les  résultats ne sont pas encore disponibles mais ce n'est pas difficile  d'imaginer que le parti au pouvoir, le CNDD-FDD puisse avoir la majorité  absolue à l'Assemblée Nationale.<br /><br />La situation qui se profile  pour les prochains cinq ans semble préoccuper beaucoup les membres de la  société civile et les medias : si les résultats seront confirmés on  passera au Burundi d'un système multipartite à un système monopartite  qui fait craindre énormément pour le future de la démocratie dans ce  pays.&nbsp; <br /><br /><br />Donatella<br />0032 496074905<br />00257 79968393</p>
<p class="bodytext">Samedi, 24 juillet 2010</p>
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 21:50:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>L’ombre du roi Mutara III Rudahigwa planerait-elle toujours sur le Rwanda ?</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/lombre-du-roi-mutara-iii-rudahigwa-planerait-elle-toujours-sur-le-rwanda/index.html</link>
			<description>Le Rwanda est secoué par des conflits sanglants depuis les années 50. Ils se caractérisent entre...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><span lang="FR">Le Rwanda est secoué par des conflits sanglants depuis les années 50. Ils se caractérisent entre autres par la haine et l’exclusion sociale généralisées, des crimes de génocide, des crimes de guerre, des assassinats sélectifs ou massacres à grande échelle et des harcèlements de tous genres au sein des Rwandais de l’intérieur comme de l’extérieur du pays. Ces derniers, en exil, sont et ont été souvent persécutés dans les pays d’accueil. Le Rwanda serait –il frappé par une malédiction&nbsp;?&nbsp; </span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Depuis bien longtemps, ce pays est supposé être sous la protection du Christ Roi, donc de Dieu ; le Christ étant en Dieu et Dieu en lui selon Saint Jean 10-11. C’est un fait officiel, surtout depuis 1946 quand le roi Rwandais Mutara III Charles Rudahigwa (</span>règne : 1931-1959)<span lang="FR"> dédia le Rwanda au Christ Roi, devant des témoins. En effet, il prononça entre autres les mots suivants :&nbsp;</span><span lang="FR">«&nbsp;<i>Maintenant que nous Vous (Christ) connaissons, nous reconnaissons publiquement que Vous êtes notre Maître et notre Roi. Seigneur, je vous donne mon pays, mes compatriotes et ma personne&nbsp;».</i></span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">En </span><span lang="FR">s’inclinant devant le Christ –Roi ce jour du 27.10.1946, Mutara III Rudahigwa a aussi demandé à Dieu une assistance pour lui même et pour ses subordonnés afin que son royaume soit gouverné dans </span><span lang="FR">la justice équitable, dans la vérité et <img style="border-style: solid; border-width: thin; float: right;" title="Baptême de Mutara en 1943 avec son parrain Pierre Ryckmans-photo  livre Ian Linden 1999" src="uploads/RTEmagicC_rudahigwa_bapteme-s.JPG.jpg" width="300" height="202" alt="" />dans la charité tout en évitant tout ce qui pourrait conduire à la rancune et à la haine. Avec une telle prière, la nation rwandaise s’attendait à vivre éternellement dans un Rwanda où couleraient le lait et le miel et débarrassé de l’emprise de l'idolâtrie et de la sorcellerie. Par le geste mémorable de Mutara III </span><span lang="FR">Rudahigwa</span><span lang="FR">, la nation venait alors de s’engager à obéir à la voix de Dieu en vue de bénéficier de ses bénédictions. A condition qu’elle observe et mets en pratique ses commandements. Mais également à être frappée de malédictions en cas de manquements tels que relatés surtout en <a href="http://www.biblegateway.com/passage/?search=deut%2028&amp;version=LSG" target="_blank" >Deutéronome 28</a>.