En savoir plus sur le Rwanda
Le président Kagame sacrifie les Tutsi pour s'attaquer aux opposants hutu (01.02.10)
Joseph Matata a recueilli des confidences selon lesquelles l'assassinat des rescapés tutsi du génocide sont organisés par les services de renseignements militaires (DMI) pour trouver des prétextes de s'en prendre aux opposants...
Analyse du rapport Mutsinzi par un collectif sous la direction du colonel Luc Marchal (29.01.10)
Le colonel Luc Marchal était l'adjoint du général Roméo Dallaire, commandant des Casques Bleus au Rwanda au sein de la MINUAR. A la tête du "Collectif pour la Vérité", Luc Marchal et son groupe ont analysé le rapport Mutsinzi....
La paranoïa du régime contre l’opposante V. Ingabire tourne au ridicule. (29.01.10)
Depuis son arrivée à Kigali le 16 janvier 2010, la présidente du parti d’opposition FDU et candidate déclarée à l’élection présidentielle d’août 2010, Victoire Umuhoza Ingabire fait face aux attaques aussi violentes qu’injustes...
Critiques au "rapport Mutsinzi" par Enoch Ruhigira (26.01.10)
Enoch Ruhigira était directeur de cabinet du président Habyarimana. Il l'a accompagné à l'aéroport à son départ pour Dar-Es-Salaam le 06/04/1994 et était venu l'accueillir quand l'avion qui le transportait fut descendu. Ses...
Analyse du rapport Mutsinzi par le Pr Filip Reyntjens (26.01.10)
Jean Mutsinzi a été nommé par le gouvernement rwandais à la tête d'un comité d'experts chargés de mener l’enquête sur le crash de l'avion dans lequel a péri le président Habyarimana le 06/04/1994. Les conclusions de ce rapport...
« La population rwandaise doit vaincre la peur », dixit V. Ingabire. Comment? (25.01.10)
A son arrivée à Kigali le 16 janvier 2010, Victoire Ingabire, candidate aux élections présidentielles d’août 2010, a dans sa déclaration, invité les Rwandais à vaincre la peur qui les habite. Cette peur a été instillée à la...
Rwanda : Mutobo ou le « Guantanamo africain ». (25.01.10)
Violation de la 3ème Convention de Genève de 1949 par le Rwanda avec la complicité de la presse internationale et le silence de la communauté internationale.
Mutobo est ce centre situé au nord du Rwanda sur la route...
Articles de presse et divers
L’activisme des agents des services secrets rwandais en Belgique (18.05.09)
A en croire le journaliste d'investigation Kristof Clerix, le régime du FPR à Kigali a une multitude d'espions en Belgique chargés de suivre les faits et gestes de Rwandais réfugiés en Belgique.
Belgique – Rwanda : scandale au quotidien belge « Le Soir » (21.04.09)
Colette Braeckman, journaliste au quotidien belge "Le Soir", continue de verser dans la désinformation au sujet du Rwanda.
Le Rwanda, clé de la paix (01.01.09)
«La minorité tutsie a préparé pendant 30 ans en exil la reconquête du Rwanda. Pensez vous que la majorité hutue, chassée avec l'armée, le trésor, la fonction publique, baissera les bras? Ce qu'il faut, c'est un dialogue...
Critiques sur le fonctionnement des Gacacas (13.05.08)
Alison des Forges, qui est connue pour avoir soutenu le FPR, est d'avis qu'il n'y pas de justice équitable au Rwanda.
La lutte contre l’idéologie génocidaire paralyse les enseignants (13.05.08)
(Syfia Grands Lacs/Rwanda) Paralysés par la crainte d'être accusés de véhiculer l'idéologie génocidaire, privés de manuels retirés du circuit dans certaines matières, les enseignants rwandais sont inquiets. Certains ont déjà...
Sebasoni M.S. en croisade contre Musabyimana.be (10.03.08)
Le 26 février 2008, Servilien Manzi Sebasoni alias SMS, porte-parole du FPR, dans un long article posté sur le net, s'attaquait au propriétaire du site web "musabyimana.be". Les réactions des internautes ne se sont pas faites...
Rwanda 2008 : l’État de droit se transfère-t-il comme les accusés ? (13.02.08)
Quiconque ose reprocher au gouvernement rwandais la mauvaise gouvernance, la maladministration de la justice, le harcelement des journalistes, etc. s'attire les foudres de ce régime.
Bernard Kouchner et le Rwanda (31.01.08)
La position de Bernard Kouchner sur la tragédie rwandaise, ministre des Affaires étrangères français, ne tient pas debout face aux critiques de l'un des meilleurs spécialistes de la région des Grands Lacs.
La 5è rencontre annuelle d'Umushyikirano capote sur la notion de l'idélogie du génocide (21.01.08)
Pour accabler ses opposants, le régime du FPR ne tarit pas d'imaginantion. Il a inventé la notion d'idéologie génocidaire.
Revue de la presse congolaise de ce vendredi (18.01.08)
Digitalcongo.net, Kinshasa, 02/01/2009 / Politique
Gervais Mbanzabugabo
In memoriam
Gervais MBANZABUGABO, c’est le nom de mon père. Il est né à Nyamugali, Ruhengeri, en 1920. Il est mort en avril 1994. Que Dieu ait son âme.