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Ce faisant, c’est en Dieu, lent à la colère, grand par sa force, bon et compatissant, l’Eternel, que le Roi Mutara III Rudahigwa et ses sujets sont supposés avoir placé leur espoir dans les temps difficiles et leurs joies dans les jours meilleurs. Depuis, on puise dans la foi chrétienne et dans ses principes pour les serments en vigueur au Rwanda. </span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">A l’article 41 de la Constitution rwandaise du 10 juin 1991, nous lisons en effet qu’avant d'entrer en fonction, le président de la République prête serment, devant la Cour constitutionnelle, en présence de l'Assemblée nationale, «&nbsp;Au Nom de Dieu Tout-Puissant&nbsp;<b>». </b>C’est par<b> </b>«&nbsp;Au Nom du Dieu Tout-Puissant&nbsp;» que les autorités du pays entraient dans leurs nouvelles fonctions, du moins depuis l’indépendance jusqu’au 3 juillet 1994<b><i> </i></b>tout en jurant de respecter la Constitution et les autres lois<i>. </i>L’avènement du FPR a introduit une certaine nuance dans la formulation du serment mais le fonds reste le même. Le «&nbsp;Au Nom de Dieu Tout Puissant&nbsp;» est visiblement remplacé par le «&nbsp;Que Dieu M’assiste&nbsp;» (article 61 de la Constitution rwandaise du 4 juin 2003).</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">La conclusion logique est que la consécration du Rwanda au Christ Roi est toujours en vigueur et le respect de la loi de Dieu de rigueur. En dédiant le Rwanda au Christ Roi, donc à Dieu, Mutara III Rudahigwa a consacré la suprématie du Christianisme aux autres religions. Pour ce fait, les&nbsp; </span>Rwandais étant soumis à la constitution et aux lois du pays en vigueur tout en obéissant à la voix de Dieu, ils sont tenus d’éviter tous les actes immoraux dont ceux mentionnés dans le livre des <a href="http://www.biblegateway.com/passage/?search=proverbes%206:16-19&amp;version=LSG" target="_blank" >Proverbes 6: 16-19</a> pour pouvoir bénéficier des bénédictions promises ou attendues.</p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Mais depuis ce jour du 27.10.1946, après une petite période de paix et d’accalmie, le Rwanda et les Rwandais ne vivent que dans un ballotage avec un peu de bien et un peu plus de mal comme s’ils auraient été ou sont frappés d’une malédiction invisible mais dévastatrice. </span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">En lisant les messages sur différents forums et dans les médias, en recensant le nombre de Rwandais disparus suite à des tueries ou des massacres insensés, le nombre de prisonniers ou d’esclaves et celui des réfugiés et en mesurant la haine, la rancœur et l’esprit de vengeance, il y a quand même sujet à s’inquiéter et à consulter les croyants rwandais.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">En effet, on se souviendra des sanctions qu’encoururent les Roi Saül et David. Ils ont subi des punitions redoutables qui se sont abattues non seulement sur leurs familles mais aussi sur toute la population dont ils avaient la charge avec la seule différence que David, en le reconnaissant et en confessant son péché, a sauvé sa vie et celle de sa descendance au trône royal de Juda. Saül, pour une petite bêtise, perdit néanmoins sa vie et occasionna la destruction totale de son armée et de sa famille.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Au Rwanda nous ne sommes pas du temps de David ni du temps de Saül. Mais </span><span lang="FR">au vu de tout ceci, les croyants (chrétiens) rwandais en communion avec la communauté chrétienne internationale devraient intercéder et <a href="http://www.biblegateway.com/passage/?search=joel%202:12-14&amp;version=BDS" target="_blank" >prier</a> pour un Rwanda meilleur et pour que tous les Rwandais connaissent enfin «un amour ardent les uns les autres car l’amour couvre une foule de péchés&nbsp;»(Pierre 4: 8).</span><sup><span lang="FR">&nbsp; </span></sup></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR"><i><b>Emmanuel Munyaruguru</b></i><br />Projet Agakiza<br />Terre de Paix - &nbsp;</span>Agakiza<span lang="FR"><br /><a href="mailto:e-mun@terrampacis.com" >e-mun@terrampacis.com</a> </span></p>
<p class="bodytext">25/07/2010</p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
<p class="bodytext"><div id="pub_google_728"><script type="text/javascript"><!--
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Sat, 24 Jul 2010 23:15:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Rwanda/Elections/violations des droits de l'homme:silence inquiétant des pays occidentaux</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/elections-au-rwanda-le-silence-des-pays-occidentaux-face-aux-violations-des-droits-de-lhomme-est/index.html</link>
			<description>Élections présidentielles au Rwanda
À  l’approche des élections présidentielles du 9 août 2010, le...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><b>Élections présidentielles au Rwanda</b></p>
<p class="bodytext">À  l’approche des élections présidentielles du 9 août 2010, le régime de  Kigali multiplie les assassinats, les emprisonnements et d’autres formes  de répression. Le 14 juillet, le vice-président du Parti Démocratique  Vert, André Kagwa Rwisereka, a été retrouvé mort, son corps quasiment  décapité.</p>
<p class="bodytext">Peu  de temps avant ce meurtre crapuleux, le régime de Paul Kagame avait  perpétré d’autres graves violations des droits de la personne dont  notamment l’assassinat du journaliste indépendant Jean Léonard  Rugambage, l’emprisonnement de Me Bernard Ntaganda et de Déo Mushayidi  respectivement présidents du Parti Social-Imberakuri et du Pacte de  Défense du Peuple, la mise en résidence surveillée de la présidente des  Forces Démocratiques Unies Mme Victoire Ingabire et l’emprisonnement  pendant une vingtaine de jours de son avocat américain, le professeur  Peter Erlinder ainsi que la tentative d’assassinat en Afrique du Sud du  général Kayumba Nyamwasa.</p>
<p class="bodytext">Cette  répression des opposants et des journalistes indépendants a été  fortement dénoncée par les grandes organisations de défense des droits  de la personne et de la société civile tel que Amnesty international,  Human Rights Watch et Reporters Sans Frontières.</p>
<p class="bodytext">Certaines  d’entre elles ont même recommandé aux bailleurs de fonds de suspendre  leur soutien au régime de Kigali et de cesser leur appui financier aux  prochaines élections présidentielles.</p>
<p class="bodytext">Mais  ce qui est inquiétant, c’est le silence assourdissant de ces bailleurs  de fonds et des gouvernements occidentaux alliés du régime de Kigali.</p>
<p class="bodytext">Même  le gouvernement canadien qui a appuyé la candidature du Rwanda pour son  entrée au Commonwealth en soutenant que&nbsp;«&nbsp;le Commonwealth est bien  placé pour aider le Rwan­da dans le ren­for­ce­ment de ses  ins­ti­tu­tions dé­mo­cra­tiques&nbsp;» s’est jusqu’à présent muré dans un  mutisme total.</p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Pire  encore, certains grands acteurs de la scène internationale qui sont  supposés garantir le respect des valeurs démocratiques et la défense des  droits de la personne se sont érigés en promoteurs de Paul Kagame au  moment même où il tue et emprisonne ses opposants à tour de bras.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Ainsi,  le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, l’a nommé pour  coprésider la réunion du 15 juillet dernier sur les Objectifs du  Millénaire pour le Développement et il a fallu d’énormes pressions de la  société civile et des partis politiques espagnols pour que le président  José Luis Zapatero renonce à s’afficher avec celui qu’ils considèrent  comme un «&nbsp;présumé génocidaire&nbsp;».</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">La  passivité et la complaisance de la communauté internationale face aux  graves violations des droits de la personne au Rwanda sont d’autant plus  inquiétantes qu’elles ont déjà démontré dans le passé leurs terribles  conséquences.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">De  fait, c’est la non-intervention de la communauté internationale qui a  permis l’exécution du génocide rwandais de 1994. C’est cette même  passivité qui a conduit à l’extermination en République Démocratique du  Congo de plus de 5 millions de personnes lors des guerres initiées par  l’armée de Paul Kagame en 1996 et en 1998. </span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">C’est  aussi elle qui a permis l’assassinat au Rwanda de nos compatriotes  canadiens, en l’occurrence le frère François Cardinal, les pères Claude  Simard et Guy Pinard, Madame Hélène Pinsky ainsi que celui de beaucoup  d’autres citoyens de pays occidentaux. </span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Les  mêmes causes créant les mêmes effets, si les gouvernements qui ont une  influence sur le régime de Kigali continuent d’être complaisants à son  égard, il est sans nul doute que d’autres drames vont survenir et qu’ils  n’affecteront pas seulement les malheureux rwandais.