De quoi est-il mort ? Comment est-il mort ?
En février 1993, les hommes du Front Patriotique Rwandais (FPR) ont lancé une attaque de grande envergure. Alors qu’ils étaient cantonnés le long de la frontière rwando-ougandaise, ils ont progressé jusqu’à quelques 50 km de la capitale.
Après des pourparlers entre le Gouvernement rwandais et le FPR, il fut convenu que chacun des belligérants retourne à sa position antérieure à l’attaque. La zone entre les deux armées sera appelée « Zone tampon » ou « Zone démilitarisée ». Aucun militaire ne devait y mettre pied. La population, qui avait fui en masse, fut ainsi invitée à retourner dans la zone. Pour contourner cette mesure, les combattants du FPR, qui voulaient garder le territoire conquis, se débarrassèrent des uniformes militaires et de leurs bottes en caoutchouc et endossèrent des habits en civils. Ils restent là mêlés à la population. Celle-ci est endoctrinée à longueur de journée par des cadres politiques du FPR. Le 06 avril 1994, l’avion du Président Habyarimana est descendu par un missile. Le FPR met en branle son armée et les « civils du FPR » restés dans la zone démilitarisée reprirent leurs uniformes et déterrèrent leurs fusils. La population de la zone tampon est systématiquement prise à partie, d’une façon sélective. Les parents ayant des enfants dans l’administration publique, dans l’armée furent les plus visés.
Ainsi un beau matin de fin avril 1994, mon père reçut une visite des militaires du FPR. Ils le sommèrent d’inviter la population dans une réunion. Il appela le village. Les gens accoururent. Le chef de la bande de ces militaires mit mon père de côté. Il demanda à l’assistance que ceux qui ont des relations familiales avec lui s’approchent de lui. Toute la famille proche et éloignée s’exécuta. Mais dans la population, certains se dirent : « Ces militaires sont une connaissance du fils de Mbanzabugabo qui est haut placé à Kigali. C’est probablement qu’ils ont des colis alimentaires à distribuer à la famille ». Il est vrai que la famine faisait rage. Alors les plus courageux rejoignirent le groupe de mon père. Le commandant donna l’ordre et le groupe fut conduit à plus de 15km de chez moi, à un endroit appelé RUKERI. Ils y furent tous massacrés. Des témoignages que j’ai pus recueillir parlent d’au moins 80 personnes tuées à cette occasion.
Parmi les victimes, il y a entre autres mon père Gervais Mbanzabugabo, mes frères Gakwisi, Félicien Gashongore et Innocent Kanamugire tué avec sa femme Marie Ntakontagize et leurs trois enfants de 4, 3 et 1 an ; mes oncles paternels Augustin Mutabaruka, Rwizihira et Karuranga.
D’autres crimes du FPR dans la région
Le drame de cette région a été décrit par d’autres acteurs. Ainsi, l’Association « SOS Rwanda » basée en Belgique a recueilli des témoignages sur d’autres massacres dans la région. Ils sont attribués à Sam Kaka alias Kanyemera, un officier du FPR, aidé par un certain Mukwiye, un ressortissant de la région. Le modus operandi est le même : inviter la population dans une réunion et la massacrer. Voici le témoignage recueilli par SOS RWANDA-Burundi :
"Chef d'Etat-major de l'Armée Patriotique Rwandaise (APR) de juillet 1994 à janvier 1998, Kanyemera participa à tous les assassinats qui ont eu lieu dans les préfectures de Byumba et de Ruhengeri sur les populations civiles. Le cas le plus connu est celui de la commune Cyungo dans la préfecture de Byumba. Le 06 avril 1994, le Colonel Kanyemera, qui était avec ses hommes dans la "zone démilitarisée " dans la Commune Cyungo-Byumba, mit au point un appât qui a bien fonctionné : la population de cette commune en proie à la famine parce que la guerre l'avait empêché de cultiver, avait grandement besoin d'une aide en nourriture. Les hommes de KAKA invitèrent tous les cadres de la commune à une réunion à Kimiryi. L'ordre du jour était de mettre sur pied le programme de distribution de la nourriture. Plus d'une vingtaine de personnes répondirent à l'appel. Elles furent tuées dans la salle dans laquelle elles s'étaient rassemblées. Le lendemain, avant que la nouvelle ne se répande, l'on invita tout jeune qui savait lire et écrire à une réunion ayant le même objet et l'on ajouta que les jeunes distributeurs seraient payés à l'heure. Comme c'était les vacances, tous les jeunes de la commune et même des communes environnantes se précipitèrent en masse. Ils furent tous tués sur ordre de SAM KAKA. Le jour suivant, les hommes de KAKA sillonnèrent la commune. Ils tuèrent toutes les familles qui avaient des enfants dans l'administration à Kigali et ailleurs. La même opération fut réalisée également dans les communes avoisinantes de Nyamugali et de Tumba. Il a été aidé dans cette sinistre tache par un certain MUKWIYE de Kinihira, Commune Cyungo et actuellement responsable des services de sécurité à Byumba"
(http://www.grandslacs.net/doc/3123.pdf).

BBC 18h30