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Déjà,  la tentative d’assassinat du général Nyamwasa en Afrique du Sud au  moment où ce pays recevait la coupe du monde de soccer montre que Kagame  est prêt à créer l’insécurité partout, même chez ses meilleurs alliés,  et à y mener des attentats terroristes pour éliminer ses adversaires  politiques.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Il en a d’ailleurs assassiné dans le passé au Kenya, au Cameroun et en Belgique sans que quiconque lève le petit doigt.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">De  même, l’arrestation du professeur américain Peter Erlinder au motif  qu’il n’épouse pas la version du régime de Kigali au sujet du génocide  rwandais constitue, de la part de Kagame, un signal clair envoyé aux  citoyens des grandes puissances occidentales qu’ils ne sont pas, eux-non  plus, hors de sa portée.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">De  forts soupçons pèsent également sur lui dans le récent assassinat du  professeur tanzanien Salaam Jwani Mwaikus. Il était, comme le professeur  Erlinder, avocat de la défense au près du Tribunal Pénal International  pour le Rwanda et avait récemment empêché le transfert d’accusés au  Rwanda en raison de «&nbsp;l’absence de procès équitable&nbsp;». </span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Un  autre danger de la complaisance de nos gouvernements en occident  vis-à-vis de la répression des opposants au régime de Kigali est la  contradiction qu’elle introduit dans la justification de l’envoie de nos  forces armées là où les valeurs dans lesquelles nous croyons sont  bafouées.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Comment  continuer à avancer avec crédibilité l’argument de démocratie et de  défense des droits de la personne pour justifier la présence de nos  soldats en Afghanistan tout en restant de marbre devant la décapitation  des opposants au Rwanda&nbsp;?</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Cette  brèche créée par nos contradictions ne risque-t-elle pas de faciliter  le recrutement chez nos adversaires et de mettre davantage nos  concitoyens en danger&nbsp;?</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Le  peuple rwandais aspire à la démocratie et la diversité ethnique des  leaders de l’opposition montre sans équivoque que cet idéal est porté  autant par les Hutu que par les Tutsi.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Même  si le régime de Kagame tente de verrouiller cette issue, les  gouvernements occidentaux ont les moyens de l’amener à négocier avec son  opposition comme cela a été le cas au Burundi voisin. Mais voudront-ils  relever ce défi ou préféreront-ils attendre d’autres drames pour encore  exprimer des regrets&nbsp;?</span></p>
<p class="bodytext"><b>Emmanuel Hakizimana* </b><br />23 juillet 2010 </p>
<p class="bodytext"><i>*</i><i>L’auteur  est docteur en économique, spécialiste en finance internationale et  chargé de cours&nbsp;à&nbsp;l'Université du Québec à Montréal. Il est aussi  président du Congrès Rwandais du Canada</i></p>
<p class="bodytext">Article publié également dans <a href="http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&amp;NewsId=2429" title="Opens external link in new window" target="_top" class="external-link-new-window" >L'aut'journal</a>, au Canada. </p>
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<p class="bodytext">&nbsp;</p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Sat, 24 Jul 2010 08:39:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Rwanda : exploitation industrielle du génocide?</title>
			<link>http://www.musabyimana.be/lire/article/rwanda-exploitation-industrielle-du-genocide/index.html</link>
			<description>Dans le texte qui suit, Joseph Matata, activiste des droits de l’Homme résidant en Belgique,...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">D’après le dictionnaire une industrie est un ensemble des activités des métiers qui produisent des richesses par la mise en œuvre des matières premières, par l’exploitation des mines, des sources d’énergie, etc. Exemples : industrie automobile, industrie textile. L’industrie peut se définir aussi comme toute activité économique organisée sur une grande échelle. Exemple : industrie du spectacle. </p>
<p class="bodytext">Pour le cas du Rwanda, je qualifierai « d’industrie du génocide rwandais » toutes les richesses générées par « l’exploitation militaire, géopolitique, sociopolitique, socioéconomique et judiciaire » du génocide rwandais ». </p>
<p class="bodytext">Les bénéficiaires, les exploitants, les employés et les sous-traitants de ce génocide travaillent comme de véritables « industriels » et souvent « industrieux&nbsp;»<a name="_ednref1" href="index.php?type=100#_edn1">[1]</a> » et savent utiliser et exploiter toutes les techniques de marketing commercial habituel pour rentabiliser leur « industrie du génocide » sans scrupules. Il existe de nombreuses victimes de cette industrie. </p>
<p class="bodytext">Les victimes de « l’industrie du génocide rwandais » sont essentiellement les victimes Tutsis, Hutus et Twas (morts ou rescapés des crimes de génocide qui ont frappé toutes les ethnies). </p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">1) Les bénéficiaires et les exploitants </span><span lang="FR">du génocide rwandais sont essentiellement des chefs militaires et politiques </span>du Front Patriotique Rwandais (FPR) regroupés dans une sorte de « cartel du crime organisé »<a name="_ednref2" href="index.php?type=100#_edn2"><span lang="FR">[2]</span></a> qui fonctionne comme n’importe quelle structure maffieuse.</p>
<p class="bodytext">La différence entre les maffias ordinaires et ce « cartel du crime » rwandais, c’est que le chef de ce « cartel du crime organisé » au Rwanda n’est autre que le chef de l’Etat rwandais, le général Paul KAGAME, qui concentre entre ses mains tous les pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) et toutes les forces de sécurité ainsi que tous les services de renseignements qui paralysent toutes les institutions officielles de l’Etat Rwandais. En tant que chef de l’Etat, le général Paul Kagame contrôle toutes les forces de police, l’armée, la Local Defense Forces (LDF) et sa nouvelle milice appelée « Intore » chargée de surveiller étroitement la population et de renforcer l’appareil de terreur existant. </p>
<p class="bodytext">Pour exercer le terrorisme d’Etat sur n’importe quel citoyen, le président Paul Kagame s’entoure de ses plus fidèles généraux et officiers supérieurs, tous impliqués dans les crimes de génocide, les crimes de guerre et autres crimes contre l’humanité. Récemment il a promu plusieurs de ces généraux qui sont visés par les 40 mandats d’arrêt (…). </p>
<p class="bodytext">C’est le président Kagame et ses chefs militaires qui sont les véritables bénéficiaires et exploitants de cette « industrie du génocide rwandais ». Pour mieux désinformer et manipuler l’opinion publique rwandaise et internationale, ces chefs militaires ont réduit le génocide rwandais aux seules victimes tutsies de ce gigantesque génocide. Ils ont suspendu les derniers journaux indépendants : UMUSESO et UMUVUGIZI qui osaient encore critiquer la mauvaise gouvernance et la corruption qui gangrènent le Rwanda depuis environ 16 ans de règne du FPR. </p>
<p class="bodytext">L’exploitation socio-politique du génocide rwandais permet aux bénéficiaires et exploitants du génocide d’éliminer physiquement, judiciairement ou politiquement tous les opposants politiques réels ou supposés. Peu importe qu’ils soient issus de l’ethnie Hutu ou Tutsi (exemples : l’emprisonnement arbitraire de M. Déogratias MUSHAYIDI, président du Pacte de Défense du Peuple (PDP) IMANZI, kidnappé au Burundi et déporté vers le Rwanda le 05/03/2010, l’arrestation et l’interdiction d’exercer ses activités politiques au Rwanda de Mme Victoire INGABIRE Umuhoza, présidente des FDU-INKINGI). </p>
<p class="bodytext">L’exploitation socio-politique du génocide a permis aux bénéficiaires et exploitants du génocide d’assassiner, d’emprisonner ou de contraindre à l’exil de nombreux anciens dignitaires Hutus et leurs descendants. Les assassinats et les emprisonnements arbitraires sont nombreux et plusieurs descendants ou parents des dignitaires Hutus croupissent en prison sans procès ou après avoir été victimes des procès inéquitables (exemples : emprisonnements arbitraires des fils des anciens bourgmestres Hutus : Ambroise CYUBAHIRO, Eugène NGABWA, l’ancien sous-préfet Pierre NTAMUSHOBORA, etc.). </p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">2) Les employés de « l’industrie du génocide » </span><span lang="FR">sont constitués par des juges </span>(ordinaires ou des juges Gacaca), des délateurs, des vrais et/ou faux témoins à charge qui opèrent comme de véritables « acteurs de cinéma » destinés à jouer indéfiniment dans plusieurs films. Ici les « films » étant des « procès ordinaires ou Gacaca ». Pour augmenter le rendement de cette industrie, les « huissiers de justice » viennent accélérer les « fausses » ventes aux enchères des biens saisis par les tribunaux ordinaires et les tribunaux Gacaca. Les faux témoins souvent sollicités pour calomnier des accusés Hutus innocents sont des professionnels de la délation institutionnalisée au Rwanda.</p>
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<p class="bodytext">D’après le dictionnaire, la délation est une dénonciation intéressée et méprisable. Un délateur est une personne qui pratique la délation, un dénonciateur. La délation dont nous parlons dans ce document est un système criminel mis en place par le régime du (FPR) Front Patriotique Rwandais pour calomnier et faire emprisonner des personnes innocentes. Ce régime a implanté au Rwanda des milliers de syndicats de délateurs directement recrutés, formés, protégés et financés par les agents de la DMI (Directorate of Military Intelligence). </p>
<p class="bodytext">La consolidation de ces syndicats de délateurs s’est accompagnée par une terrible « épuration ethnique et politique de la Magistrature rwandaise ». Elle débuta par l’enlèvement et la disparition du Président ad intérim du Tribunal de Première Instance de Kigali, Monsieur Gratien RUHORAHOZA le 5 octobre 1994 parce qu’il avait libéré des détenus dont les dossiers étaient tout à fait vides. Plusieurs magistrats Hutu furent assassinés. Des magistrats Tutsis furent contraints de s’exiler (exemple : le juge tutsi Jariel RUTAREMARA qui osa prononcer l’acquittement de l’évêque catholique de Gikongoro, Monseigneur Augustin MISAGO, qui fut arrêté le 14/04/1999 puis libéré le 15/06/2000). </p>
<p class="bodytext">Plus de 40 magistrats hutu courageux et honnêtes furent ciblés (par des délateurs manipulés par les extrémistes tutsi) et emprisonnés en vue de les museler et de les écarter. L’ancien procureur de Kigali ad intérim sous le régime de Paul Kagame, Monsieur Silas MUNYAGISHALI, fut condamné grâce aux syndicats de délateurs et exécuté le 24/04/1998 parmi les 22 condamnés à mort exécutés à cette date. L’ancien procureur de Butare sous le régime de Paul Kagame, Monsieur Célestin KAYIBANDA, fut maintenu en prison sans procès pendant plus de six ans avant d’être libéré par le courageux procureur général Jean Marie Vianney Mbarushimana (qui fut limogé et éjecté du système judiciaire par après). </p>
<p class="bodytext">Une autre catégorie des employés de cette industrie ce sont les « voyous et les bandits de tout acabit » qui sont sollicités et loués par les « industriels du génocide ». Ils se sont donnés un nom honorable : « les commissionnaires » des tribunaux GACACA. C'est-à-dire que ces commissionnaires doivent bien travailler pour toucher des « commissions » sur les ventes aux enchères des biens saisis par les tribunaux à l’issue des procès inéquitables. Pour gagner leur vie et toucher leur part du butin, les « commissionnaires » doivent rechercher des maisons, des propriétés ou des terrains à bâtir appartenant à des Hutus (innocents ou coupables) pour ensuite les renseigner auprès des « industriels du génocide » qui recourent aux services des juges Gacaca corrompus. Une fois que les « biens à saisir » sont identifiés ainsi que leurs propriétaires légitimes, des faux procès Gacaca sont montés d’urgence et chaque intervenant dans cette industrie apporte sa contribution pour déclencher « des procès Gacaca inéquitables » qui aboutiront à la spoliation des biens d’autrui en toute IMPUNITE. </p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Par exemple, on nous rapporte qu’un certain NKUBIRI </span>alias « Boss », un homme assez riche, est devenu fort célèbre dans les juridiction Gacaca de REMERA (ville de Kigali) . De telle sorte que les juges Gacaca le craignent et se mettent à son service pour liquider les biens meubles et immeubles appartenant à des Hutus innocents. Cet homme est réputé jouer un rôle important dans l’industrie du génocide dans certains quartiers de Remera. Il serait habitué à louer de nombreux « commissionnaires » pour trouver des biens immobiliers à vendre aux enchères par les tribunaux.</p><div><p class="bodytext"><a href="fileadmin/user_upload/documents/2009/IndustrieDuGenocide_Matata_23mai2010.pdf" title="Initiates file download" class="download" >Lire toute l'analyse</a><br /> </p>
<p class="bodytext"><hr> </p><div id="edn1"><p class="Default"><a name="_edn1" href="index.php?type=100#_ednref1"><span class=" "><span><span><span class=" "><span>[1]</span></span></span></span></span></a><span> </span><span>Industrieux, euse, </span><i><span>adj. litt</span></i><span>. : adroit, habile dans son métier.<br /></span><a name="_edn2" href="index.php?type=100#_ednref2"><span class=" "><span><span><span class=" "><span>[2]</span></span></span></span></span></a><span> </span><span>Ces cartels combinent trois modes d’organisation qui s’excluent ici.</span></p></div><div id="edn2"><p class="Default"><span>Un cartel criminel est d’abord une hiérarchie militaire </span><span>: </span></p> <p class="Default"><span>1) Une organisation économique financière de type capitaliste</span><span>, structurée selon les mêmes paramètres de maximalisation du profit, de contrôle vertical et de productivité que n’importe quelle multinationale industrielle, commerciale ou bancaire légale ordinaire. </span></p> <p class="Default"><span>2) En même temps, le cartel est une hiérarchie militaire. La violence est au fondement de toute association criminelle. Une violence souvent extrême, entièrement soumise à la volonté d’accumulation monétaire, de domination territoriale et de conquête de marchés </span><span></span></p> <p class="Default"><span>Une société multinationale prospère par l’initiative personnelle, le libre jeu à l’intérieur de structures souples, de la volonté accumulatrice de chacun de ses membres. </span></p> <p class="Default"><span>Une structure militaire, par contre fonctionne sur le mode autoritaire. La hiérarchie militaire se définit par la relation commandement/obéissance. Obéir aveuglement jusqu’à la mort, aux ordres de ses chefs constitue le premier devoir du soldat. </span></p> <p class=" "><span lang="FR">3) Le 3ème mode d’organisation auquel fait appel le cartel criminel est <span>la parenté clanique, la structure ethnique</span>. Ce 3<sup>ème</sup> mode, la formation ethnocentrique, est en principe exclusif des autres sociabilités mentionnées, <span>la hiérarchie militaire et la formation capitaliste</span>. Or, ici aussi, le cartel criminel surmonte la contradiction et crée la symbiose.</span><span></span></p> <p class="Default"><span>Chacun des trois modes d’organisation : capitaliste, militaire et ethnique – possède sa propre et redoutable efficacité. (…) Dans la vie ordinaire les 3 formations s’excluent et s’opposent entre elles. </span></p> <p class="Default"><span>En les combinant (les 3 modes d’organisation), le cartel criminel parvient à additionner les efficacités propres à chacune d’elles. D’où sa force victorieuse et l’immunité qu’il oppose généralement à toute tentative de pénétration policière. </span></p> <p class=" "><span>&nbsp;</span></p></div><p class="bodytext">&nbsp;</p></div>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Mon, 19 Jul 2010 20:24:00 +0200</pubDate>
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